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Finance : Afriland mobilise près de 128 milliards FCFA en Guinée, le Cameroun face au défi de la pauvreté

Afriland First Bank cumule près de 128 milliards FCFA de participations documentées aux emprunts guinéens. Au Cameroun, le crédit-bail bondit, mais la pauvreté persiste.

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Finance : Afriland mobilise près de 128 milliards FCFA en Guinée, le crédit-bail progresse au Cameroun et la pauvreté persiste


Entre le financement de la dette publique guinéenne, l'accélération du crédit-bail aux PME camerounaises et la stagnation du revenu par habitant, les dernières données financières dessinent trois réalités contrastées de l'économie en Afrique centrale et de l'Ouest.


Le secteur financier lié au Cameroun affiche des évolutions contrastées. En Guinée, Afriland First Bank s'est vu attribuer plus de 90 milliards de FCFA de titres lors de l'emprunt obligataire de l'État en 2026, portant à près de 128 milliards de FCFA les participations documentées sous son nom sur trois opérations successives. Au Cameroun, le crédit-bail destiné aux petites et moyennes entreprises (PME) a fortement progressé au deuxième trimestre, tandis que la croissance économique continue de produire des gains limités sur le revenu par habitant. Trois indicateurs qui éclairent les enjeux du financement des économies et de la transformation de la croissance en amélioration du niveau de vie.


Afriland First Bank Guinée en première ligne du financement de l'État


La filiale guinéenne d'Afriland First Bank a obtenu une place de premier plan dans le financement obligataire de l'État guinéen. Selon le rapport d'attribution publié le 23 octobre 2026 par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), l'établissement s'est vu attribuer 1 366,65 milliards de francs guinéens (GNF) lors de la dernière émission obligataire, soit environ 90,8 milliards de FCFA.


Ce montant représente 29,85 % des 4 579,145 milliards de GNF attribués aux sept établissements participants. Afriland arrive ainsi en tête, devant Vista Gui, avec 670,98 milliards de GNF, et la Banque pour le commerce et l'industrie (BCI), créditée de 664,7 milliards de GNF.


L'opération dépasse largement l'objectif initial. Lancé le 25 septembre 2026 pour mobiliser 2 500 milliards de GNF, l'emprunt a finalement enregistré 4 579,145 milliards de GNF d'attributions. Les titres offrent un taux d'intérêt annuel de 11 % et arrivent à échéance en octobre 2031.


Les fonds doivent contribuer au financement des investissements publics guinéens, notamment dans les infrastructures, l'énergie, l'agriculture, la santé et l'éducation.


Près de 128 milliards de FCFA documentés sur trois emprunts


Le poids d'Afriland se mesure également à travers les opérations précédentes. Dans son dossier de candidature pour l'emprunt 2026, signé par son administrateur directeur général, Guy Laurent Fondjo, la banque déclare détenir 305 milliards de GNF d'obligations au titre de l'opération de 2025, soit environ 20,3 milliards de FCFA. Cette participation représentait 16,81 % des 1 814,56 milliards de GNF souscrits lors de cette émission.


Pour une tranche de l'emprunt de 2024, l'établissement faisait état de 251,165 milliards de GNF d'obligations, équivalant à environ 16,7 milliards de FCFA et à 26,13 % des titres émis sur cette tranche.


En rapprochant ces données des titres attribués en 2026, les montants documentés atteignent environ 127,8 milliards de FCFA, soit près de 128 milliards. La participation enregistrée en 2026 est à elle seule environ 4,48 fois supérieure au montant déclaré pour 2025.


Cette addition doit toutefois être interprétée avec prudence. Elle retrace les participations documentées sur trois opérations distinctes et ne constitue pas un encours actuel consolidé des obligations encore détenues par la filiale. Les documents disponibles ne permettent pas non plus de calculer les revenus tirés des mandats d'arrangeur ni d'affirmer que les fonds mobilisés proviennent directement du Cameroun.


Un réseau bancaire né au Cameroun


L'activité guinéenne s'inscrit dans l'expansion internationale d'un réseau bancaire dont les origines remontent à 1987, au Cameroun, avec la création de la Caisse commune d'épargne et d'investissement (CCEI), à l'initiative de Paul Kammogne Fokam. L'établissement prend le nom d'Afriland First Bank en 2002. La société faîtière Afriland First Group est constituée en Suisse en mars 2008, tandis que la filiale guinéenne ouvre ses portes en novembre 2012.


