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Claude Leroy dénonce les « proxénètes du football » : « 30 millions FCFA pour venir jouer en équipe nationale, c'est inacceptable »

Claude Leroy scandalise : des agents réclamaient jusqu'à 30 millions FCFA (40 000 €) pour qu'un joueur rejoigne les Diables Rouges du Congo. Le sélectionneur menace de claquer la porte. Une bombe dans le football africain.

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Le « Sorcier blanc » sort le grimoire et la gifle


Claude Leroy n'a pas la langue dans sa poche. Le sélectionneur des Diables Rouges du Congo a convoqué la presse pour parler des éliminatoires de la CAN 2027. Mais c'est un tout autre sujet qui a enflammé la salle : la marchandisation des joueurs en équipe nationale.


« C'est la première fois que j'entends cela, de toute ma carrière. » La phrase tombe comme un coup de tonnerre dans le ciel de Brazzaville. Claude Leroy, 76 ans, plus de cinq décennies de football sur les bancs d'Afrique, n'avait jamais vu ça. Des agents réclamant des sommes astronomiques pour que leurs poulains daignent enfiler le maillot national.


Le chiffre donne le vertige : près de 30 millions de FCFA. Soit environ 40 000 euros. Juste pour venir jouer un match. Un match pour son pays.


« Je pense que vous trouverez cela considérable quand on demande pas loin de 30 millions de FCFA juste pour venir faire un match en équipe nationale », a lâché l'ancien sélectionneur du Cameroun, du Togo et du Ghana. Le ton est celui d'un homme écœuré. Pas d'un naïf. D'un vétéran qui a tout vu, mais pas ça.


« Des proxénètes du football moderne »


Claude Leroy ne s'arrête pas au constat. Il charge. Et il vise juste.


« Certains joueurs sont très mal conseillés, avec des agents qui sont des proxénètes du football moderne. » Le mot est brutal. Assassin. Mais il dit tout : ces intermédiaires qui monnayent la convocation d'un joueur, qui transforment un honneur en transaction, qui vendent du rêve national au plus offrant.


Le champion d'Afrique 1988 avec le Cameroun enfonce le clou : « Ce sont eux qui ne voient pas à l'intérêt du joueur, qui ne pensent même pas à l'intérêt d'un pays parce que, souvent, ils ne sont pas du même pays que le joueur. Donc ils s'en foutent complètement de la République du Congo. »


La logique est imparable. Ces agents, souvent étrangers, n'ont aucune attache avec le Congo. Leurs joueurs, parfois, n'y ont jamais mis les pieds. L'équipe nationale devient une ligne sur un contrat. Un argument de négociation. Une marchandise.


La menace du vieux lion


Claude Leroy n'est pas du genre à menacer en l'air. Le « Sorcier blanc » a un ultimatum. Et il est clair.


« Je peux vous dire une chose. Le jour où on accepte même 100 euros indépendamment des frais de mission, les primes de matchs ; le jour où on donne de l'argent à un joueur pour qu'il vienne jouer en équipe nationale, je m'en vais tout de suite. »


Traduction : jamais. Jamais il ne cautionnera cette pratique. Jamais il ne fermera les yeux. Le jour où le football congolais cédera à ce chantage, Claude Leroy pliera bagage. À 76 ans, il n'a plus rien à prouver. Il a des principes. Et il les défend.


Pour lui, la seule contrepartie acceptable, c'est celle qui sert la performance. Les conditions de travail. La préparation. Le respect du joueur. Pas son porte-monnaie.


Un scandale qui dépasse le Congo


Ce que dénonce Claude Leroy n'est pas un cas isolé. C'est un système. Une dérive qui gangrène le football africain depuis des années. Les convocations monnayées, les primes détournées, les agents qui placent leurs joueurs comme on place des actions en bourse.


Le Congo n'est peut-être que la partie visible de l'iceberg. Mais la voix de Leroy porte. Elle porte parce qu'il est respecté. Parce qu'il a entraîné partout. Parce qu'il a gagné. Parce qu'il n'a jamais eu besoin de tricher pour construire sa légende.


Son indignation, c'est celle de tout un continent. Celle des supporters qui voient leur équipe nationale devenir une annexe de bureaux d'agents. Celle des dirigeants impuissants. Celle des joueurs eux-mêmes, souvent victimes de conseils empoisonnés.


