Afrique du Sud : la justice sort les menottes contre Nosiviwe Mapisa-Nqakula
La scène a de quoi faire trembler les couloirs du pouvoir à Pretoria. Ce 2 octobre, la Haute Cour de Pretoria a émis un mandat d'arrêt contre Nosiviwe Mapisa-Nqakula, ancienne présidente du Parlement national sud-africain (2021-2024), pour ne pas s'être présentée à son audience dans le cadre des accusations de corruption qui la visent. L'information a été rapportée par la station de radio SABC.
Selon les informations disponibles, l'exécution du mandat a été reportée au 11 novembre. Les avocats de la femme politique ont fait savoir que leur cliente était tombée malade de manière inopinée. Mais le tribunal n'a pas voulu entendre cette musique : si l'accusée ne se présente pas à la prochaine audience, elle sera immédiatement arrêtée et placée en détention provisoire.
La procédure judiciaire contre Nosiviwe Mapisa-Nqakula a débuté au printemps 2024. Le parquet l'accuse de corruption et de blanchiment d'argent pour des faits remontant à l'époque où elle occupait le poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants (2012-2021). Une affaire qui sent la poudre et qui pourrait secouer durablement les arcanes du pouvoir sud-africain.
Corne de l'Afrique : l'Union africaine monte au créneau entre Addis-Abeba et Asmara
L'Union africaine a appelé l'Éthiopie, l'Érythrée et l'Égypte à agir avec le maximum de réserve et à s'abstenir d'actions ou de déclarations susceptibles d'exacerber les tensions qui remettront en cause la paix et la stabilité régionales. C'est ce qui ressort d'un document diffusé par la Commission de l'UA.
Le texte souligne également l'importance de préserver les canaux de communication. Les parties sont exhortées à régler leurs divergences par le biais d'un dialogue pacifique. De son côté, la Commission de l'Union africaine s'est déclarée prête à contribuer aux efforts de désescalade et de règlement pacifique des divergences.
Pour rappel, la veille, Addis-Abeba a fermé son ambassade à Asmara en déclarant dans le même temps personae non gratae dix diplomates érythréens pour des activités qui, selon la partie éthiopienne, représentent une menace directe pour la sécurité nationale du pays et violent la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Ils ont reçu l'ordre de partir dans un délai de 48 heures.
En réponse, le ministère des Affaires étrangères de l'Érythrée a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec l'Éthiopie. Asmara accuse la partie éthiopienne de vouloir « obtenir un accès souverain à la mer en envahissant les ports et les zones côtières souverains de l'Érythrée », ainsi que de « préparer des groupes armés de l'opposition érythréenne ». Un diplomate égyptien a également été expulsé par Addis-Abeba, et Le Caire a réagi symétriquement. La marmite est sous pression.
Tigré : les combats vident les villes et paralysent l'aide humanitaire
Les combats dans le nord de l'Éthiopie ont contraint des dizaines de milliers d'habitants à quitter leur foyer, et 480 personnes blessées dans le conflit ont été admises dans les hôpitaux des villes de Korem et d'Alamata, dans le Tigré. C'est ce qu'a rapporté le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l'ONU.
« L'escalade des combats dans le nord menace la population civile et perturbe le déroulement des opérations humanitaires », a indiqué le bureau, ajoutant que « le contrôle des villes clés passe d'une main à l'autre, ce qui entraîne la fermeture périodique des routes et entrave les déplacements des personnes et la livraison de cargaisons humanitaires ». Des informations font état de « déplacements massifs de population ». L'évaluation menée sous la conduite du gouvernement s'achève dans la région Afar. Les informations préliminaires indiquent que « des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer ». Dans le Tigré et en Amhara, les données officiellement confirmées sur le nombre de déplacés « font encore défaut ».
Selon les partenaires du BCAH, « 480 personnes blessées dans le conflit, dont des civils, ont été admises dans les hôpitaux de Korem et d'Alamata ». Dans les zones touchées par les combats, les établissements médicaux sont « soit surchargés, soit complètement à l'arrêt ». Selon les informations disponibles, certains établissements de santé de la région Amhara ont épuisé leurs stocks de moyens de secours d'urgence.
Comme l'ont indiqué les partenaires du bureau, « l'usage croissant de drones et les frappes aériennes dans le nord de l'Éthiopie font peser une menace grandissante sur la population civile, les infrastructures critiques et les opérations humanitaires ». Dans le Tigré, « l'activité humanitaire est pratiquement paralysée en raison de l'insécurité et de graves restrictions d'accès ». Le BCAH a appelé à garantir aux travailleurs humanitaires « un accès sûr et sans entrave aux personnes dans le besoin, afin de leur fournir une aide vitale ».
