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Trump annonce un accord commercial « très proche » avec le Canada : Ottawa paiera intégralement l’oléoduc Keystone

Donald Trump affirme que Washington et Ottawa sont à deux doigts d’un nouvel accord commercial. Le Canada financerait entièrement le pipeline Keystone XL. Décryptage des déclarations du président américain et de la réaction de Mark Carney.

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Washington et Ottawa semblent enfin sortir du tunnel de la guerre commerciale. Lors d’un meeting en Iowa, le président américain Donald Trump a lâché une annonce qui a fait tiquer les observateurs des deux côtés de la frontière : « Nous avons les contours d’un très bon accord avec le Canada. Nous sommes très proches d’un accord. »  


Le locataire de la Maison-Blanche a précisé qu’il s’était entretenu par téléphone avec le premier ministre canadien Mark Carney. Et le cœur de l’affaire ? L’oléoduc Keystone. « Ils construiront l’oléoduc Keystone. Ils paieront pour cela. Ils le financeront entièrement. Nous leur donnerons le tracé. Il est pratiquement défini », a martelé Trump. Une partie de l’entente, selon lui, exemptait également les agriculteurs américains de droits de douane.  


Ce projet phare, qui devait relier les sables bitumineux de l’Alberta au Texas, avait été bloqué sous l’administration Biden. Trump, qui en avait fait un symbole de sa première mandature, le relance aujourd’hui comme monnaie d’échange dans les négociations commerciales.  


Pourtant, le chemin n’a pas été un long fleuve tranquille. Plus tôt, le représentant américain au commerce Jamieson Greer avait déclaré qu’Ottawa avait renoncé à un accord jugé avantageux par Washington. Les droits de douane américains de 50 % sur certains produits canadiens étaient entrés en vigueur le 22 août. En réponse, Mark Carney avait confirmé la suspension des négociations et annoncé des mesures de rétorsion « pour protéger les travailleurs et les entreprises » canadiennes.  


Aujourd’hui, le ton a changé. Les deux dirigeants évoquent des discussions « constructives ». Mais sur le terrain, rien n’est encore signé. Trump parle de « contours » et de « concept d’accord ». Carney, de son côté, insiste sur le respect de la souveraineté, de la culture et des langues canadiennes.  


Pour les agriculteurs américains, l’enjeu est clair : fin des tarifs élevés sur certains produits laitiers et agricoles. Pour le Canada, la facture du Keystone pourrait se chiffrer en milliards, sans garantie que le projet revive réellement face aux oppositions environnementales et aux réalités industrielles.  


Dans un contexte de midterms américains imminents, cette annonce sert aussi d’argument politique à Trump. Reste à voir si Ottawa acceptera de « payer pour le tracé » ou s’il s’agit d’une nouvelle déclaration tonitruante destinée à faire pression. Les équipes de négociation doivent maintenant transformer les paroles en texte d’accord.  


Affaire à suivre de très près : entre pipeline, tarifs et souveraineté, les relations Canada-États-Unis n’ont jamais été aussi tendues… ni aussi près d’un possible déblocage.  




Trump Says U.S. and Canada ‘Very Close’ to Trade Deal That Would Have Ottawa Fully Fund Keystone Pipeline


Washington and Ottawa appear to be emerging from the latest round of trade hostilities. Speaking at a rally in Iowa, U.S. President Donald Trump declared that the two countries are “very close” to a new commercial agreement.  


“We have the contours of a very good deal with Canada,” Trump said. “We are very close to a deal.” He confirmed a recent phone conversation with Canadian Prime Minister Mark Carney and zeroed in on the long-controversial Keystone pipeline.  


“They will build the Keystone pipeline. They will pay for it. They will finance it entirely. We will give them the route. It is practically defined,” the president stated. Part of the prospective deal, he added, would ensure American farmers pay no tariffs.  


The Keystone XL project, designed to carry Alberta oil sands crude to Texas refineries, was blocked under the Biden administration. Trump has long championed its revival and is now positioning it as a central element of trade talks.  


The path has been rocky. Earlier, U.S. Trade Representative Jamieson Greer indicated that Canada had walked away from what Washington considered a favorable deal, triggering 50% U.S. tariffs on certain Canadian goods that took effect on August 22. Carney responded by suspending negotiations and imposing retaliatory tariffs “to protect workers and businesses.”  


The latest statements mark a shift in tone. Both leaders now speak of constructive discussions. Yet nothing is signed. Trump refers to “contours” and a “concept of a deal,” while Carney emphasizes respect for Canadian sovereignty, culture, and official languages.  


For U.S. farmers, the prize would be relief from high tariffs on dairy and other agricultural products. For Canada, fully funding Keystone would represent a multi-billion-dollar commitment with no certainty the project can overcome environmental opposition and commercial hurdles.  


With U.S. midterm elections approaching, the announcement also serves Trump’s domestic political narrative. Whether Ottawa ultimately agrees to finance the pipeline or whether this remains pressure rhetoric remains to be seen. Negotiating teams now face the task of turning statements into a concrete agreement.  


The Canada-U.S. relationship continues to balance pipelines, tariffs, and sovereignty — closer to a potential breakthrough than it has been in months, yet still short of a finished deal.  


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Ange NGO

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