Soudan : 30.000 morts, 965 fosses communes ? Les Forces de soutien rapide accus?es de g?nocide

Soudan : 30.000 morts, 965 fosses communes ? Les Forces de soutien rapide accus?es de g?nocide

Soudan : Le bilan macabre des Forces de soutien rapide ? 30.000 morts et pr?s de 1.000 fosses communes, a appris cameroun24.

Publicité

Le conflit qui déchire le Soudan depuis avril 2023 prend une tournure de plus en plus tragique. Selon le procureur général Al-Fateh Tayfour, près de 30.000 personnes ont péri sous les violences des Forces de soutien rapide (FSR), tandis que 43.575 autres ont été blessées. Des chiffres glaçants qui révèlent l’ampleur d’une crise humanitaire sans précédent.



965 fosses communes ont été découvertes à travers le pays, témoignant des exactions commises par les FSR, un groupe accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le procureur a confirmé que près de 4.000 membres des FSR ont déjà été identifiés et leurs dossiers transmis à la justice.


Un conflit qui s’enlise


Les tensions entre le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée soudanaise, et Mohamed Hamdan Dagalo, leader des FSR, ont plongé le pays dans une guerre civile meurtrière. Les combats, partis de Khartoum et Merowe, se sont étendus comme une traînée de poudre, faisant entre 20.000 et 130.000 morts selon les estimations.



Les États-Unis ont déjà pointé du doigt les FSR, imposant des sanctions contre Dagalo en janvier dernier pour son implication présumée dans un génocide.


Soudan du Sud : Les violences intercommunautaires s’ajoutent au chaos


Pendant ce temps, le Soudan du Sud voisin n’est pas épargné. Dans l’État de Jonglei, neuf personnes ont été tuées et sept autres enlevées, dont des femmes et des enfants, lors d’affrontements entre communautés. 1.200 têtes de bétail ont également été volées, poussant le président Salva Kiir à déclarer l’état d’urgence dans certaines régions.



Alors que la crise s’aggrave, la communauté internationale reste en alerte. Mais pour les milliers de familles soudanaises et sud-soudanaises, l’heure est au deuil et à la survie.

 






Sudan: 30,000 Dead, 965 Mass Graves – Rapid Support Forces Accused of Genocide


The conflict tearing Sudan apart since April 2023 is taking an increasingly tragic turn. According to Attorney General Al-Fateh Tayfour, nearly 30,000 people have been killed by the Rapid Support Forces (RSF), while 43,575 others have been injured. Chilling figures revealing an unprecedented humanitarian crisis.



965 mass graves have been discovered across the country, bearing witness to the atrocities committed by the RSF, a group accused of genocide, war crimes, and crimes against humanity. The prosecutor confirmed that nearly 4,000 RSF members have already been identified, with their cases forwarded to the courts.


A Deepening Conflict


Tensions between General Abdel Fattah al-Burhan, head of the Sudanese army, and Mohamed Hamdan Dagalo, leader of the RSF, have plunged the country into a deadly civil war. The fighting, which began in Khartoum and Merowe, has spread rapidly, leaving between 20,000 and 130,000 dead, according to estimates.



The United States has already singled out the RSF, imposing sanctions against Dagalo in January for his alleged involvement in genocide.


South Sudan: Communal Violence Adds to the Chaos


Meanwhile, neighboring South Sudan is also suffering. In Jonglei State, nine people were killed and seven others abducted, including women and children, in intercommunal clashes. 1,200 cattle were also stolen, prompting President Salva Kiir to declare a state of emergency in some regions.



As the crisis worsens, the international community remains on alert. But for thousands of Sudanese and South Sudanese families, the time is one of mourning and survival.

 


Soudan, Forces de soutien rapide, génocide, crimes contre l'humanité, fosses communes, conflit soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, Mohamed Hamdan Dagalo, Soudan du Sud, violences intercommunautaires, crise humanitaire, États-Unis sanctions, guerre civile, Afrique, actualité internationale.


Moussa Nassourou

Publicité