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Pape Léon XIV : 'Ne cédez pas à l'illusion du réarmement' – Mais où est donc passée l'Europe de Macron ?

Sommet fantôme à Luxembourg : Macron convoque l'Europe pour la paix, mais les dirigeants de l'UE brillent par leur absence. Le pape Léon XIV en profite pour lancer un cri d'alarme historique sur le réarmement. Récit d'un rendez-vous manqué aux allures de séisme diplomatique.

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Macron invite l'Europe, l'Europe ne vient pas : le pape Léon XIV lance un avertissement glaçant sur le réarmement


C'est un silence assourdissant qui en dit long sur l'état de l'Union européenne. Ce vendredi, au centre de conférences Robert Schuman, à Luxembourg, Emmanuel Macron avait convié les dirigeants des 27 à un sommet informel placé sous le signe de la paix et de l'unité. Réponse : une chaise vide. Ou presque.


Un sommet fantôme


La liste des participants diffusée par l'Élysée a de quoi faire froid dans le dos. Outre le président français, un seul dirigeant d'un pays membre de l'UE était présent : le Premier ministre luxembourgeois, Luc Frieden. Un face-à-face quasi solitaire pour un homme qui rêvait de rassembler le continent autour d'une même voix.


Parmi les invités de marque, on notait tout de même la présence du Grand-Duc de Luxembourg, Guillaume V, du Prince Albert II de Monaco, et de l'ancien président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Mais les grands absents — les dirigeants des grandes puissances européennes — ont laissé un goût amer dans l'air.


Le Vatican, contacté, a joué la carte de la prudence. Son service de presse a indiqué que l'événement avait été organisé par la France et qu'il ne disposait pas d'informations sur les invités. "Des représentants des institutions européennes" étaient attendus, a-t-on ajouté. Une formule diplomatique pour masquer un désaveu politique.


Le pape Léon XIV : "Ne cédez pas à l'illusion du réarmement"


C'est dans ce contexte de vide diplomatique que le pape Léon XIV a pris la parole. Et ses mots ont frappé comme un coup de tonnerre.


"Il faut toutefois se garder de l'illusion du réarmement", a déclaré le pontife devant un parterre clairsemé. "Favoriser la paix est une œuvre active. Aujourd'hui, il faut se demander si nous déployons réellement des 'efforts créatifs' pour favoriser la paix mondiale, ou si nous cherchons simplement à 'endiguer l'hémorragie de la guerre' et à mieux nous préparer à celles que nous supposons devoir encore venir."


Un avertissement limpide. Léon XIV a noté que "les vents de la guerre enveloppent l'Europe" et a appelé à mettre fin au "carnage insensé qui emporte chaque jour la vie de civils". Dans un monde où les budgets militaires explosent et où les discours bellicistes refont surface, le successeur de Pierre a choisi de rappeler l'essentiel : la paix n'est pas un vain mot, c'est un combat de tous les instants.


Un signal fort pour l'Afrique et le monde


Pour nous, Camerounais, Africains, et pour tous les peuples qui subissent les contrecoups des guerres lointaines, ce sommet manqué résonne comme un écho inquiétant. L'Europe, qui se veut un modèle de coopération et de dialogue, peine à s'asseoir à la même table quand il s'agit de parler de paix. Que dire alors des régions du monde où les conflits font rage au quotidien ?


Le pape Léon XIV, en choisissant le centre Robert Schuman — du nom de l'un des pères fondateurs de l'Europe —, a rappelé que l'intégration européenne était née d'un refus de la guerre. Un rappel à l'ordre historique qui contraste avec l'absence des principaux intéressés.


Suède : Andreas Norlen réélu à la tête du Riksdag


Pendant que l'Europe de la paix cherche ses marques, la Suède, elle, a tranché. Andreas Norlen, figure du Parti de la coalition modérée, a été réélu président du parlement suédois pour la nouvelle législature. Lors de la première session du nouveau Riksdag, après les élections générales du 13 septembre, il a obtenu **200 voix** de parlementaires.


Sa rivale, Johanna Haraldsson, candidate du Parti social-démocrate — le plus grand parti du pays —, n'a recueilli que 146 voix. Norlen a été soutenu non seulement par les partis du bloc de droite, mais aussi par les Démocrates suédois, les Chrétiens démocrates et le Parti libéral. Il occupe ce poste depuis 2018. Une réélection qui témoigne d'une certaine stabilité institutionnelle dans un pays où le débat politique reste vif.