Claude Leroy a posé un acte. Un vrai. Pas une déclaration de façade. Il a mis sa crédibilité sur la table. Il a dit : ça, je ne le accepte pas. Et si vous le faites, je pars.


Reste à savoir qui écoute. La Fédération congolaise ? Les autorités ? Les agents eux-mêmes ? Le football africain a longtemps fermé les yeux. Trop longtemps. Aujourd'hui, un vieil homme blanc au parler cash vient de briser la loi du silence.


Le « Sorcier blanc » a jeté un sort. À ceux qui salissent le maillot. À ceux qui vendent l'honneur. À ceux qui croient que tout s'achète.


Reste à savoir si le sortilège prendra.




Claude Leroy Exposes Football's "Modern-Day Pimps": "30 Million FCFA to Play for Your Country? Unacceptable"


Claude Leroy drops a bombshell: agents demanded up to 30 million FCFA (€40,000) for players to join Congo's national team. The coach threatens to walk away. A scandal rocking African football.


The "White Witch Doctor" Casts a Spell and a Slap


Claude Leroy doesn't mince words. Congo's national team coach called a press conference to discuss the 2027 AFCON qualifiers. But another topic set the room ablaze: the commodification of players in national teams.


"This is the first time I've ever heard of this in my entire career." The sentence lands like thunder over Brazzaville. Claude Leroy, 76, with over five decades of football on African benches, had never seen anything like it. Agents demanding astronomical sums for their players to even deign to wear the national jersey.


The figure is dizzying: nearly 30 million FCFA. Roughly €40,000. Just to play a match. A match for your country.


"I think you'll find that considerable when they ask for nearly 30 million FCFA just to come and play a national team match," snapped the former Cameroon, Togo, and Ghana coach. His tone is that of a disgusted man. Not a naive one. A veteran who has seen it all—but not this.


"Modern Football's Pimps"


Claude Leroy doesn't stop at the observation. He attacks. And he hits hard.


"Some players are very badly advised, with agents who are the pimps of modern football." The word is brutal. Assassin-like. But it says it all: these intermediaries who monetize a player's call-up, who turn an honor into a transaction, who sell the national dream to the highest bidder.


The 1988 Africa Cup of Nations champion with Cameroon drives the point home: "They're the ones who don't see the player's interest, who don't even think about a country's interest because, often, they're not from the same country as the player. So they couldn't care less about the Republic of Congo."


The logic is irrefutable. These agents, often foreign, have no ties to Congo. Their players, sometimes, have never set foot there. The national team becomes a line on a contract. A bargaining chip. Merchandise.


The Old Lion's Threat


Claude Leroy isn't one to make empty threats. The "White Witch Doctor" has an ultimatum. And it's clear.


"I can tell you one thing. The day we accept even €100—regardless of mission expenses or match bonuses; the day we give money to a player to come play for the national team—I'm leaving immediately."


Translation: never. He will never condone this practice. He will never turn a blind eye. The day Congolese football yields to this blackmail, Claude Leroy walks away. At 76, he has nothing left to prove. He has principles. And he defends them.


For him, the only acceptable compensation is what serves performance. Working conditions. Preparation. Respect for the player. Not his wallet.


A Scandal Beyond Congo


What Claude Leroy denounces is not an isolated case. It's a system. A drift that has been rotting African football for years. Monetized call-ups, embezzled bonuses, agents placing their players like stocks on a exchange.


Congo may only be the visible tip of the iceberg. But Leroy's voice carries. It carries because he is respected. Because he has coached everywhere. Because he has won. Because he never needed to cheat to build his legend.


His indignation is that of an entire continent. Of supporters watching their national team become an annex of agents' offices. Of powerless officials. Of the players themselves, often victims of poisoned advice.


Claude Leroy has made a move. A real one. Not a facade statement. He has put his credibility on the table. He has said: this, I will not accept. And if you do it, I leave.


Now we wait to see who is listening. The Congolese Federation? The authorities? The agents themselves? African football has long turned a blind eye. For too long. Today, an old white man with straight talk has just broken the code of silence.


The "White Witch Doctor" has cast a spell. On those who sully the jersey. On those who sell honor. On those who believe everything can be bought.


Now we wait to see if the spell takes hold.


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Junior Choumdze

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