Afriland participe au financement obligataire de l'État guinéen depuis plusieurs années. Après avoir pris part au syndicat de placement de l'emprunt de 2019, la banque a exercé les fonctions d'arrangeur et de chef de file pour les opérations de 2024, 2025 et 2026. Ces responsabilités concernent notamment la structuration des émissions, la coordination des établissements participants et la mobilisation des investisseurs.


Cette présence illustre le rôle que peuvent jouer les groupes bancaires africains dans le financement des États au-delà de leur marché d'origine.


Cameroun : le crédit-bail bondit à 8,99 milliards FCFA pour les PME


Au Cameroun, les établissements financiers ont accordé 8,99 milliards de FCFA de nouveaux financements en crédit-bail aux PME au premier semestre 2026. Ce montant représente 65,1 % des 13,81 milliards de FCFA de nouveaux concours consentis à cette clientèle par ces établissements sur la période, selon les calculs effectués à partir des données trimestrielles de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), dont le dernier rapport sur les taux débiteurs a été publié le 22 octobre 2026.


Le crédit-bail permet à une entreprise d'utiliser un équipement contre le paiement de loyers, avec une possibilité d'acquisition selon les modalités du contrat. Il constitue ainsi une solution de financement des équipements, notamment pour les entreprises qui souhaitent préserver leur trésorerie.


Sur l'ensemble du semestre, les crédits de trésorerie accordés aux PME par les établissements financiers ont atteint 2,86 milliards de FCFA, contre 1,96 milliard pour les crédits à moyen terme. Le crédit-bail s'impose donc comme la principale composante des nouveaux concours distribués par cette catégorie d'acteurs.


Une hausse de 206,8 % au deuxième trimestre


La progression s'est surtout accélérée entre avril et juin. Après 2,21 milliards de FCFA au premier trimestre, les nouveaux financements en crédit-bail aux PME ont atteint 6,78 milliards au deuxième trimestre, soit une hausse de 206,8 %.


Cette dernière période concentre ainsi 75,4 % des financements de ce type recensés sur les six premiers mois de l'année. La part du crédit-bail dans les nouveaux concours aux PME des établissements financiers est passée de 44,6 % au premier trimestre à 76,5 % au deuxième, soit une progression de 31,9 points de pourcentage.


Le mouvement dépasse la croissance globale des nouveaux financements. Entre les deux trimestres, l'ensemble des concours aux PME a progressé de 3,91 milliards de FCFA, tandis que le crédit-bail a augmenté de 4,57 milliards. Son évolution a donc compensé le recul observé sur d'autres catégories de prêts.


Les crédits à moyen terme ont notamment chuté de 1,76 milliard de FCFA à 206,4 millions entre les deux périodes. À l'inverse, les crédits de trésorerie ont progressé de 983,8 millions à 1,87 milliard de FCFA.


Les banques restent devant sur l'ensemble du semestre


Malgré cette accélération, les banques conservent l'avantage sur l'ensemble des six premiers mois de 2026. Elles ont accordé 10,46 milliards de FCFA de nouveaux crédits-bails aux PME, contre 8,99 milliards pour les établissements financiers.


Ces derniers représentent ainsi 46,2 % des 19,45 milliards de FCFA de nouveaux crédits-bails recensés dans les deux catégories.


La comparaison trimestrielle révèle cependant un changement de position. Au premier trimestre, les banques avaient accordé 6,49 milliards de FCFA de crédits-bails aux PME, contre 2,21 milliards pour les établissements financiers. Au deuxième trimestre, la tendance s'est inversée : les établissements financiers ont atteint 6,78 milliards, contre 3,97 milliards pour les banques.


Cette progression demeure toutefois limitée à une fraction du marché du financement des PME. Sur le premier semestre, les banques ont accordé 597,80 milliards de FCFA de nouveaux concours aux PME, contre 13,81 milliards pour les établissements financiers. Ces derniers ne représentent donc qu'environ 2,3 % de l'enveloppe cumulée des deux catégories.


Tous établissements confondus, le crédit-bail a compté pour environ 3,2 % des nouveaux financements recensés aux PME au premier semestre.


