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Scandale fiscal à la FIFA : Infantino se fait payer 3,57 millions d’euros d’impôts par l’instance

La FIFA a pris en charge 3,57 millions d’euros d’impôts de Gianni Infantino après son déménagement à Miami. Décision secrète, ami proche aux manettes… le scandale éclate juste avant la date limite des candidatures. Tout savoir.

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Scandale fiscal à la FIFA : Infantino se fait payer 3,57 millions d’euros d’impôts par l’instance 


Nouveau coup de tonnerre à Zurich. La FIFA se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique explosive après avoir pris en charge l’impôt sur le revenu de son président Gianni Infantino pour un montant total de 3,57 millions d’euros entre 2024 et 2026. Les révélations, publiées par des médias de premier plan comme le New York Times et Le Monde, jettent une lumière crue sur les privilèges dont bénéficie le boss du football mondial.


Selon ces enquêtes, cet avantage financier fait suite au déménagement d’Infantino de la Suisse vers Miami, en préparation de la Coupe du monde 2026 coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Face à une fiscalité américaine plus lourde, la fédération internationale a décidé de couvrir 100 % de sa facture d’impôts américains. Résultat : près de 4 millions de dollars (environ 3,57 à 3,6 millions d’euros) sortis des caisses de la FIFA pour soulager personnellement son président.


Dans un communiqué, la FIFA affirme que « toutes les réglementations internes et les législations applicables ont été respectées ». Mais les documents examinés par le *New York Times* racontent une autre histoire : ce traitement de faveur a été acté lors d’une réunion très restreinte et n’a jamais figuré dans aucun document officiel de l’organisation. Transparence ? On repassera.


L’affaire devient encore plus sensible quand on découvre l’origine de l’initiative. Elle proviendrait de Bruno Chiomento, un comptable (et avocat selon certaines sources) suisse proche de Gianni Infantino depuis deux décennies. C’est lui qui, lors d’une réunion en petit comité à Bangkok en mai 2024, aurait proposé que la FIFA compense cette « charge fiscale supplémentaire » jusqu’en 2026, en s’appuyant sur le fait que l’instance faisait déjà de même pour une dizaine d’employés mutés aux États-Unis. Sauf que Infantino n’est pas un employé ordinaire : c’est un président élu.


Ce scandale éclate dans un calendrier électoral ultra-sensible. La date limite pour le dépôt des candidatures à la présidence de la FIFA est fixée au 19 novembre (ou autour du 18 selon les sources officielles). Alors que Gianni Infantino, au pouvoir depuis 2016 et réélu sans opposition à plusieurs reprises, se prépare à briguer un nouveau mandat en mars 2027, ces révélations ravivent les critiques sur la gouvernance, les privilèges et le manque de transparence au sommet du football mondial.


Au Cameroun comme partout en Afrique, où le football est bien plus qu’un sport, ces histoires de millions d’euros qui circulent en coulisses font grincer des dents. Pendant que les associations membres attendent des investissements pour développer le jeu, le président de la FIFA voit ses impôts personnels réglés par l’organisation qu’il dirige. Un système de privilèges qui rappelle les vieux démons de la FIFA d’avant les réformes promises.


Infantino et ses proches sont-ils au-dessus des règles ? La question est posée, et elle tombe au pire moment pour le président. Le ballon rond mondial continue de traverser une crise de confiance profonde. Et cette fois, le chèque fiscal de 3,57 millions d’euros pourrait bien coûter plus cher en crédibilité qu’en argent.




Tax Scandal at FIFA: Infantino Gets 3.57 Million Euros in Taxes Paid by the Organisation


Another bombshell hits Zurich. FIFA finds itself once again at the centre of a major controversy after covering the income tax of its president Gianni Infantino for a total of 3.57 million euros between 2024 and 2026. Revelations published by leading media outlets including The New York Times and Le Monde shed a harsh light on the privileges enjoyed by the boss of world football.


According to these investigations, the financial benefit followed Infantino’s relocation from Switzerland to Miami ahead of the 2026 World Cup co-hosted by the United States, Canada and Mexico. Facing higher American taxes, the international federation decided to cover 100% of his US tax bill. The result: nearly $4 million (around 3.57 to 3.6 million euros) paid out of FIFA’s coffers to personally relieve its president.


In a statement, FIFA insists that “all internal regulations and applicable laws have been followed.” But documents examined by *The New York Times* tell a different story: this preferential treatment was approved in a very restricted meeting and never appeared in any official document of the organisation. Transparency? Not exactly.


The affair becomes even more sensitive when the origin of the initiative is revealed. It reportedly came from Bruno Chiomento, a Swiss accountant (and lawyer according to some sources) who has been close to Gianni Infantino for two decades. It was he who, during a small committee meeting in Bangkok in May 2024, proposed that FIFA offset this “additional tax burden” through 2026, arguing that the body was already doing the same for about a dozen staff members relocated to the United States. The problem: Infantino is not an ordinary employee — he is an elected president.


This scandal erupts at a critical point in the electoral calendar. The deadline for submitting candidacies for the FIFA presidency is set for 19 November (or around 18 November according to official sources). As Gianni Infantino, in power since 2016 and re-elected unopposed several times, prepares to seek a new term in March 2027, these revelations revive criticism of governance, privileges and the lack of transparency at the top of world football.


In Cameroon and across Africa, where football is far more than just a sport, stories of millions of euros circulating behind the scenes raise serious questions. While member associations wait for investment to develop the game, the FIFA president has his personal taxes settled by the organisation he leads. A system of privileges that recalls the old demons of FIFA before the promised reforms.


Are Infantino and his inner circle above the rules? The question is now on the table — and it comes at the worst possible moment for the president. World football continues to face a deep crisis of confidence. And this time, the 3.57-million-euro tax cheque could cost far more in credibility than in money.


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Lucien Abembe

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