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Togo : Patrice Neveu fonce sur un journaliste après une question sur la CAN, le président de la FTF présente ses excuses

Question sur la CAN, colère du sélectionneur, staff et journalistes qui s’interposent : la conférence de Patrice Neveu a dégénéré. La FTF présente ses excuses à la presse avant la double confrontation face à l’Algérie.

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Togo : après l’esclandre de Patrice Neveu, la FTF s’excuse auprès de la presse


Une question sur ses objectifs a suffi à faire exploser la fin de la conférence de presse du sélectionneur des Éperviers, ce mardi 3 novembre à Kégué. Quelques heures plus tard, le président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), le colonel Guy Kossi Akpovy, a tenté de ramener le calme en présentant ses regrets aux journalistes.


La scène aurait pu rester anecdotique. Elle est devenue l’un des sujets les plus commentés de la semaine dans le football togolais. À quelques jours du rassemblement des Éperviers, qui préparent une double confrontation face à l’Algérie, le sélectionneur Patrice Neveu a laissé la tension prendre le dessus devant les médias.


Une question sur les ambitions, puis la tension monte


Tout part d’une question en apparence classique : quels sont les objectifs du technicien à la tête de la sélection ? Dans sa réponse, Patrice Neveu explique que sa mission première n’est pas de qualifier le Togo pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), mais de reconstruire l’équipe.


Dans la suite de son propos, le sélectionneur considère que la question relève d’une tentative de déstabilisation à son encontre. Le ton monte alors dans la salle et un climat pesant s’installe.


Après la clôture officielle, la situation dégénère


Le plus délicat survient après la fin officielle de la conférence. Au moment de quitter les lieux, le technicien se dirige vers le journaliste à l’origine de la question. Des membres de son staff et plusieurs confrères présents dans la salle interviennent pour le retenir.


Un mouvement de tension se crée dans la salle, avant que le sélectionneur ne quitte finalement les lieux. Aucune suite physique n’est rapportée dans les informations disponibles, mais l’image est lourde de sens : celle d’un sélectionneur qui se dirige vers un journaliste, quelques jours avant un rendez-vous majeur.


La FTF réagit dans la soirée


La réaction de la Fédération n’a pas tardé. Dans la soirée de ce mardi, le président de la FTF, le colonel Guy Kossi Akpovy, a pris la parole pour apaiser les esprits. Il a exprimé ses sincères regrets et présenté ses excuses à l’ensemble de la corporation, en particulier aux journalistes qui suivent au quotidien les activités de l’instance.


Son message tient en une idée forte : la presse n’est pas un adversaire, mais un partenaire du football. « Vous avez le droit de poser des questions, même les plus dérangeantes, de demander des éclaircissements et d’exercer votre métier dans un climat de respect et de considération », a-t-il déclaré.


Le dirigeant a également exprimé le souhait que cet épisode ne fragilise pas les relations entre les médias et les acteurs du football togolais.


Un appel à la mobilisation avant l’Algérie


Le calendrier ne laisse guère de place à la polémique. Les Éperviers se retrouvent bientôt pour affronter l’Algérie à deux reprises, et la Fédération veut éviter que l’incident ne parasite la préparation. Le colonel Akpovy a donc lancé un appel au dialogue et à la mobilisation collective autour de la sélection.


« Plus que jamais, notre football a besoin de vous, de votre engagement et de votre accompagnement », a-t-il conclu, dans un message adressé aux professionnels des médias.


Ce qu’il faut retenir


Les relations entre sélectionneurs et journalistes sont souvent électriques, partout en Afrique comme ailleurs. Mais le contraste est saisissant entre la mission affichée par Patrice Neveu, reconstruire plutôt que viser la CAN, et la pression qui accompagne chaque sortie médiatique d’une sélection nationale. Une question dérangeante fait partie du jeu. La manière d’y répondre aussi.


Reste à voir si les excuses de la FTF suffiront à refermer ce chapitre, et si le sélectionneur lui-même choisira de s’exprimer. Les prochains jours, jusqu’au rassemblement des Éperviers, diront si la page est tournée ou si la tension persiste.




Togo: FTF apologises to the press after Patrice Neveu’s outburst


One question about his objectives was enough to set off the end of the Togo coach’s press conference in Kégué on Tuesday, 3 November. A few hours later, Togolese Football Federation (FTF) president Colonel Guy Kossi Akpovy tried to calm tempers by expressing regret to journalists.


The scene could have remained a footnote. Instead it became one of the most talked-about stories in Togolese football this week. Just days before the Éperviers gather to prepare for a double confrontation against Algeria, head coach Patrice Neveu let tension get the better of him in front of the media.


A question about ambitions, then rising tension


It all began with a seemingly standard question: what are the coach’s objectives with the national team? In his answer, Patrice Neveu said his main mission is not to qualify Togo for the next Africa Cup of Nations (AFCON), but to rebuild the squad.


As he continued, the coach suggested the question was an attempt to destabilise him. The tone rose in the room and an uneasy atmosphere set in.


After the official close, things escalate


The most delicate moment came after the press conference had officially ended. As he was leaving, the coach walked toward the journalist who had asked the question. Members of his staff and several journalists in the room stepped in to hold him back.


A moment of tension rippled through the room before the coach finally left. No physical contact is reported in the available information, but the image is a heavy one: a national team coach heading toward a journalist days before a major fixture.


The FTF responds that evening


The federation’s response came quickly. On Tuesday evening, FTF president Colonel Guy Kossi Akpovy spoke up to calm things down. He expressed sincere regret and apologised to the whole profession, especially the journalists who cover the federation’s activities every day.


His message boiled down to one idea: the press is a partner of football, not an opponent. “You have the right to ask questions, even the most uncomfortable ones, to seek clarification and to do your job in a climate of respect and consideration,” he said.


He also hoped the episode would not damage relations between the media and Togolese football stakeholders.


A call for unity ahead of Algeria


The calendar leaves little room for controversy. The Éperviers will soon face Algeria twice, and the federation wants to avoid any distraction. Colonel Akpovy therefore called for dialogue and collective mobilisation around the national team.


“More than ever, our football needs you, your commitment and your support,” he concluded, in a message addressed to media professionals.


Key takeaways


Relations between coaches and journalists are often tense, in Africa as elsewhere. But there is a striking contrast between Patrice Neveu’s stated mission, rebuilding rather than chasing AFCON qualification, and the pressure that comes with every media appearance by a national team. A tough question is part of the game. So is the way it is answered.


It remains to be seen whether the FTF’s apology will close the chapter, and whether the coach himself will speak out. The days leading up to the Éperviers’ gathering will show whether the page is turned or the tension lingers.


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Christ Ndiffong (Stagiaire)

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