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CAN 2027 maintenue à l’Est, cycle de 2 ans en débat : Motsepe tranche et relance le football africain

La CAF confirme la CAN 2027 au Kenya, Tanzanie et Ouganda malgré les retards. Motsepe promet « la plus réussie ». Et la compétition pourrait revenir tous les deux ans : enjeux économiques, sportifs et de crédibilité. L’essentiel.

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CAN 2027 : Motsepe dit non au retrait et ouvre la porte au retour du cycle biennal


Malgré les inquiétudes qui tournent en boucle et les retards visibles sur les chantiers, la Confédération Africaine de Football ne bouge pas d’un pouce. La CAN 2027 reste bien attribuée au trio Kenya-Tanzanie-Ouganda. Point final.


Ce jeudi, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a été catégorique. « Nous irons au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, nous aurons la CAN la plus réussie », a-t-il déclaré dans des propos relayés par l’AFP. Aucun plan B à l’horizon. Sauf revirement majeur, la grande messe du football africain se déroulera du 19 juin au 18 juillet 2027 avec 24 équipes. Le message politique est clair. La pression, elle, repose désormais entièrement sur les comités d’organisation locaux. Les stades et les infrastructures doivent sortir de terre. Vite.


Mais ce n’est pas tout. Un autre dossier brûlant a ressurgi. La CAF pourrait revenir sur sa décision de passer la CAN à un cycle de quatre ans à partir de 2028. Annoncée en décembre 2025, cette réforme devait notamment laisser de la place à une Ligue des nations africaine. Or, le 9 octobre, à l’issue de la Conférence stratégique organisée au Cap-Vert, Patrice Motsepe a confirmé que l’instance examine sérieusement le retour à une édition tous les deux ans.


Ce n’est pas encore une décision définitive, mais le signal est fort. Pourquoi ce possible rétropédalage ? L’économie pèse lourd. En août 2026, The Guardian rapportait que l’abandon du rythme biennal avait contribué à faire capoter un accord commercial potentiel de plus d’un milliard de dollars sur huit ans. La valeur de la CAN, c’est aussi sa fréquence. Trop espacer les rendez-vous, c’est risquer de perdre en attractivité et en revenus.


Sur le terrain sportif, le débat est tout aussi vif. Une CAN tous les deux ans offre aux sélections des occasions régulières de construire un groupe, de lancer la nouvelle génération et de garder le public en haleine. C’est aussi une vitrine précieuse pour les joueurs évoluant en Afrique. Passer à quatre ans réduirait cette exposition. À l’inverse, un espacement plus long permettrait de mieux préparer chaque édition et de mettre davantage en valeur les infrastructures. Le vrai débat, c’est de savoir quel modèle sert réellement les intérêts du football africain sur la durée.


Le calendrier international n’est pas non plus anodin. Les clubs européens libèrent déjà leurs internationaux africains pendant les compétitions et les fenêtres FIFA. Une CAN plus fréquente accentue la pression. Une CAN tous les quatre ans ne règle pas non plus automatiquement les problèmes. Et si la CAF revient au cycle biennal, elle devra clarifier la place de la future Ligue des nations africaine.


Enfin, il y a la question de la crédibilité. Revenir aussi vite sur une réforme annoncée quelques mois plus tôt n’est jamais anodin. La CAF devra expliquer ses raisons, les consultations menées avec ses 54 associations membres et les conséquences pour les partenaires commerciaux et les futurs organisateurs.


À ce stade, Motsepe a ouvert la porte à une réévaluation. Rien de plus. L’enjeu n’est pas seulement de choisir entre deux et quatre ans. Il s’agit de bâtir un calendrier cohérent, économiquement viable et vraiment utile pour le football africain.


La CAN 2027 en Afrique de l’Est est maintenue. Le rythme de la compétition, lui, reste en discussion. Affaire à suivre de très près.




AFCON 2027: Motsepe Rules Out Withdrawal and Opens Door to Biennial Return


Despite recurring concerns and visible delays in infrastructure works, the Confederation of African Football is standing firm. AFCON 2027 remains firmly awarded to the East African trio of Kenya, Tanzania and Uganda. No change of plan.


On Thursday, CAF President Patrice Motsepe was categorical. “We will go to Kenya, Tanzania and Uganda, we will have the most successful AFCON,” he said in comments reported by AFP. There is no Plan B on the table. Unless there is a major reversal, Africa’s biggest football celebration will take place from 19 June to 18 July 2027 with 24 teams. The political message is clear. The pressure now sits entirely with the local organising committees. Stadiums and facilities must be delivered. Quickly.


But that is not the only major issue on the table. CAF could reverse its decision to move AFCON to a four-year cycle from 2028. Announced in December 2025, the reform was partly designed to make room for a new African Nations League. Yet on 9 October, following a strategic conference in Cape Verde, Patrice Motsepe confirmed that the confederation is seriously examining a return to a biennial tournament.


No final decision has been taken, but the signal is strong. Why the possible U-turn? Economics weigh heavily. In August 2026, The Guardian reported that abandoning the two-year cycle had contributed to the collapse of a potential commercial deal worth more than one billion dollars over eight years. AFCON’s value is also linked to its frequency. Spacing the tournament too far apart risks reducing its attractiveness and revenue.


On the sporting side, the debate is equally intense. A biennial AFCON gives national teams regular opportunities to build squads, launch new generations and keep the public engaged. It is also a valuable showcase for players based in African leagues. Moving to a four-year cycle would reduce that exposure. Conversely, longer gaps could allow better preparation of each edition and greater focus on infrastructure. The real question is which model best serves African football in the long term.


The international calendar also matters. European clubs already release African internationals for tournaments and FIFA windows. A more frequent AFCON increases the strain. A four-year cycle does not automatically solve the problem either. And if CAF returns to a biennial format, it will need to clarify the place of the planned African Nations League.


Finally, there is the issue of credibility. Reversing a reform announced only months earlier is never straightforward. CAF would need to explain its reasons, the consultations held with its 54 member associations, and the consequences for commercial partners and future host nations.


At this stage, Motsepe has confirmed a re-evaluation, not a final decision. The challenge is not simply choosing between two and four years. It is about building a coherent, economically viable calendar that genuinely benefits African football as a whole.


AFCON 2027 in East Africa is confirmed. The competition’s rhythm remains under discussion. This is a story to watch closely.


Lucien Abembe

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