Mojtaba Khamenei dirige pleinement l’Iran : Pezeshkian l’affirme et ouvre la porte à un accord nucléaire avec Washington
Le président iranien Massoud Pezeshkian a tranché, sans détour. Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême de la République islamique, est en bonne santé et exerce pleinement ses fonctions. C’est ce qu’il a déclaré dans une interview accordée à Fox News, au moment où Téhéran et Washington continuent de s’observer dans un climat de tension extrême.
« Tout à fait, pleinement », a répondu Pezeshkian, par l’intermédiaire d’un interprète, lorsqu’on lui a demandé si Mojtaba Khamenei était capable de diriger le pays. Il a précisé que « la mise en œuvre de la politique relève de l’administration et du gouvernement », tout en insistant : « les directives viennent » du guide suprême. Quant à l’absence de diffusion régulière d’enregistrements ou de déclarations publiques du nouveau leader, le président iranien a rejeté la balle dans le camp des « étrangers ». « L’insécurité est le résultat des actions d’étrangers », a-t-il lancé.
Pezeshkian a même indiqué avoir rencontré personnellement Mojtaba Khamenei. « Je ne me souviens pas de la date exacte, c’était il y a environ un mois ou un mois et demi. Notre rencontre a duré environ sept heures. Nous avons parlé face à face », a-t-il précisé.
Pour rappel, Mojtaba Khamenei a succédé à son père, Ali Khamenei, mort après des frappes de missiles américaines et israéliennes contre l’Iran. Depuis, le silence relatif autour du nouveau guide alimentait les spéculations. Pezeshkian vient de tenter d’y mettre un terme.
Sur le plan diplomatique, le président iranien a également fait savoir que Téhéran espère un retour des États-Unis au mémorandum d’entente signé en juin, et ce avant les élections de mi-mandat américaines prévues le 3 novembre. « Nous ne voulons pas que cela aille jusqu’aux élections de mi-mandat. Nous souhaiterions que les Américains reviennent au mémorandum d’entente avant les élections de mi-mandat », a-t-il déclaré en marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, selon NBC.
Rappel des faits : les États-Unis et Israël ont engagé une guerre contre l’Iran le 28 février. En juin, Washington et Téhéran avaient signé un mémorandum d’entente prévoyant un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais dans la nuit du 7 au 8 juillet, les frappes américaines ont repris, Washington accusant l’Iran d’avoir violé les termes de l’accord concernant le détroit d’Ormuz. De son côté, Donald Trump a affirmé plus tôt ce mois-ci être convaincu que la guerre prendrait fin immédiatement après – ou même avant – les élections de novembre.
Autre point majeur soulevé par Pezeshkian : la possibilité pour l’Iran de renoncer à l’uranium enrichi à 60 % en cas d’accord avec les États-Unis. « Oui. Dans le cadre du droit international, sur la base du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, nous respecterons tout ce qui nous est demandé », a-t-il assuré. Il a rappelé que l’Iran ne souhaite pas se doter d’une arme nucléaire. « Notre guide suprême vénéré, mort en martyr [Ali Khamenei], a déclaré à plusieurs reprises que c’était pervers d’un point de vue religieux. Du point de vue de la religion, il est illégal de posséder des armes de destruction massive », a-t-il souligné.
En résumé, Pezeshkian envoie un double message : le pouvoir iranien tient, Mojtaba Khamenei est aux commandes, et la porte d’un accord reste ouverte… à condition que Washington revienne à la table avant les midterms. Reste à savoir si l’administration Trump entendra l’appel ou préfèrera laisser le dossier traîner jusqu’après le 3 novembre.
Mojtaba Khamenei Fully in Charge: Pezeshkian Confirms Supreme Leader’s Health and Signals Openness to Nuclear Deal with Washington
Iranian President Massoud Pezeshkian has drawn a clear line. Mojtaba Khamenei, Iran’s new Supreme Leader, is in good health and fully exercising his authority. That is what he stated in an interview with Fox News, at a time of continued high tension between Tehran and Washington.
“Absolutely, fully,” Pezeshkian replied through an interpreter when asked whether Mojtaba Khamenei was healthy and capable of leading the country. He added that “policy implementation is the responsibility of the administration and the government,” while stressing that “the directives come” from the Supreme Leader. Addressing the lack of regular public recordings or statements from the new leader, Pezeshkian blamed “foreigners.” “Insecurity is the result of the actions of foreigners,” he said.
Pezeshkian also revealed he had met Mojtaba Khamenei in person. “I don’t remember the exact date; it was about a month or a month and a half ago. Our meeting lasted around seven hours. We spoke face to face,” he said.
Mojtaba Khamenei succeeded his father, Ali Khamenei, who died following U.S. and Israeli missile strikes on Iran. The relative silence surrounding the new Supreme Leader had fueled speculation. Pezeshkian has now sought to put those questions to rest.
On the diplomatic front, the Iranian president said Tehran hopes the United States will return to the memorandum of understanding signed in June, and do so before the U.S. midterm elections on November 3. “We do not want this to go until the midterm elections. We would like the Americans to return to the memorandum of understanding before the midterm elections,” he said on the sidelines of the high-level week of the 81st UN General Assembly in New York, according to NBC.
Background: The United States and Israel launched a war against Iran on February 28. In June, Washington and Tehran signed a memorandum of understanding calling for an immediate ceasefire on all fronts, including Lebanon. However, on the night of July 7-8, U.S. strikes resumed, with Washington accusing Iran of violating the agreement regarding the Strait of Hormuz. Earlier this month, Donald Trump expressed confidence that the war with Iran would end immediately after — or even before — the November elections.
Pezeshkian also indicated that Iran could renounce 60% highly enriched uranium as part of a deal with the United States. “Yes. Within the framework of international law, based on the Nuclear Non-Proliferation Treaty, we will respect everything that is asked of us,” he said. He reiterated that Iran does not seek a nuclear weapon. “Our revered Supreme Leader, who died a martyr [Ali Khamenei], repeatedly stated that it was religiously wrong. From a religious point of view, it is illegal to possess weapons of mass destruction,” he stressed.
In short, Pezeshkian is sending a dual message: the Iranian leadership is stable, Mojtaba Khamenei is firmly in control, and the door to an agreement remains open — provided Washington returns to the table before the midterms. Whether the Trump administration will heed the call or prefer to let the issue linger until after November 3 remains to be seen.
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Moussa Nassourou