Ce qu'il faut retenir



  • Un sommet fantôme : Macron voulait rassembler l'Europe pour la paix, mais les dirigeants de l'UE ont boudé l'invitation. Seul le Luxembourg a répondu présent.

  • Un pape en sentinelle : Léon XIV met en garde contre l'illusion du réarmement et appelle à des "efforts créatifs" pour la paix.

  • Un contraste saisissant : pendant que l'Europe de la paix s'enlise, la Suède réélit son président du parlement dans le calme institutionnel.

  • Un message universel : la paix n'est pas un luxe, c'est une urgence. Et elle ne se décrète pas dans les chancelleries, elle se construit dans les cœurs et les actes.


La question qui fâche : si l'Europe ne vient pas quand on l'invite à parler de paix, qui viendra quand il faudra parler de guerre ?




Macron Invites Europe, Europe Doesn't Show: Pope Leo XIV Issues Chilling Warning on Rearmament


It was a deafening silence that speaks volumes about the state of the European Union. This Friday, at the Robert Schuman Conference Center in Luxembourg, Emmanuel Macron had invited the leaders of the 27 member states to an informal summit dedicated to peace and unity. The response: an empty chair. Or almost.


A Phantom Summit


The list of participants released by the Élysée Palace is enough to send shivers down your spine. Apart from the French president, only one leader from an EU member state was present: Luxembourg's Prime Minister, Luc Frieden. A near-solitary face-to-face for a man who dreamed of rallying the continent around a single voice.


Among the notable guests were Grand Duke Guillaume V of Luxembourg, Prince Albert II of Monaco, and former European Commission President Jean-Claude Juncker. But the big absentees — the leaders of Europe's major powers — left a bitter taste in the air.


The Vatican, when contacted, played it cautious. Its press office stated that the event had been organized by France and that it had no information about the guests. "Representatives of European institutions" were expected, it added. A diplomatic formula to mask a political snub.


Pope Leo XIV: "Do Not Yield to the Illusion of Rearmament"


It was in this context of diplomatic void that Pope Leo XIV spoke. And his words struck like thunder.


"We must, however, guard against the illusion of rearmament," the pontiff declared before a sparse audience. "Fostering peace is an active work. Today, we must ask ourselves whether we are truly deploying 'creative efforts' to foster world peace, or whether we are simply seeking to 'stem the hemorrhage of war' and better prepare for those we assume are yet to come."


A crystal-clear warning. Leo XIV noted that "the winds of war are enveloping Europe" and called for an end to the "senseless carnage that claims the lives of civilians every day." In a world where military budgets are exploding and belligerent rhetoric is resurfacing, the successor of Peter chose to recall the essential: peace is not an empty word, it is a constant struggle.


A Strong Signal for Africa and the World


For us Cameroonians, Africans, and all peoples who suffer the repercussions of distant wars, this missed summit resonates like an ominous echo. Europe, which claims to be a model of cooperation and dialogue, struggles to sit at the same table when it comes to talking about peace. What then of the regions of the world where conflicts rage daily?


Pope Leo XIV, by choosing the Robert Schuman Center — named after one of the founding fathers of Europe — recalled that European integration was born from a refusal of war. A historical wake-up call that contrasts with the absence of the main stakeholders.


Sweden: Andreas Norlen Re-elected as Speaker of the Riksdag


While the Europe of peace searches for its bearings, Sweden has made its choice. Andreas Norlen, a figure of the Moderate Coalition Party, has been re-elected Speaker of the Swedish Parliament for the new legislature. During the first session of the new Riksdag, following the general elections of September 13, he received **200 votes** from parliamentarians.


His rival, Johanna Haraldsson, candidate of the Social Democratic Party — the country's largest party —, received only 146 votes. Norlen was supported not only by the parties of the right-wing bloc but also by the Sweden Democrats, the Christian Democrats, and the Liberal Party. He has held the position since 2018. A re-election that testifies to a certain institutional stability in a country where political debate remains lively.


Key Takeaways



  • A phantom summit: Macron wanted to unite Europe for peace, but EU leaders snubbed the invitation. Only Luxembourg showed up.

  • A pope on watch: Leo XIV warns against the illusion of rearmament and calls for "creative efforts" for peace.

  • A striking contrast: while the Europe of peace stalls, Sweden re-elects its parliamentary speaker in institutional calm.

  • A universal message: peace is not a luxury, it is an emergency. And it is not decreed in chancelleries; it is built in hearts and deeds.


The uncomfortable question: if Europe doesn't show up when invited to talk about peace, who will come when it's time to talk about war?


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Ekanga Ekanga Fernand

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