435 millions FCFA évaporés ? La Chambre des Comptes met à nu les failles troublantes du circuit minier

435 millions FCFA évaporés ? La Chambre des Comptes met à nu les failles troublantes du circuit minier

Un demi-milliard de francs CFA qui s'est volatilisé dans les méandres de la comptabilité publique. Le Rapport définitif de la Chambre des Comptes, révélé par EcoMatin, jette une lumière crue sur la gestion des recettes minières et dresse un constat alarmant : des écarts majeurs, pour un total de 435 millions FCFA, entre les montants collectés et ceux effectivement versés dans les caisses de l'État.

L'enquête de la haute juridiction financière met en évidence des dysfonctionnements graves dans le circuit de déclaration. Selon le document, des différences "significatives" apparaissent systématiquement entre les fonds perçus via le dispositif de sécurisation des recettes et les sommes finalement inscrites dans les comptes publics. Cette disparité persistante remet en cause la fiabilité de toute la chaîne de collecte et de traçabilité des fonds issus du secteur minier.



Le rapport pointe du doigt des incohérences inquiétantes. "Certaines lignes budgétaires montrent des disparités inattendues, tandis que d’autres présentent des anomalies plus difficilement explicables", rapporte EcoMatin. Face à ce troublant constat, le régulateur tire la sonnette d'alarme et exige une clarification urgente des procédures.



Cette révélation soulève de sérieuses questions sur la gouvernance des ressources minières, un secteur pourtant présenté comme un pilier essentiel de l'économie camerounaise. Où est passé l'argent ? Qui est responsable de ces écarts ? Cette affaire jette une ombre sur la transparence et l'efficacité de la collecte des revenus issus des richesses nationales, appelant à un audit approfondi et à une responsabilisation des acteurs impliqués.



Chambre des Comptes, recettes minières, 435 millions FCFA, manquants recettes minières, EcoMatin, secteur minier Cameroun, Trésor public, anomalies budgétaires, gestion des finances publiques, rapport Chambre des Comptes, traçabilité des recettes, gouvernance minière, économie Cameroun, transparence financière



 




435 Million CFA Francs Missing? Audit Court Exposes Troubling Gaps in Cameroon's Mining Revenue Circuit


Half a billion CFA francs have vanished into the labyrinth of public accounting. The Final Report of the Audit Court, revealed by EcoMatin, sheds a harsh light on the management of mining revenues and presents an alarming finding: major discrepancies, totaling 435 million CFA francs, between the amounts collected and those actually deposited into the state treasury.



The investigation by the high financial court highlights serious malfunctions in the declaration process. According to the document, "significant" differences systematically appear between the funds collected via the revenue security system and the sums finally recorded in the public accounts. This persistent disparity calls into question the reliability of the entire collection and traceability chain for funds from the mining sector.



The report points to worrying inconsistencies. "Some budget lines show unexpected disparities, while others present anomalies that are more difficult to explain," reports EcoMatin. Faced with this troubling finding, the regulator is sounding the alarm and demanding an urgent clarification of procedures.



This revelation raises serious questions about the governance of mineral resources, a sector nevertheless presented as an essential pillar of the Cameroonian economy. Where did the money go? Who is responsible for these gaps? This case casts a shadow over the transparency and efficiency of revenue collection from national resources, calling for a thorough audit and accountability of the actors involved.



Audit Court Cameroon, mining revenues, 435 million CFA francs, missing mining revenue, EcoMatin, Cameroon mining sector, public treasury, budget anomalies, public financial management, Audit Court report, revenue traceability, mining governance, Cameroon economy, financial transparency



Didier Cebas K.

Publicité