Dans un message solennel, le président iranien Massoud Pezechkian a dénoncé une « déclaration de guerre ouverte contre les musulmans », accusant « l’alliance américano-sioniste » d’avoir franchi une ligne rouge. Pour Téhéran, l’élimination du plus haut dirigeant politique et religieux du pays constitue un acte d’agression majeur.
Une opération militaire d’ampleur
Les États-Unis et Israël ont lancé, samedi 28 février, une opération militaire coordonnée contre plusieurs cibles stratégiques en Iran, notamment à Téhéran. La Maison-Blanche affirme avoir agi pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire et neutraliser ses capacités balistiques.
Le président américain Donald Trump a confirmé l’opération, promettant de « détruire l’industrie balistique iranienne » et appelant les Iraniens à « prendre le pouvoir » après la fin des frappes. Il a également exigé que les forces iraniennes déposent les armes, sous peine de représailles massives.
De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a évoqué une opération baptisée « Roaring Lion » (Le rugissement du lion), appelant les Israéliens à faire preuve de résilience « dans les prochains jours ».
Les frappes ont visé des installations militaires, des centres de commandement et des sites stratégiques, y compris à Bouchehr, où se trouve une centrale nucléaire. Selon la Société du Croissant-Rouge iranien, plus de 200 personnes ont été tuées et 747 blessées dans 24 provinces. Une école primaire à Minab aurait été touchée, causant de lourdes pertes civiles.
Parmi les hauts responsables iraniens annoncés morts figurent le général Mohammad Pakpour, commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’amiral Ali Shamkhani et le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh. Le général Ahmad Vahidi a été nommé nouveau chef du CGRI.
Riposte iranienne et extension régionale
Téhéran a rapidement lancé une vaste opération de représailles. Le CGRI affirme avoir frappé plus de vingt bases militaires américaines au Moyen-Orient, ainsi que des cibles israéliennes à Tel-Aviv. Des missiles, dont des modèles hypersoniques Fattah selon l’agence Isna, et des drones ont été utilisés.
Des frappes ont été signalées à Bahreïn, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite. Le Qatar a condamné des tirs sur son territoire et s’est réservé le droit de riposter. L’aéroport international du Koweït a été touché par un drone. Des explosions ont également été entendues à Dubaï.
Le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial de pétrole, aurait été fermé selon des messages relayés par l’UKMTO, faisant craindre un choc énergétique mondial.
Onde de choc diplomatique
L’ONU a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Son secrétaire général, Antonio Guterres, a averti que les hostilités pourraient entraîner « une série d’événements incontrôlables », appelant à un cessez-le-feu immédiat et au respect du droit international.
La Russie a dénoncé une « agression armée non provoquée », tandis que l’Union européenne cherche à coordonner sa réponse. La France, par la voix d’Emmanuel Macron, affirme ne pas avoir été informée de l’opération et appelle à une reprise urgente des négociations sur le nucléaire iranien.
L’Allemagne et le Royaume-Uni ont également plaidé pour un retour au dialogue, tout en condamnant les frappes de représailles iraniennes contre des installations dans des pays voisins.
Un risque d’embrasement mondial
Au Pakistan, des manifestations violentes près du consulat américain ont fait au moins neuf morts. L’Iran et Israël ont fermé leurs espaces aériens. Plusieurs ambassades occidentales ont rapatrié leur personnel.
La situation reste extrêmement volatile. Les déclarations de part et d’autre laissent entrevoir une escalade prolongée. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a assuré que Téhéran « utilisera tous les moyens défensifs nécessaires » et ne renoncera pas à l’enrichissement d’uranium.
L’élimination du Guide suprême iranien constitue un événement sans précédent depuis la révolution islamique de 1979. Pour de nombreux observateurs, cette séquence pourrait redessiner durablement l’équilibre stratégique du Moyen-Orient et impacter l’économie mondiale, notamment les marchés pétroliers.
Le monde retient son souffle.
Iran: Death of Ayatollah Khamenei in US-Israeli Strikes Pushes Middle East into Open War
The Middle East has entered uncharted territory after Iran’s Supreme Leader, Ayatollah Ali Khamenei, was killed in strikes attributed to the United States and Israel. The information, confirmed by Iran’s state broadcaster IRIB, marks a historic turning point and signals a direct military confrontation between Tehran, Washington and Tel Aviv.
Iranian President Massoud Pezechkian described the assassination as a “declaration of war against Muslims worldwide,” while the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) launched large-scale retaliatory missile and drone strikes against Israeli targets and US bases across the region.
More than 200 people have reportedly been killed in Iran, according to the Iranian Red Crescent. Several senior Iranian officials were also declared dead, including IRGC commander Mohammad Pakpour.
The United Nations has convened an emergency Security Council meeting, with Secretary-General António Guterres warning of “uncontrollable consequences.” European leaders have called for an immediate return to diplomatic negotiations over Iran’s nuclear program.
The Strait of Hormuz may have been closed amid escalating hostilities, raising fears of a global energy shock. With airspace closures, regional strikes and rising civilian casualties, the crisis risks reshaping the strategic balance of the Middle East.
The world is watching closely as tensions continue to escalate.
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Moussa Nassourou