Maurice Kamto : «le régime RDPC semble nourrir dans le Grand Nord un projet macabre qui peut conduire à des confrontations violentes»

Maurice Kamto : «le régime RDPC semble nourrir dans le Grand Nord un projet macabre qui peut conduire à des confrontations violentes»

Dans une nouvelle déclaration parvenu à la rédaction de cameroun24, le leader du MRC appelle le populations du Grand-Nord à ne pas prêter le flanc aux communicants du RDPC qui veulent créer la division à travers le tribalisme.

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LE GRAND NORD ET SES COURAGEUSES POPULATIONS DOIVENT REFUSER LE PIRE QUE LUI PREPARE LE REGIME RDPC AUX ABOIS FACE À SON EMANCIPATION POLITIQUE.


 L'actualité politique récente a mis les projecteurs sur les populations du Grand Nord, considérées depuis les premières élections pluralistes des années 1990 par le régime RDPC simplement comme une réserve de voix permettant d'ajuster les résultats des élections. En effet, mis à part des postes attribués à quelques élites pour elles-mêmes, le sort des populations du Grand Nord n'a jamais retenue l'attention du pouvoir-RDPC, malgré les déclarations hypocrites de circonstance. La négligence, l'oubli et l'abandon, selon le cas, dans les domaines de la sécurité, des infrastructures et l'énergie, d'accès à l'eau potable, de l'éducation, de la santé, du développement industriel dans ce grand ensemble géographique et humain en sont un témoignage éloquent. Voilà des années que nous essayons d'attirer l'attention de ce régime sur cette situation désastreuse, hautement préjudiciable à la cohésion nationale, sans succès. Le régime en place ne traite-t-il pas avec condescendance et mépris les populations du Grand Nord auxquelles il ne pense qu’à l’occasion des élections? 


 


Ces populations, trop longtemps stigmatisées par l'élite bien pensante du parti au pouvoir, sont désormais débout déterminées à assumer pleinement leur destin en tant que composante à part entière de la nation camerounaise. Dans toute sa diversité, sa jeunesse dynamique a désormais fixé le cap à suivre à quiconque envisage de parler en son nom. Ce cap, c'est le rattrapage dans les différents domaines d'abandon énumérés ci-dessus.


 


 Après le traumatisme des graves événements de 1984 et de l’abandon à l’étranger des restes  du premier Président de notre pays, Ahmadou AHIDJO qui s'en est suivi, la jeunesse consciente et les populations du Grand Nord en général, reviennent dans le jeu politique et entendent peser de tout leur poids dans le choix des dirigeants de notre pays, en particulier lors du scrutin présidentiel d'octobre prochain. Leur sursaut semble avoir surpris le pouvoir en place qui, en raison de sa nature réactionnaire n'y voit que la défiance et l'insurrection. Pris de panique, le régime croit, comme à son habitude, pouvoir recourir à la manipulation et au discours de haine visant à installer un climat de tension, voire de conflit ouvert entre les communautés socio-culturelles et religieuses dans le Grand Nord, dans l'espoir d'enrayer la prise de conscience et la révolte politique pacifique en cours. De nombreuses sorties sur les réseaux sociaux d'une militante du RDPC apparemment bien introduite, une certaine presse, et des personnes pouvant être clairement identifiées comme des communicants du RDPC dans les débats médiatiques, se font impunément les relais de ce projet macabre. Faut-il rappeler que ce projet funeste que le régime RDPC semble nourrir dans le Grand Nord, peut conduire à des confrontations violentes ? Le pouvoir en place n'a-t-il donc tiré aucune leçon de la guerre civile inutile, meurtrière et destructrice qu'il a provoqué de manière irresponsable dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-Ouest, il y a bientôt neuf ans ? Jusqu'où le régime RDPC est-il prêt à aller pour conserver le pouvoir?


 


Face à ces dérives haineuses dont les conséquences potentielles seraient désastreuses pour l'ensemble de la Nation camerounaise, j'interpelle solennellement le pouvoir en place afin qu'il mette un terme au jeu dangereux qu'il joue en ce moment dans le Grand Nord. Les Camerounais de cette partie du pays, qu'elles que soient leurs communautés socio-culturelles et leurs religions, ont su trouver depuis très longtemps des équilibres et créer les conditions d'un vivre-ensemble apaisé. Même s'il y avait de choses à améliorer, c'est la sagesse qui doit prévaloir, et le pouvoir devrait contribuer, là où c'est nécessaire à créer ou à améliorer les conditions d'une coexistence paisible, au lieu d'allumer le feu qui peut embraser toute cette importante partie de notre pays.


J'invite les braves et courageuses populations du Grand Nord, toutes sensibilités confondues, à ne pas céder aux manœuvres honteuses d'un régime incompétent et désorienté, qui redoute la sanction électorale du peuple, désormais debout et déterminé à être seul maître de son destin. J'invite par ailleurs les militants du parti au pouvoir, originaires du Grand Nord, à ne pas avoir peur du changement et de l'alternance démocratique qui est désormais irréversible dans notre pays. Ils ne doivent pas répondre aux sirènes de la haine et de la division que leurs dirigeants politiques entonnent depuis Yaoundé à travers certains de nos compatriotes. Comme je l'ai dit lors du meeting du 31 mai 2025 à Paris, je m'engage à être le messager de l'unité foncière de notre pays, c’est-à-dire fondamentale,  de l'unité structurelle du Cameroun, c'est à dire l'articulation de toutes les communautés Camerounaises, de l'unité ontologique du Cameroun parce qu'en nous coule le même sang, le même souffle et le même esprit. Un grand destin attend les populations du Grand Nord et le peuple Camerounais tout entier. Ne cédons pas aux provocations. 


