M. Bristow est accusé de "blanchiment d'argent" dans le cadre d'une bataille juridique avec les autorités maliennes, a rapporté l'Agence France-Presse (AFP).
M. Bristow, ressortissant sud-africain, se trouve actuellement hors du Mali. Il dirige une coentreprise chargée d'exploiter l'une des plus grandes mines d'or du monde, Loulo-Gounkoto. Quatre employés maliens de la société ont déjà été inculpés et emprisonnés en novembre. En plus de M. Bristow, un mandat d'arrêt a été émis contre le PDG malien de la coentreprise, Abbas Coulibaly, sur la base d'accusations similaires.
Barrick Gold détient 80% de la coentreprise d'exploitation de Loulo-Gounkoto, et l'État malien 20%.
En octobre, les autorités maliennes ont nationalisé la mine d'or de Yatela, qui appartenait auparavant à des sociétés sud-africaines et canadiennes. Le conseil des ministres, présidé par le président du Mali, Assimi Goïta, a approuvé un accord visant à transférer à l'État les parts de la coentreprise existante entre la société sud-africaine AngloGold Ashanti et la société canadienne Iamgold, avec des parts égales de 40%. Les 20% restants appartenaient déjà à l'État.
En mai, la société australienne Firefinch a annoncé qu'elle céderait ses parts dans la mine d'or de Morila pour un dollar à l'État malien, ainsi que tous les droits miniers dans ce pays africain.
DCK