Les manifestations, organisées par l’opposition contre le gouvernement du président William Ruto, ont dégénéré en affrontements violents entre forces de l’ordre et manifestants, notamment dans la capitale Nairobi, où la police a fait usage de balles réelles.
Une répression sanglante
Les témoins rapportent que les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les foules, malgré les avertissements de l’opposition contre toute escalade répressive. Deux manifestants ont initialement été déclarés morts, mais le bilan n’a cessé de s’alourdir, atteignant 10 victimes en fin de journée. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des scènes de chaos : gaz lacrymogènes, canons à eau, barricades en feu et rues désertées.
À Nairobi, la circulation a été paralysée, les écoles et commerces fermés, tandis que des barrières de barbelés ont été érigées autour du Parlement pour empêcher l’accès au centre-ville. Le ministre de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a justifié la fermeté policière, affirmant que les forces de l’ordre agiraient avec "toute la détermination nécessaire" contre les "criminels".
Saba Saba, un symbole de résistance
Cette journée du 7 juillet, baptisée "Saba Saba" (sept-sept en swahili), commémore les manifestations historiques de 1990 pour la démocratie. Mais trente-trois ans plus tard, le Kenya reste en proie à des tensions politiques récurrentes. Les manifestants dénoncent la mauvaise gouvernance, la vie chère et les violences policières, après un mois de juin déjà marqué par 19 morts lors de précédentes protestations.
Une attaque choquante contre les droits humains
Dans un autre développement choquant, un groupe armé non identifié a fait irruption dans le siège de la Commission kényane des droits de l’homme en pleine conférence de presse. Les assaillants ont agressé des participants et volé du matériel, accusant l’organisation de fomenter des troubles. Une attaque qui soulève des questions sur la liberté d’expression et la sécurité des défenseurs des droits humains au Kenya.
Alors que le pays s’enfonce dans une crise politique grandissante, la communauté internationale observe avec inquiétude. L’opposition menace de nouvelles mobilisations si les violences policières persistent. Le Kenya, souvent présenté comme un havre de stabilité en Afrique de l’Est, pourrait-il basculer dans l’instabilité ?
Kenya in Turmoil: 10 Killed in Anti-Ruto Protests as Police Accused of Bloody Crackdown
The national protest day "Saba Saba" turned deadly in Kenya on Monday, with a provisional toll of 10 dead and 29 injured, according to the Kenya Human Rights Commission. The demonstrations, organized by the opposition against President William Ruto’s government, escalated into violent clashes between security forces and protesters, particularly in the capital Nairobi, where police used live ammunition.
A Bloody Crackdown
Witnesses reported that security forces fired live bullets into crowds, despite opposition warnings against repression. Initially, two protesters were reported dead, but the toll rose sharply to 10 fatalities by the end of the day. Social media footage showed scenes of chaos: tear gas, water cannons, burning barricades, and deserted streets.
In Nairobi, traffic was paralyzed, with schools and businesses closed, while barbed wire barricades were set up around Parliament to block access to the city center. Interior Minister Kipchumba Murkomen defended the police crackdown, stating that security forces would act with "full determination" against "criminals."
Saba Saba, a Symbol of Resistance
The July 7th protest, dubbed "Saba Saba" (seven-seven in Swahili), commemorates the historic 1990 pro-democracy rallies. But thirty-three years later, Kenya remains plagued by recurring political tensions. Protesters denounce poor governance, high living costs, and police brutality, following a June that saw 19 deaths in previous demonstrations.
A Shocking Attack on Human Rights
In a disturbing twist, an unidentified armed group stormed the Kenya Human Rights Commission headquarters during a press conference. The assailants assaulted participants and stole equipment, accusing the organization of inciting unrest—an attack raising concerns over freedom of expression and the safety of human rights defenders.
As the country sinks deeper into political crisis, the international community watches with concern. The opposition warns of further protests if police violence continues. Will Kenya, often seen as East Africa’s bastion of stability, descend into chaos?
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Didier Cebas K.