Restons concentrés sur l'essentiel : les inscriptions massives sur les listes électorales, le vote sanction contre le régime RDPC et son candidat le jour J, la surveillance stricte du vote, la lutte impitoyable contre toute forme de fraudes électorales, qu'elles soient le fait d'un individu, d'une autorité religieuse ou traditionnelle, ou de toute autre institution. 


Je souhaite relever le défi de la construction nationale avec toute la jeunesse et toutes les populations du Grand Nord, dans leur riche diversité, comme avec celles de toutes les autres parties de notre cher pays. 


Fait à Yaoundé le 30 juin 2025


Maurice KAMTO, 


Candidat à l'élection présidentielle de 2025




THE NORTH REGIONS AND ITS COURAGEOUS PEOPLE MUST REFUSE THE WORST THAT THE CPDM REGIME HAS IN STORE FOR THEM AS IT FACES POLITICAL EMANCIPATION.


Recent political events have put the spotlight on the populations of the Northern Regions, which since the first pluralist elections in the 1990s have been viewed by the CPDM regime simply as a reserve of votes to adjust election results. Indeed, apart from a few positions allocated to a select few elites, the fate of the people of the Northern Regions has never been a concern for the CPDM regime, despite its hypocritical statements on the matter. Neglect, forgetting and abandonment, as the case may be, in the areas of security, infrastructure and energy, access to drinking water, education, health and industrial development in this large geographical and human area are eloquent testimony to this. For years, we have been trying unsuccessfully to draw the regime's attention to this disastrous situation, which is highly detrimental to national cohesion. Does the current regime not treat the people of the Northern Regions with condescension and contempt, only thinking about them at election time? 


These populations, stigmatised for too long by the self-righteous elite of the ruling party, are now standing up, determined to take full responsibility for their destiny as an integral part of the Cameroonian nation. In all its diversity, its dynamic youth has now set the course to be followed by anyone who intends to speak on its behalf. This course is to catch up in the various areas of neglect listed above. 


After the trauma of the serious events of 1984 and the abandonment abroad of the remains of our country's first President, Ahmadou AHIDJO, the conscious youth and the people of the Northern Regions in general are returning to the political arena and intend to bring all their weight to bear in the choice of our country's leaders, particularly in next October's presidential election. Their sudden awakening seems to have taken the ruling regime by surprise, which, due to its reactionary nature, sees only mistrust and insurrection. Panicked, the regime believes, as usual, that it can resort to manipulation and hate speech aimed at creating a climate of tension, even open conflict between socio-cultural and religious communities in the Northern Regions, in the hope of curbing the growing awareness and peaceful political revolt. Numerous posts on social media by an apparently well-connected CPDM militants, certain sections of the press, and individuals who can be clearly identified as CPDM spokespeople in media debates are promoting this macabre project with impunity. Need we remind you that this disastrous project that the CPDM regime seems to be nurturing in the Northern Regions could lead to violent confrontations? Has the ruling power learned nothing from the unnecessary, deadly and destructive civil war that it irresponsibly provoked in the English-speaking regions of the North-West and South-West almost nine years ago? How far is the CPDM regime prepared to go to retain power? Faced with these hateful excesses, the potential consequences of which would be disastrous for the entire Cameroonian nation, I solemnly call on the ruling power to put an end to the dangerous game it is currently playing in the Northern Regions. The Cameroonians in this part of the country, regardless of their socio-cultural communities and religions, have long since found a balance and created the conditions for peaceful coexistence. Even if there are things to improve, wisdom must prevail, and the government should contribute, where necessary, to creating or improving the conditions for peaceful coexistence, instead of lighting a fire that could engulf this important part of our country.


I urge the brave and courageous people of the Northern Regions, regardless of their political affiliations, not to give in to the shameful manoeuvres of an incompetent and disoriented regime that fears the electoral sanction of the people, who are now standing up and determined to be the sole masters of their destiny. I also urge the ruling party's activists from the Northern Regions not to fear change and democratic alternation, which is now irreversible in our country. They must not respond to the siren calls of hatred and division that their political leaders are singing from Yaoundé through some of our compatriots. As I said at the meeting on 31 May 2025 in Paris, I am committed to being the messenger of the fundamental unity of our country, the structural unity of Cameroon, that is to say, the articulation of all Cameroonian communities, the ontological unity of Cameroon, because we share the same blood, the same breath and the same spirit. A great destiny awaits the people of the Northern Regions and the entire Cameroonian people. Let us not give in to provocations. 


Let us remain focused on the essentials: mass registration on the electoral rolls, voting against the CPDM regime and its candidate on D-day, strict monitoring of the vote, and a relentless fight against all forms of electoral fraud, whether committed by an individual, a religious or traditional authority, or any other institution.


 I wish to take up the challenge of nation building with all the young people and all the peoples of the Northern Regions, in their rich diversity, as with those of all other parts of our beloved country. 


Done at Yaoundé on 30 June 2025 


Maurice KAMTO, 


Candidate in the 2025 presidential election


 

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