Le coût du crédit-bail reste une question centrale


Les données de la BEAC font apparaître une particularité tarifaire au deuxième trimestre. Le taux effectif global (TEG) moyen du crédit-bail destiné aux PME s'est établi à 22,27 % dans les établissements financiers, contre 25,38 % dans les banques.


Pourtant, le taux nominal moyen était plus élevé chez les établissements financiers, à 14,20 %, contre 9,92 % dans les banques. Cette différence s'explique notamment par le fait que le TEG intègre les intérêts, mais aussi les frais et commissions pris en compte dans le calcul du coût global du financement.


Ces moyennes ne suffisent cependant pas à conclure qu'un crédit-bail proposé par un établissement financier sera systématiquement moins cher que celui d'une banque. La durée du financement, les garanties exigées, les frais contractuels et le profil de l'entreprise peuvent modifier sensiblement le coût final.


Autre limite des données disponibles : elles ne précisent ni le nombre de contrats conclus ni les équipements financés. Impossible, à ce stade, de déterminer si cette hausse résulte de quelques opérations importantes ou d'une augmentation du nombre de PME bénéficiaires.


Croissance au Cameroun : le revenu par habitant peine à suivre


La troisième réalité concerne le pouvoir d'achat et le niveau de vie. Selon les données de la Banque mondiale, le produit intérieur brut (PIB) réel par habitant du Cameroun n'a progressé que de 0,6 % en 2025, alors que l'économie nationale a enregistré une croissance de 3,2 %.


Le contraste avec la Côte d'Ivoire est notable : le PIB réel par habitant y a augmenté de 4 % sur la même période. Au Cameroun, la progression de la population, estimée à 2,6 %, absorbe une grande partie du gain de production. La croissance économique ne se traduit donc que par une amélioration limitée de la production moyenne rapportée à chaque habitant.


Un revenu par habitant encore inférieur à celui des années 1980


Dans son Baromètre économique de la CEMAC, volume 10, publié en septembre 2026, la Banque mondiale souligne que le revenu par habitant du Cameroun demeure environ 20 % inférieur à son niveau du milieu des années 1980, période marquée par le boom pétrolier.


Près de quatre décennies plus tard, le pays n'a donc pas retrouvé le niveau de revenu par habitant atteint à cette époque, selon l'institution. Plusieurs facteurs freinent le rattrapage : une productivité insuffisante, des infrastructures qui restent perfectibles, des difficultés de gouvernance et des chocs économiques récurrents.


La création d'emplois ne progresse pas non plus suffisamment vite pour absorber l'augmentation de la population active. Cette situation limite la capacité de la croissance à améliorer durablement les revenus des ménages.


Plus de 8,4 millions de personnes sous le seuil de 3 dollars par jour


La pauvreté reste une autre illustration de ce décalage entre croissance et niveau de vie. D'après les estimations de la Banque mondiale, le nombre de Camerounais vivant avec moins de 3 dollars par jour, selon le seuil exprimé en parité de pouvoir d'achat de 2021, est passé de 7,1 millions en 2021 à plus de 8,4 millions en 2025.


Cela représente une augmentation de plus de 1,3 million de personnes en quatre ans. Le taux de pauvreté se situait à un peu plus de 28 % en 2025, sans amélioration significative par rapport à l'année précédente.


L'institution met en avant plusieurs facteurs : la faiblesse de la création d'emplois, l'inflation et les chocs économiques à répétition. L'indice de capital humain du Cameroun, évalué à 0,4, demeure également inférieur à celui de pays comparables.


La dette publique réduit les marges de manœuvre


Les finances publiques constituent une contrainte supplémentaire. Selon le même rapport, le service de la dette représentait environ un tiers des dépenses publiques en 2025, contre moins de 10 % en 2013.


Cette progression réduit les ressources disponibles pour financer d'autres priorités, notamment les infrastructures et les services sociaux. La Banque mondiale évalue à 17,9 % la part des dépenses sociales dans le budget de 2026.


Pour les pouvoirs publics, le défi ne consiste donc pas seulement à maintenir la croissance du PIB. Il s'agit également d'améliorer la productivité, de favoriser la création d'emplois, de renforcer le capital humain et de mieux orienter les dépenses publiques afin que les performances macroéconomiques se traduisent davantage dans le quotidien des ménages.


Des perspectives qui appellent à la prudence


Pour la période 2026-2028, la Banque mondiale anticipe une croissance économique moyenne de 3,7 % au Cameroun. Malgré cette progression attendue, le taux de pauvreté devrait rester proche de 28 %.


