Dans sa lettre, l’auteur refuse toute posture de soumission :
« Je ne serai jamais un esclave soumis… Je vous oppose la vérité. »
Cette déclaration frontale pose clairement le ton. Pour Biyong, les régimes autoritaires se nourrissent de manipulation, de fraudes électorales et de violences systématiques contre des populations qu’il juge opprimées. Il évoque des crimes, des détournements et un enrichissement illicite au détriment du peuple, appelant leurs auteurs à rendre des comptes, au nom de la justice et de la transparence.
Loin d’un appel à la pitié, il revendique une révolte assumée :
« Je refuse de me taire, je refuse de me soumettre. »
Une formule qui trouve un écho particulier dans un contexte africain et camerounais où les questions de gouvernance, de démocratie et de libertés publiques alimentent régulièrement le débat national et sous-régional. Sans citer de pays ni de dirigeants nommément, la lettre résonne comme un message universel de résistance aux abus de pouvoir.
Plus qu’un simple texte d’opinion, cette lettre prend l’allure d’un manifeste. Elle interpelle l’histoire, convoque la mémoire collective et avertit : si les peuples se taisent trop longtemps, l’explosion devient inévitable.
« Le peuple ne se taira plus, il ne se soumettra plus. Il se lèvera, il résistera et à coup sûr il vaincra. »
Dans un dernier appel, Espoir Biyong exhorte les dirigeants incriminés à changer de cap, à quitter le pouvoir avec dignité et à rendre au peuple ce qui lui appartient. Un ultimatum moral, plus qu’un ultimatum politique, dont la portée dépasse les frontières camerounaises.
Qu’on y voie un acte de courage ou une prise de position radicale, une chose est sûre : ce texte ne laisse pas indifférent. Dans un monde marqué par les tensions politiques et les crises de légitimité, la voix du maire adjoint de Douala 5e vient rappeler que la parole, lorsqu’elle est assumée, devient une arme redoutable.
« Que Dieu protège la vérité ! » conclut-il, comme un dernier rempart face au silence imposé.
The Revolt of Words Against Tyranny: Espoir Biyong’s Open Letter Shaking Consciences
A letter. A cry. An open challenge to arbitrariness. This is the tone chosen by Espoir Biyong, Deputy Mayor of Douala 5, in a powerful open letter addressed to what he calls “all dictators.” Through a text filled with emotion, anger, and defiance, the local official expresses an uncompromising revolt against injustice, corruption, and repression.
In his letter, Biyong refuses any form of submission:
“I will never be a submissive slave… I oppose you with the truth.”
This direct statement sets the tone. For him, authoritarian regimes are built on manipulation, electoral fraud, and systematic violence against innocent citizens. He speaks of crimes, embezzlement, and personal enrichment at the expense of the people, calling on those responsible to answer for their actions in the name of justice and transparency.
Far from asking for pity, he claims his rebellion as a duty:
“I refuse to remain silent. I refuse to submit.”
His words resonate strongly in an African — and particularly Cameroonian — context, where governance, democracy, and civil liberties remain sensitive and hotly debated issues. Although no specific country or leader is named, the message carries a universal dimension of resistance against abuse of power.
More than a simple opinion piece, this letter takes on the form of a manifesto. It calls upon history, stirs collective memory, and warns that a silenced people will eventually rise:
“The people will no longer remain silent. They will rise, they will resist, and they will surely prevail.”
In his final appeal, Espoir Biyong urges those in power to change course, to restore justice, and to leave office with dignity. A moral ultimatum whose impact goes beyond Cameroon’s borders.
Whether seen as an act of courage or a radical stance, one thing is certain: this text leaves no one indifferent. It reminds the world that when words are boldly spoken, they become a powerful force.
“May God protect the truth!” he concludes.
Espoir Biyong, Douala 5e, lettre ouverte, dictature, répression, corruption, démocratie au Cameroun, droits de l’homme, contestation politique, gouvernance en Afrique, révolte citoyenne, pouvoir et responsabilité, liberté d’expression, politique camerounaise, tyrannie, résistance populaire, justice sociale, transparence, Afrique centrale
Ange NGO