C’est notamment le cas de la rencontre entre Aigle Royal du Moungo et Coton Sport de Garoua, un choc très attendu de MTN Elite One, qui s’est tenu normalement en dépit de la fronde qui secoue le corps arbitral.
Une attitude qui n’a pas été du goût de leurs confrères grévistes. Ces derniers n’ont pas mâché leurs mots, qualifiant les arbitres présents sur le terrain de « traîtres », les accusant d’avoir « vendu » la cause commune pour des intérêts personnels.
Des pressions dans les coulisses ?
Selon des sources proches du dossier, un haut cadre de la Ligue aurait menacé de faire appel à des arbitres d’un pays voisin si les officiels camerounais désignés ne se présentaient pas. Une déclaration qui aurait pesé lourd dans la décision de certains de briser les rangs.
Mais pour les arbitres en grève, le message reste clair : il s’agit d’une lutte pour la dignité, le respect de leurs droits et de meilleures conditions de travail. Et toute tentative d’intimidation ou de contournement est perçue comme une trahison pure et simple.
Un climat délétère à la veille des grands rendez-vous
Cette fracture au sein du corps arbitral intervient à un moment crucial de la saison, alors que plusieurs rencontres décisives sont attendues dans les jours à venir. Le CTFP, de son côté, tente de maintenir la tenue du championnat, mais l’ambiance est désormais explosive entre les différentes parties.
La crise pourrait s’aggraver si aucune solution consensuelle n’est trouvée rapidement. En attendant, le football camerounais continue de se jouer dans un climat d’incertitude, où le sifflet devient un symbole de division autant que de pouvoir.
Referees Break Strike, Stir Tension Within Cameroonian Football
In a dramatic twist to the ongoing referees’ strike, some officials defied their association’s call to action and showed up to officiate matches during the 20th matchday of the MTN Elite One championship this Wednesday.
One notable case was the highly anticipated clash between Aigle Royal du Moungo and Coton Sport de Garoua, which went ahead as scheduled—despite the boycott declared by the referees' union.
Those who took to the field are now being labeled “traitors” by their striking colleagues, who accuse them of undermining a united struggle for better working conditions and professional respect.
Backstage Pressure from CTFP ?
According to sources close to the matter, a senior official within the League reportedly threatened to bring in referees from a neighboring country if the designated Cameroonian referees failed to turn up. That pressure may have influenced the decision of some to abandon the strike and officiate the games.
But for the majority still holding the line, the issue is far from being just about matchday appointments. It’s a battle for dignity, fair treatment, and structural reform within the profession. For them, crossing the picket line is not just controversial—it’s a betrayal.
A Divided Corps at a Critical Juncture
This internal division comes at a tense time in the league, with several decisive fixtures looming. The League’s leadership appears determined to carry on with the championship at all costs, but the ongoing conflict is casting a shadow over the integrity of the competition.
Unless swift and meaningful dialogue is established, this crisis could deepen—leaving Cameroonian football stuck between whistle blows and whispered threats.
Mouahna Divine