Le nombre de personnes vivant avec moins de 3 dollars par jour pourrait augmenter d'environ 840 000 entre 2025 et 2028, pour dépasser 9 millions.


Cette projection souligne une difficulté structurelle : une croissance économique positive ne garantit pas, à elle seule, une réduction rapide de la pauvreté. Les gains dépendent aussi de la croissance démographique, de la répartition des revenus, de la qualité des emplois créés et de la capacité des politiques publiques à soutenir les populations les plus vulnérables.


Trois indicateurs, un même enjeu : financer une croissance plus inclusive


Les données disponibles font ressortir trois dynamiques distinctes. En Guinée, Afriland First Bank consolide sa présence dans le financement obligataire de l'État, avec près de 128 milliards de FCFA de participations documentées sur trois émissions, sans que ce total puisse être assimilé à un portefeuille actuel d'obligations.


Au Cameroun, le crédit-bail gagne du terrain dans les financements accordés aux PME par les établissements financiers, particulièrement au deuxième trimestre 2026. Mais son poids reste modeste face aux volumes de crédit distribués par les banques et dans l'ensemble du financement des entreprises.


Enfin, la croissance camerounaise ne se traduit encore que par des gains limités de revenu par habitant, tandis que les estimations de pauvreté restent préoccupantes.


L'enjeu dépasse donc la seule hausse des agrégats économiques. Il porte sur la capacité des institutions financières à mobiliser des ressources, des entreprises à investir et créer des emplois, et des pouvoirs publics à transformer la croissance en amélioration durable des conditions de vie.




Finance: Afriland Records Nearly CFAF 128 Billion in Guinea as Cameroon’s Leasing Market Grows and Poverty Persists


From financing Guinea’s public debt to expanding equipment leasing for Cameroonian SMEs, recent financial data reveal contrasting economic trends, while rising output continues to translate into only modest income gains for Cameroon’s population.


Financial developments linked to Cameroon reflect three distinct economic realities. In Guinea, Afriland First Bank has been allocated more than CFAF 90 billion worth of government bonds in the country’s 2026 issuance, bringing its documented participations across three successive bond operations to nearly CFAF 128 billion. In Cameroon, equipment leasing for small and medium-sized enterprises (SMEs) surged in the second quarter of 2026. Yet economic growth continues to deliver only limited gains in real income per capita, while poverty remains widespread.


Together, these indicators highlight the challenges of mobilising financial resources, supporting private-sector investment and ensuring that economic growth translates into better living standards.


Afriland First Bank Guinea takes the lead in government bond financing


Afriland First Bank Guinea has secured a leading position in financing the Guinean government through the bond market. According to the allocation report published on October 23, 2026, by the Central Bank of the Republic of Guinea (BCRG), the bank was allocated GNF 1,366.65 billion, equivalent to approximately CFAF 90.8 billion, in the latest government bond issuance.


The allocation represents 29.85% of the GNF 4,579.145 billion distributed among seven participating financial institutions. Afriland ranked first, ahead of Vista Gui, which received GNF 670.98 billion, and Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), allocated GNF 664.7 billion.


The issuance significantly exceeded its initial target. Launched on September 25, 2026, with a fundraising objective of GNF 2,500 billion, the operation ultimately recorded allocations totalling GNF 4,579.145 billion.


The bonds carry an annual interest rate of 11% and mature in October 2031. The Guinean government intends to use the proceeds to finance public investment, particularly in infrastructure, energy, agriculture, healthcare and education.


Nearly CFAF 128 billion documented across three bond operations


Afriland’s involvement extends beyond the 2026 issuance. In its application dossier for the latest bond operation, signed by its managing director, Guy Laurent Fondjo, the bank reported holding GNF 305 billion in bonds associated with the 2025 issuance. This amounted to approximately CFAF 20.3 billion and represented 16.81% of the GNF 1,814.56 billion subscribed during that operation.


For a tranche of the 2024 issuance, the bank reported GNF 251.165 billion in bonds, equivalent to approximately CFAF 16.7 billion and 26.13% of the securities issued under that tranche.


Combining these reported figures with the allocation recorded in 2026 produces a total of approximately CFAF 127.8 billion, or nearly CFAF 128 billion, across the three operations. The amount associated with the 2026 issuance alone was approximately 4.48 times the figure reported for 2025.