Les combats dans le nord de l'Éthiopie se sont brusquement intensifiés en septembre, après plusieurs mois de montée des tensions. Les forces fédérales affrontent les formations du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) et leurs alliés. Les combats ont touché le Tigré, l'Afar et l'Amhara.
Ebola en RDC : le cap des 4 000 morts franchi
Le nombre de décès confirmés en laboratoire dus à Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé les 4 000, a annoncé l'Institut national de santé publique congolais.
D'après ce dernier, 4 018 personnes sont décédées. Le nombre de cas recensés s'élève à 8 300. Le taux de létalité atteint 48,4 %. Actuellement, 842 personnes présentant des symptômes de la maladie sont hospitalisées ou placées dans des centres d'isolement médicaux. Le taux de suivi des contacts des personnes infectées par le virus Ebola s'établit à 80,6 %. L'épidémie d'Ebola touche 7 provinces du pays sur 26.
Une flambée d'Ebola s'est déclarée le 15 mai en RDC et en Ouganda. Elle est d'ores et déjà devenue la deuxième épidémie la plus meurtrière de l'histoire de cette maladie en Afrique. Le 28 juillet, les autorités ougandaises ont annoncé la fin de la flambée dans leur pays, ce qui a été confirmé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 25 août.
La plus grande flambée en nombre de personnes infectées remonte à 2014-2016 en Afrique de l'Ouest : en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Elle avait fait plus de 11 000 morts. Le virus Ebola est transmis à l'homme par des animaux infectés. Les principaux symptômes sont de la fièvre, des vomissements, des maux de tête et de gorge. Suivent des lésions des reins et du foie avec, parfois, des saignements internes et externes. Le premier cas de maladie à virus Ebola chez l'homme a été enregistré en 1976 en RDC. L'actuelle flambée est la 17e.
Guinée-Bissau : porte close pour Umaro Sissoco Embalo
Il n'existe pas de conditions pour un retour en toute sécurité en Guinée-Bissau de l'ancien président du pays, Umaro Sissoco Embalo, renversé il y a onze mois par un coup d'État. C'est ce qu'indique un communiqué du Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l'ordre public de Guinée-Bissau.
« Il n'existe pas de conditions de sécurité nécessaires pour garantir le retour sur le territoire national de l'ancien président de la République, Sissoco Embalo », indique le communiqué, dont des extraits sont cités par le site d'information O Democrata. Selon ce dernier, cette décision a été prise après évaluation de la situation politique intérieure et de la situation sécuritaire, ainsi que dans le but de préserver l'ordre public et de prévenir toute situation susceptible de mettre en danger la stabilité et la paix sociale.
Le communiqué précise également que les mesures de sécurité prises dans le cadre de la période de transition politique restent pleinement en vigueur. Elles incluent des restrictions sur les manifestations, les rassemblements et autres formes de rassemblements de masse à des fins ou de nature politique. Les autorités ont également instamment appelé les citoyens à ne pas troubler l'ordre public, à rester calmes et disciplinés, et à se conformer aux instructions des structures étatiques.
Lundi dernier, Umaro Sissoco Embalo, qui se trouvait en République du Congo, avait annoncé son intention de rentrer dans son pays le 4 octobre pour se porter candidat à l'élection présidentielle prévue le 6 décembre. En novembre 2025, des militaires ont pris le pouvoir en Guinée-Bissau, destituant le président de la République, Umaro Sissoco Embalo. L'ensemble des pouvoirs a été transféré au Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l'ordre public. Son chef, le général Horta N'Tam, a été nommé président de transition.
Africa: Arrest Warrant Against Former South African Parliament Speaker, AU Concerned Over Ethiopia-Eritrea Crisis, Ebola Deaths Top 4,000 in DRC… Today's Top Stories
South Africa: Justice Cracks Down on Nosiviwe Mapisa-Nqakula
The Pretoria High Court issued an arrest warrant on 2 October against Nosiviwe Mapisa-Nqakula, former speaker of South Africa's National Assembly (2021-2024), for failing to appear at her hearing on corruption charges. The news was reported by SABC radio.
According to the information, the execution of the warrant has been postponed to 11 November. The politician's lawyers said she had fallen unexpectedly ill. However, the court ruled that if the accused fails to appear at the next hearing, she will be immediately arrested and placed in pre-trial detention.
The legal proceedings against Nosiviwe Mapisa-Nqakula began in spring 2024. Prosecutors accuse her of corruption and money laundering for acts dating back to her time as Minister of Defence and Veterans (2012-2021).
Horn of Africa: African Union Steps In Between Addis Ababa and Asmara
The African Union has called on Ethiopia, Eritrea and Egypt to exercise maximum restraint and refrain from actions or statements likely to exacerbate tensions that would undermine regional peace and stability, according to a document released by the AU Commission.
