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Guinée : France 24 interdite de diffusion, la HAC accuse la chaîne d’avoir visé Mamadi Doumbouya

La Guinée interdit immédiatement France 24 sur tout son territoire. La HAC accuse la chaîne d’avoir porté atteinte à la dignité du président Mamadi Doumbouya.

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Guinée : France 24 interdite de diffusion, la HAC accuse la chaîne d’avoir visé Mamadi Doumbouya


La Haute Autorité de la communication (HAC) de Guinée a annoncé l’interdiction immédiate de France 24 sur l’ensemble du territoire national. Le régulateur reproche à la chaîne française d’avoir utilisé des « termes attentatoires à la dignité du chef de l’État » et affirme que ses précédentes injonctions n’ont pas été respectées.


Nouvelle escalade entre les autorités guinéennes et un média international. La Haute Autorité de la communication (HAC) a décidé d’interdire la diffusion de France 24 en Guinée, avec effet immédiat, selon un communiqué publié par le site Guinée News.


La mesure concerne l’ensemble des moyens permettant d’accéder à la chaîne. La HAC précise que l’interdiction s’applique notamment au satellite, au câble, aux applications mobiles, aux sites internet et aux réseaux sociaux.



« La chaîne de télévision internationale France 24 est interdite de diffusion avec effet immédiat sur toute l’étendue du territoire de la République de Guinée, par tout vecteur technique », indique la HAC.



Le régulateur guinéen annonce également la révocation de l’autorisation de diffusion de France 24 dans le pays. Les accréditations de presse de l’ensemble des correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs de la chaîne en Guinée sont, elles aussi, retirées avec effet immédiat.


La HAC dénonce une « offense continue » au chef de l’État


Pour justifier sa décision, la Haute Autorité de la communication évoque notamment une « offense continue à la personne » du président Mamadi Doumbouya ainsi qu’une « violation flagrante de la souveraineté juridique de la République de Guinée ».


La HAC affirme surtout que France 24 n’aurait pas donné suite à une précédente décision lui demandant de mettre fin à l’utilisation de certains termes visant le chef de l’État et d’effectuer les rectifications éditoriales demandées.


Selon le régulateur, la direction de France 24 aurait manifesté un « refus manifeste, délibéré » de se conformer à cette injonction.


La HAC invoque également la nécessité d’agir rapidement afin de « préserver l’ordre public, la stabilité des institutions et l’image du pays ».


Le terme « président putschiste » au cœur de la controverse


Le communiqué de la HAC ne précise pas, dans les éléments rapportés, le contenu exact ayant déclenché la nouvelle sanction.


L’Agence France-Presse (AFP) rapporte toutefois que France 24 avait qualifié Mamadi Doumbouya de « président putschiste » dans un journal télévisé.


Cette formulation renvoie directement au parcours politique du dirigeant guinéen. En septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya avait dirigé le coup d’État qui avait renversé le président Alpha Condé.


Après la prise du pouvoir militaire, Mamadi Doumbouya avait prêté serment en octobre 2021 comme président de la transition.


France 24 appartient au groupe audiovisuel public français France Médias Monde, qui rassemble notamment France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya.


Une décision qui intervient dans un contexte politique sensible


L’interdiction intervient alors que Mamadi Doumbouya exerce désormais la fonction de président de la République à la suite de l’élection présidentielle de décembre 2025, selon les informations fournies pour cet article.


La décision de la HAC dépasse ainsi la seule question du traitement médiatique du chef de l’État. Elle prive également les journalistes et collaborateurs de France 24 présents en Guinée de leurs accréditations professionnelles.


La portée de la mesure est particulièrement large puisque le régulateur ne se limite pas à la diffusion classique de la chaîne. Les plateformes numériques et les réseaux sociaux sont également explicitement concernés.


Une interdiction à effet immédiat


La HAC précise que sa décision prend effet à compter de sa date de signature. France 24 ne peut donc plus être diffusée légalement en Guinée par les différents vecteurs visés par le régulateur.


À ce stade, le contenu éditorial précis ayant motivé la décision reste à documenter à partir du communiqué intégral de la HAC et des éventuelles réactions de France 24 ou de France Médias Monde.


Cette affaire relance en tout cas la question des rapports entre les autorités de régulation guinéennes et les médias internationaux, dans un contexte où la couverture de la période de transition et de la gouvernance de Mamadi Doumbouya fait régulièrement l’objet de controverses.




Guinea bans France 24, regulator accuses channel of using offensive terms against Mamadi Doumbouya


Guinea’s media regulator has immediately banned France 24 from broadcasting across the country. The High Authority for Communication (HAC) accuses the French international news channel of using terms that allegedly undermine the dignity of President Mamadi Doumbouya.


Relations between Guinea’s authorities and an international media outlet have taken a new turn. The High Authority for Communication (HAC) has announced the immediate suspension of France 24’s broadcasting activities in Guinea, according to a statement published by Guinean news website Guinée News.


The ban covers all technical means of accessing the channel, including satellite, cable, mobile applications, websites and social media platforms.



“The international television channel France 24 is prohibited from broadcasting with immediate effect throughout the territory of the Republic of Guinea, through any technical means,” the HAC said.



The regulator has also revoked France 24’s broadcasting authorization in Guinea.


In addition, the press accreditations of all France 24 correspondents, special envoys and staff working in Guinea have been withdrawn with immediate effect.


HAC accuses France 24 of a continued “offense” against the president


The HAC justified its decision by referring to what it described as a “continued offense against the person” of President Mamadi Doumbouya and a “flagrant violation of the legal sovereignty of the Republic of Guinea.”


The regulator said it had previously ordered France 24 to stop using terms it considered offensive to the dignity of the head of state and to make the required editorial corrections.


According to the HAC, the channel’s management showed a “manifest and deliberate refusal” to comply with that decision.


The regulator also cited the “urgency and necessity” of preserving public order, institutional stability and the country’s image.


“Putschist president” at the center of the dispute


The precise content that led to the latest decision was not disclosed in the information available for this article.


The Agence France-Presse (AFP) reported, however, that France 24 had referred to Mamadi Doumbouya as a “putschist president” during a television news bulletin.


The wording relates to Doumbouya’s rise to power. In September 2021, then-Colonel Mamadi Doumbouya led the military coup that ousted President Alpha Condé.


One month later, Doumbouya was sworn in as president of the country’s transitional government.


France 24 is part of France Médias Monde, the French public international broadcasting group, which also includes RFI and Monte Carlo Doualiya.


A decision amid a sensitive political context


The ban comes after the December 2025 presidential election, which, according to the information provided for this report, was won by Mamadi Doumbouya.


The HAC’s decision therefore extends beyond the disputed terminology used in television coverage. It also affects France 24’s journalists and other employees working in Guinea, whose professional accreditations have been withdrawn.


The scope of the decision is particularly broad because it explicitly targets not only traditional broadcasting but also digital platforms and social media.


Immediate effect


The HAC stated that the decision takes effect from the date it was signed.


France 24 is therefore barred from broadcasting in Guinea through the technical channels covered by the regulator’s decision.


The exact editorial content that triggered the measure remains to be established from the full HAC statement and from any response that may subsequently be issued by France 24 or France Médias Monde.


The dispute nevertheless highlights the continuing tensions surrounding the relationship between Guinea’s regulatory authorities and international media outlets covering the country’s political transition and the government led by Mamadi Doumbouya.


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Moussa Nassourou

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