S’exprimant dans un contexte toujours tendu après la présidentielle du 12 octobre 2025, le leader politique, qui se considère comme le véritable vainqueur du scrutin, affirme comprendre la « fatigue », la « colère » et le « découragement » d’une jeunesse qu’il estime marginalisée. Il évoque notamment les arrestations massives ayant suivi les contestations électorales, parlant de plus de 2 500 détentions qu’il qualifie d’abusives.
Issa Tchiroma a également réagi au décès en détention d’un jeune Camerounais arrêté lors de la répression post-électorale, exprimant sa solidarité envers les familles touchées et promettant que les responsabilités seraient établies. Cette référence illustre, selon lui, la gravité de la crise sociale et politique que traverse le pays.
Au cœur de son discours figure la question de la place des jeunes dans les institutions et l’économie. Il dénonce un système verrouillé où le mérite ne suffirait plus à ouvrir des perspectives. Pour y remédier, il promet des mesures concrètes axées sur l’accès aux responsabilités, la transparence, le soutien à l’entrepreneuriat, le développement du numérique, de l’agriculture moderne et de la formation professionnelle.
Le ton se veut combatif et mobilisateur. Issa Tchiroma affirme vouloir mettre en place un cadre permettant à la jeunesse de « s’organiser » et de « peser » davantage dans la vie nationale, laissant entrevoir de futures initiatives sans en détailler les contours.
Cette prise de parole intervient alors que le Conseil constitutionnel a proclamé Paul Biya vainqueur de l’élection avec plus de 53 % des voix, plaçant Issa Tchiroma en deuxième position avec 35 %. Malgré cette décision officielle, l’opposant maintient sa contestation et poursuit sa communication politique depuis l’étranger, cherchant à rallier une jeunesse qu’il considère comme moteur du changement.
Dans un Cameroun marqué par des tensions politiques persistantes, cette déclaration ravive le débat sur la gouvernance, la participation citoyenne et l’avenir générationnel du pays.
Cameroon: From exile, Issa Tchiroma addresses youth and condemns post-election repression
In a strongly worded statement to Cameroonian youth, Issa Tchiroma Bakary — currently in exile in Gambia — delivered a political message combining tribute to victims of post-election repression, criticism of the current system, and promises of generational transition.
Speaking amid ongoing tensions following the October 12, 2025 presidential election, Tchiroma — who considers himself the rightful winner — said he understands the frustration and discouragement felt by many young people. He referenced mass arrests after election protests, describing more than 2,500 detentions as abusive.
He also reacted to the death in detention of a young protest detainee, expressing solidarity with affected families and pledging accountability. According to him, this incident reflects the seriousness of Cameroon’s current social and political climate.
Central to his message is youth inclusion. Tchiroma criticized what he called a locked system limiting opportunity and pledged reforms focused on transparency, access to leadership roles, entrepreneurship, digital innovation, modern agriculture, and vocational training.
Maintaining a defiant tone, he announced plans to create a framework allowing young citizens to organize and exert greater influence in national affairs.
The statement comes after Cameroon’s Constitutional Council declared incumbent Paul Biya the election winner with over 53% of the vote, placing Tchiroma second with 35%. Despite the official ruling, the opposition figure continues to challenge the outcome while rallying supporters from abroad.
His remarks reignite debate around governance, civic participation, and the generational future of Cameroon.
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Moussa Nassourou