However, this total must be interpreted carefully. It represents documented participations associated with three separate bond operations, not a consolidated measure of the bonds currently held by the Guinean subsidiary.


The available documents also do not establish how much revenue Afriland earns from its roles as arranger and lead manager, nor do they demonstrate that the funds mobilised for the Guinean government originated directly from Cameroon.


A banking network founded in Cameroon


Afriland’s activities in Guinea are part of the international expansion of a banking network whose origins date back to 1987 in Cameroon, when the Caisse commune d’épargne et d’investissement (CCEI) was established on the initiative of Paul Kammogne Fokam.


The institution became Afriland First Bank in 2002. Its parent company, Afriland First Group, was incorporated in Switzerland in March 2008, while the Guinean subsidiary opened in November 2012.


Afriland has participated in financing the Guinean government through bond issuances for several years. After participating in the placement syndicate for the 2019 bond operation, the bank acted as arranger and lead manager for the 2024, 2025 and 2026 issuances.


These responsibilities include structuring bond operations, coordinating participating institutions and helping mobilise investors.


The bank’s position illustrates the growing role that African banking groups can play in financing governments beyond their domestic markets.


Cameroon: SME leasing financing reaches CFAF 8.99 billion


In Cameroon, financial institutions granted CFAF 8.99 billion in new equipment-leasing financing to SMEs during the first half of 2026.


The amount represented 65.1% of the CFAF 13.81 billion in new financing extended to SMEs by these institutions over the period. The figures were calculated from quarterly lending-rate data published by the Bank of Central African States (BEAC), whose latest report was released on October 22, 2026.


Leasing allows a business to use equipment in exchange for regular payments, with an option to acquire the asset depending on the contractual terms. It can therefore provide companies with access to productive equipment while helping them preserve working capital.


During the first six months of 2026, short-term cash-flow loans to SMEs from financial institutions totalled CFAF 2.86 billion, compared with CFAF 1.96 billion in medium-term loans.


Leasing consequently became the largest component of new SME financing provided by this category of institutions.


Leasing financing surged by 206.8% in the second quarter


The acceleration was particularly strong between April and June 2026.


After reaching CFAF 2.21 billion in the first quarter, new leasing financing for SMEs rose to CFAF 6.78 billion in the second quarter, an increase of 206.8%.


The second quarter alone accounted for 75.4% of all new SME leasing financing recorded by financial institutions during the first half of the year.


Leasing’s share of these institutions’ new SME financing increased from 44.6% in the first quarter to 76.5% in the second, a rise of 31.9 percentage points.


The expansion also exceeded the increase in total financing. While overall new financing to SMEs rose by CFAF 3.91 billion between the two quarters, leasing financing increased by CFAF 4.57 billion.


This means leasing more than accounted for the net increase, offsetting declines in other lending categories.


Medium-term lending fell sharply from CFAF 1.76 billion in the first quarter to CFAF 206.4 million in the second. By contrast, short-term cash-flow financing increased from CFAF 983.8 million to CFAF 1.87 billion.


Banks remain ahead over the full half-year


Despite the sharp quarterly increase, banks remained the largest providers of SME leasing financing over the first six months of 2026.


They extended CFAF 10.46 billion in new leasing financing, compared with CFAF 8.99 billion from financial institutions. The latter accounted for 46.2% of the combined CFAF 19.45 billion in new leasing financing recorded across the two categories.


The quarterly figures, however, reveal a reversal in market position.


In the first quarter, banks provided CFAF 6.49 billion in SME leasing financing, against CFAF 2.21 billion from financial institutions. In the second quarter, financial institutions moved ahead with CFAF 6.78 billion, while banks provided CFAF 3.97 billion.


Nevertheless, this shift remains limited to a relatively small segment of the overall SME credit market.


During the first half of 2026, banks extended CFAF 597.80 billion in new financing to SMEs, compared with CFAF 13.81 billion from financial institutions. The latter therefore represented approximately 2.3% of the combined financing supplied by the two categories.


Across both categories, leasing accounted for approximately 3.2% of all new SME financing recorded during the first half of the year.


The effective cost of leasing remains a key issue


BEAC data also reveal a difference between nominal interest rates and the overall cost of financing.


