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Police espagnole charge contre les profs en grève à Madrid : Ayuso bloquée, la colère explose

À Madrid, la police a chargé des centaines d’enseignants en grève illimitée qui bloquaient un événement d’Isabel Díaz Ayuso. Exigences, tensions et images fortes : le point sur ce quatrième jour de mobilisation.

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Police espagnole charge contre les enseignants en grève à Madrid : la présidente Ayuso bloquée


Madrid, lundi 19 octobre 2026 – La tension est montée d’un cran ce lundi dans la capitale espagnole. La police nationale a dû faire usage de la force pour disperser un groupe de manifestants qui bloquaient l’accès à un bâtiment où se tenait un événement avec la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso. L’information a été rapportée par le journal El País et confirmée par plusieurs médias espagnols.


Selon les premiers éléments, environ 500 à 1 000 personnes (selon les sources) se sont rassemblées devant le Palacio de Santoña, au centre de Madrid. Les grévistes ont bloqué l’entrée et empêché la sortie de la dirigeante conservatrice. Face à leur refus de se disperser, les forces de l’ordre ont procédé à des charges, repoussant les manifestants de plusieurs mètres. Des images diffusées par RTVE montrent des enseignants frappés à coups de matraque alors qu’ils protestaient pacifiquement, selon plusieurs témoignages.


Les cris « Somos docentes, no delincuentes » (« Nous sommes des enseignants, pas des délinquants ») ont résonné dans les rues étroites du centre-ville pendant que les agents établissaient un périmètre de sécurité pour permettre à Ayuso de quitter les lieux en voiture officielle, escortée.


Cette intervention intervient au quatrième jour de la grève illimitée du personnel enseignant des établissements publics de la Communauté de Madrid, lancée le 14 octobre. Les syndicats (CCOO, UGT et d’autres organisations) exigent notamment une augmentation des moyens financiers, une réduction du nombre d’élèves par classe (ratios), une amélioration des conditions de travail et une revalorisation salariale. Ils accusent le gouvernement régional de fermer la porte au dialogue.


Depuis le début du mouvement, plusieurs piquets de grève, manifestations et rassemblements ont eu lieu dans la région. Ce lundi, des enseignants ont également bloqué l’autoroute A-3 avec des pupitres et des chaises, provoquant d’importantes perturbations circulatoires. La conseillère à l’Éducation, Mercedes Zarzalejo, a quant à elle annulé une visite dans un établissement scolaire en raison de la tension.


Isabel Díaz Ayuso a dénoncé une « stratégie de harcèlement personnel et institutionnel » orchestrée, selon elle, par la gauche et le gouvernement de Pedro Sánchez. De leur côté, les enseignants maintiennent la pression et dénoncent un manque de moyens dans l’école publique madrileña, qui scolarise plus de 666 000 élèves.


Le conflit reste ouvert. Les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation tant que le dialogue ne s’engage pas réellement. À Madrid, les rues ont encore parlé fort ce lundi : la colère des professeurs ne faiblit pas.




Spanish Police Use Force Against Striking Teachers in Madrid: Ayuso Blocked


Madrid, Monday 19 October 2026 – Tensions escalated on Monday in the Spanish capital. National police used force to disperse protesters who were blocking access to a building where the president of the Community of Madrid, Isabel Díaz Ayuso, was attending an event. The incident was reported by El País and confirmed by multiple Spanish media outlets.


According to available information, between 500 and 1,000 people (depending on the source) gathered in front of the Palacio de Santoña in central Madrid. The strikers blocked the entrance and prevented the conservative leader from leaving. When they refused to disperse, officers charged and pushed the demonstrators back several metres. Footage broadcast by RTVE showed teachers being struck with batons while protesting peacefully, according to several accounts.


Chants of “Somos docentes, no delincuentes” (“We are teachers, not criminals”) echoed through the narrow streets as police established a security perimeter to allow Ayuso to leave in an official car under escort.


The intervention came on the fourth day of the indefinite strike by public-school teaching staff in the Community of Madrid, which began on 14 October. Unions (including CCOO and UGT) are demanding increased funding, smaller class sizes, better working conditions and a pay rise. They accuse the regional government of refusing genuine dialogue.


Since the start of the action, pickets, demonstrations and rallies have taken place across the region. On Monday, teachers also blocked the A-3 motorway with school desks and chairs, causing significant traffic disruption. Education Minister Mercedes Zarzalejo cancelled a planned school visit due to the tense atmosphere.


Isabel Díaz Ayuso denounced what she called a “strategy of personal and institutional harassment” allegedly orchestrated by the left and the government of Pedro Sánchez. Teachers, for their part, continue to highlight the lack of resources in Madrid’s public education system, which serves more than 666,000 pupils.


The conflict remains unresolved. Unions are calling for the mobilisation to continue until real talks begin. In Madrid, the streets spoke loudly again on Monday: the teachers’ anger shows no sign of fading.


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Ekanga Ekanga Fernand

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