Selon Radio Okapi, les combats se concentrent autour des localités de Cagala, Murali, Mwirama et Nzibira, tenues par les milices pro-gouvernementales Wazalendo.
Les assauts, menés avec l’appui de drones, ont déjà coûté la vie à une dizaine de civils et provoqué un déplacement massif des populations, fuyant la ligne de front. Une situation qui intervient en plein processus de mise en œuvre du cessez-le-feu signé le 19 juillet à Doha entre le gouvernement congolais et le M23, sous médiation qatarie.
À Addis-Abeba, la première réunion du mécanisme conjoint RDC-Rwanda pour la coordination sécuritaire, en présence du Qatar et des États-Unis, tentait encore hier de poser les bases d’une paix durable. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : les armes continuent de parler.
Un lourd passif meurtrier
La Mission des Nations unies en RDC accuse le M23 d’avoir massacré au moins 319 civils en juillet dernier dans la province du Nord-Kivu, dont 48 femmes et 19 enfants, en violation flagrante des accords de paix. Ces violences auraient eu lieu dans quatre villages de Rutshuru, déjà durement éprouvés par le conflit.
Le M23 contrôle désormais de vastes pans du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris leurs capitales provinciales, Goma et Bukavu. Kinshasa pointe du doigt Kigali, accusé de soutenir les rebelles. Une accusation que le Rwanda rejette, affirmant que la RDC ne neutralise pas les groupes hostiles opérant sur son sol et menaçant son territoire.
Tshisekedi hausse le ton
Lors de la cérémonie de commémoration des victimes du génocide, le 2 août à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a réclamé que le parlement adopte une résolution reconnaissant les massacres dans l’Est comme un génocide, en s’appuyant sur la définition de la Convention des Nations unies de 1948. Il a promis de mener une campagne internationale pour cette reconnaissance.
Pour Kinshasa, la bataille de l’Est est à la fois militaire, politique et symbolique. Et à en juger par l’intensité des combats, la route vers la paix reste encore longue et semée d’embûches.
DRC: Bloody M23 Offensive for Mining Zones, Tshisekedi Calls It Genocide
The specter of war is once again looming over eastern Democratic Republic of Congo (DRC). The March 23 Movement (M23) rebels have launched a major offensive in Walungu territory, South Kivu province, aiming to seize control of lucrative mining zones. According to Radio Okapi, fighting is raging in Cagala, Murali, Mwirama, and Nzibira, held by pro-government Wazalendo militias.
The assaults, backed by drones, have already claimed around ten civilian lives and triggered a mass displacement of people fleeing the combat zones. This escalation comes despite the July 19 Doha ceasefire agreement between the Congolese government and M23, brokered by Qatar.
In Addis Ababa, the first joint DRC-Rwanda security coordination meeting, attended by Qatari and U.S. mediators, sought to lay the groundwork for lasting peace. But on the ground, guns continue to speak louder than diplomacy.
A heavy death toll
The United Nations Mission in DRC accuses M23 of massacring at least 319 civilians in July in North Kivu province, including 48 women and 19 children, in blatant violation of peace agreements. These atrocities took place in four villages in Rutshuru, already ravaged by conflict.
M23 now controls vast areas of North and South Kivu, including their capitals, Goma and Bukavu. Kinshasa blames neighboring Rwanda for backing the rebels—an allegation Kigali denies, insisting that the DRC has failed to neutralize hostile groups operating from its territory.
Tshisekedi raises the stakes
During the August 2 memorial for genocide victims in Kinshasa, President Félix Tshisekedi called on parliament to adopt a resolution recognizing the eastern massacres as genocide, citing the UN’s 1948 Convention definition. He also vowed to launch an international campaign for recognition.
For Kinshasa, the battle for the east is military, political, and symbolic—and judging by the intensity of the fighting, peace remains a distant goal.
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Didier Cebas K.