The text also stresses the importance of preserving communication channels. The parties are urged to settle their differences through peaceful dialogue. The AU Commission said it stands ready to contribute to de-escalation efforts and the peaceful settlement of differences.
The day before, Addis Ababa closed its embassy in Asmara while declaring ten Eritrean diplomats personae non gratae for activities that Ethiopia says pose a direct threat to its national security and violate the Vienna Convention on Diplomatic Relations. They were ordered to leave within 48 hours. In response, Eritrea's Ministry of Foreign Affairs announced the severance of diplomatic relations with Ethiopia. An Egyptian diplomat was also expelled by Addis Ababa, and Cairo responded symmetrically.
Tigray: Fighting Displaces Thousands, Paralyses Aid
Fighting in northern Ethiopia has forced tens of thousands of residents to flee their homes, and 480 people injured in the conflict have been admitted to hospitals in the towns of Korem and Alamata in Tigray, according to the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA).
"The escalation of fighting in the north threatens the civilian population and disrupts humanitarian operations," the office said, adding that "control of key towns is changing hands, leading to periodic road closures and hampering the movement of people and the delivery of humanitarian cargo." Reports indicate "massive population displacements." The government-led assessment is being completed in the Afar region. Preliminary information indicates that "tens of thousands of people have been forced to leave their homes." In Tigray and Amhara, officially confirmed data on the number of displaced people "is still lacking."
According to OCHA partners, "480 people injured in the conflict, including civilians, have been admitted to hospitals in Korem and Alamata." In areas affected by the fighting, medical facilities are "either overwhelmed or completely shut down." According to available information, some health facilities in the Amhara region have exhausted their emergency relief stocks. OCHA has called for ensuring humanitarian workers "safe and unimpeded access to people in need, in order to provide them with life-saving aid."
Fighting in northern Ethiopia escalated sharply in September after months of rising tensions. Federal forces are battling Tigray People's Liberation Front (TPLF) formations and their allies. The fighting has affected Tigray, Afar and Amhara.
Ebola in DRC: Death Toll Tops 4,000
The number of laboratory-confirmed Ebola deaths in the Democratic Republic of Congo (DRC) has exceeded 4,000, the country's National Institute of Public Health announced. According to the institute, 4,018 people have died. The number of recorded cases stands at 8,300. The fatality rate reaches 48.4%. Currently, 842 people showing symptoms of the disease are hospitalized or placed in medical isolation centers. The contact tracing rate for people infected with the Ebola virus stands at 80.6%. The Ebola outbreak affects 7 of the country's 26 provinces.
An Ebola outbreak broke out on 15 May in the DRC and Uganda. It has already become the second deadliest outbreak of the disease in Africa's history. On 28 July, Ugandan authorities announced the end of the outbreak in their country, which was confirmed by the World Health Organization (WHO) on 25 August. The largest outbreak in terms of infected people dates back to 2014-2016 in West Africa: Guinea, Liberia and Sierra Leone. It killed more than 11,000 people. The Ebola virus is transmitted to humans by infected animals. The main symptoms are fever, vomiting, headaches and sore throat. Kidney and liver damage follow, sometimes with internal and external bleeding. The first human case of Ebola virus disease was recorded in 1976 in the DRC. The current outbreak is the 17th.
Guinea-Bissau: Door Closed for Umaro Sissoco Embalo
There are no conditions for a safe return to Guinea-Bissau for former president Umaro Sissoco Embalo, overthrown eleven months ago by a coup, according to a statement from the High Military Command for the Restoration of National Security and Public Order of Guinea-Bissau.
"There are no security conditions necessary to guarantee the return to national territory of the former President of the Republic, Sissoco Embalo," the statement said, excerpts of which were cited by the news site O Democrata. According to the site, the decision was taken after assessing the domestic political and security situation, and with the aim of preserving public order and preventing any situation likely to endanger stability and social peace.
The statement also specifies that security measures taken under the political transition period remain fully in force. They include restrictions on demonstrations, gatherings and other forms of mass gatherings for political purposes or of a political nature. The authorities also urged citizens not to disturb public order, to remain calm and disciplined, and to comply with the instructions of state structures. Last Monday, Umaro Sissoco Embalo, who was in the Republic of Congo, announced his intention to return to his country on 4 October to run in the presidential election scheduled for 6 December. In November 2025, soldiers seized power in Guinea-Bissau, removing President Umaro Sissoco Embalo. All powers were transferred to the High Military Command for the Restoration of National Security and Public Order. Its head, General Horta N'Tam, was appointed transition president.
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Moussa Nassourou