Washington justifie l’offensive par les « menaces balistiques et nucléaires » que ferait peser Téhéran. Mais pour de nombreux acteurs internationaux, l’attaque marque un tournant stratégique aux conséquences imprévisibles.
Riposte iranienne et extension du conflit
En réponse, le CGRI a déclenché une vaste opération de représailles. Des missiles balistiques et des drones ont été lancés en direction d’Israël et de plusieurs bases américaines au Moyen-Orient. Selon des sources militaires, des installations à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, au Koweït et en Irak ont été ciblées.
Les Émirats arabes unis affirment avoir intercepté plus de 150 missiles balistiques et plus de 500 drones, tout en déplorant des victimes civiles et des dégâts matériels. Abou Dabi a annoncé la fermeture de son ambassade à Téhéran et le rappel de son ambassadeur.
Au Koweït, trois chasseurs américains F-15E auraient été abattus par erreur par des systèmes de défense aérienne locaux. Les équipages ont survécu. Par ailleurs, trois militaires américains ont été tués dans l’opération baptisée « Epic Fury », selon le Centcom.
Diplomatie sous tension : Moscou, Paris, Ankara s’activent
Face au risque d’embrasement généralisé, les appels au cessez-le-feu se multiplient.
Le président russe Vladimir Poutine, lors d’un entretien avec son homologue émirati Mohammed ben Zayed Al Nahyane, s’est dit prêt à transmettre à Téhéran les préoccupations des Émirats et à jouer un rôle de médiateur. Moscou dénonce une « agression non provoquée ».
La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, estime que l’opération aurait dû être débattue au Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir sa légitimité internationale. Paris se dit prêt à participer à la défense de ses partenaires du Golfe tout en mettant en garde contre un « engrenage incontrôlable ».
La Turquie et la France ont également échangé sur des « mesures concrètes » pour apaiser les tensions. De son côté, la Chine condamne fermement l’assassinat du Guide suprême iranien et appelle à la cessation immédiate des opérations militaires.
Fractures en Europe et inquiétudes africaines
Au sein de l’Union européenne, des divergences apparaissent. Plusieurs ministres ont refusé d’approuver une déclaration commune mentionnant le « respect du droit international », perçu par certains comme une critique implicite de Washington et de Tel-Aviv.
En Afrique, la Cédéao alerte sur les conséquences économiques et sécuritaires d’un conflit prolongé. L’organisation met en garde contre des perturbations des chaînes d’approvisionnement alimentaire et du marché mondial de l’énergie — un enjeu crucial pour des économies déjà fragiles.
Le Nigeria a placé ses forces de sécurité en état d’alerte renforcée, craignant des répercussions internes.
Choc économique mondial
Les marchés ont immédiatement réagi. Le CAC 40 a chuté de plus de 2% à l’ouverture, tandis que les valeurs énergétiques et de défense progressaient fortement. Les prix du gaz européen ont bondi de 20%, avec la menace d’une hausse supplémentaire en cas de perturbation du détroit d’Ormuz, par où transitent près de 20% des flux mondiaux de GNL.
Les Émirats arabes unis ont suspendu temporairement les échanges sur leurs places financières.
Washington assume, Téhéran promet la résistance
Le président américain Donald Trump affirme que l’élimination des dirigeants iraniens était planifiée sur plusieurs semaines mais réalisée « en une seule journée ». Il assure que les États-Unis disposent des munitions nécessaires pour poursuivre les frappes pendant plusieurs semaines.
À Téhéran, un conseil de direction assure l’intérim en attendant la désignation d’un successeur au Guide suprême. Le nouveau commandant du CGRI, le général Ahmad Vahidi, promet de poursuivre la riposte.
Les frappes contre une école à Minab, qui auraient fait plus de 140 victimes parmi des écolières selon les autorités iraniennes, ont suscité une vive indignation internationale et ravivé les tensions dans plusieurs pays à majorité chiite.
Un conflit aux répercussions mondiales
Des manifestations ont éclaté en Irak et au Pakistan. Israël a élargi ses frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban. Le Royaume-Uni a confirmé une attaque de drone contre sa base d’Akrotiri à Chypre.
L’ensemble des signaux converge vers un conflit susceptible de redessiner durablement l’équilibre stratégique régional, avec des répercussions économiques et sécuritaires mondiales.
Pour l’Afrique et le Cameroun, fortement dépendants des importations énergétiques et des flux commerciaux mondiaux, la crise pourrait rapidement se traduire par une flambée des prix et une pression accrue sur les économies locales.
Le Moyen-Orient est à un point de bascule. La diplomatie internationale parviendra-t-elle à contenir l’escalade ou assiste-t-on aux prémices d’un affrontement prolongé aux conséquences incalculables ?
Middle East on Fire: Massive Strikes on Iran, Supreme Leader Killed, Region on the Brink
On February 28, the United States and Israel launched a large-scale military operation against Iran, striking major cities including Tehran. Iranian authorities confirmed the death of Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei along with several top military officials.
Washington justified the attack by citing alleged ballistic and nuclear threats posed by Iran. In retaliation, Iran’s Revolutionary Guard launched missiles and drones targeting Israel and multiple U.S. bases across the Gulf region.
The escalation has triggered global diplomatic tensions, economic shocks, and fears of a broader regional war. Russia has offered mediation, France has called for UN Security Council deliberations, and China strongly condemned the assassination of Iran’s top leader.
Energy markets reacted sharply, with European gas prices surging and global stock markets falling. Gulf states reported intercepting hundreds of drones and missiles, while civilian and military casualties have been confirmed on multiple sides.
With retaliatory operations ongoing and diplomatic channels strained, the Middle East stands at a historic crossroads — one that could reshape global security dynamics for years to come.
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Moussa Nassourou