In the second quarter of 2026, the average effective global rate, or taux effectif global (TEG), on leasing for SMEs stood at 22.27% at financial institutions, compared with 25.38% at banks.


Yet the average nominal interest rate was higher at financial institutions, at 14.20%, against 9.92% at banks.


The distinction reflects the fact that the effective global rate incorporates interest and the fees and commissions included in the calculation of the overall financing cost.


These averages do not, however, establish that financial institutions systematically offer cheaper leasing than banks for equivalent equipment. Contract duration, collateral requirements, fees and the characteristics of borrowers can all affect the final cost.


The available data also do not disclose the number of leasing contracts concluded or the types of equipment financed. It is therefore not possible to determine whether the increase resulted from a handful of large transactions or from a broader rise in the number of SMEs receiving financing.


Cameroon’s economic growth delivers limited per-capita gains


The third major development concerns household living standards.


According to World Bank data, Cameroon’s real gross domestic product (GDP) per capita increased by only 0.6% in 2025, despite overall economic growth of 3.2%.


The contrast with Côte d’Ivoire is significant. Real GDP per capita in the West African country increased by 4% over the same period.


In Cameroon, population growth, estimated at 2.6%, absorbed much of the increase in economic output. As a result, the gain in average production per inhabitant remained limited.


Per-capita income remains below its level in the 1980s


In its CEMAC Economic Barometer, Volume 10, published in September 2026, the World Bank reported that Cameroon’s income per capita remained approximately 20% below its level in the mid-1980s, a period marked by the country’s oil boom.


Nearly four decades later, Cameroon has yet to regain that historical level, according to the institution.


The World Bank identifies several structural constraints that have hindered the recovery, including weak productivity, infrastructure deficiencies, governance challenges and repeated economic shocks.


Job creation also remains insufficient to absorb the growing labour force. This limits the economy’s ability to translate growth into sustained improvements in household income.


More than 8.4 million people living below the $3-a-day poverty line


Persistent poverty provides another indication of the gap between economic growth and living standards.


According to World Bank estimates, the number of Cameroonians living on less than $3 a day, measured using the 2021 purchasing-power-parity threshold, increased from 7.1 million in 2021 to more than 8.4 million in 2025.


That represents an increase of more than 1.3 million people in four years.


The poverty rate stood at slightly above 28% in 2025, with no significant improvement compared with the previous year.


The institution points to weak job creation, inflation and recurring economic shocks as factors limiting progress in poverty reduction.


Cameroon’s Human Capital Index, assessed at 0.4, also remains below that of comparable countries.


Debt servicing is reducing fiscal room for manoeuvre


Public finances represent an additional constraint.


According to the same World Bank report, debt servicing accounted for approximately one-third of public expenditure in 2025, compared with less than 10% in 2013.


This increase reduces the resources available for other priorities, including infrastructure, public services and social programmes. The World Bank puts social spending at 17.9% of the 2026 budget.


The challenge for policymakers is therefore not simply to maintain GDP growth. It is also to improve productivity, encourage job creation, strengthen human capital and ensure that public spending contributes more effectively to household welfare.


The outlook calls for caution


For 2026–2028, the World Bank projects average economic growth of 3.7% for Cameroon.


Despite this expected expansion, the poverty rate is projected to remain close to 28%.


The number of people living on less than $3 a day could increase by approximately 840,000 between 2025 and 2028, exceeding nine million.


The projection highlights a structural problem: positive economic growth does not automatically lead to a rapid decline in poverty.


The outcome also depends on population growth, income distribution, the quality of jobs created and the ability of public policies to support vulnerable households.


Three indicators, one central challenge: making growth more inclusive


The available data point to three distinct developments.


In Guinea, Afriland First Bank has strengthened its position in government bond financing, with nearly CFAF 128 billion in documented participations across three issuances. This figure should not be interpreted as the value of a current bond portfolio.


In Cameroon, leasing has gained ground in SME financing provided by financial institutions, particularly during the second quarter of 2026. However, its overall weight remains modest compared with bank lending and the broader volume of financing available to businesses.


At the same time, Cameroon’s economic growth continues to deliver only limited gains in real income per capita, while poverty remains a major concern.


The challenge therefore extends beyond increasing headline economic indicators. It involves mobilising financial resources effectively, enabling businesses to invest and create jobs, and ensuring that public policies translate economic growth into lasting improvements in living standards.





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