Le TAS entre en scène : le titre de la CAN 2025 se jouera finalement… au tribunal
Le feuilleton judiciaire autour de la finale de la CAN 2025 prend une nouvelle tournure. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a fixé au 8 octobre prochain l’audience du recours déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la décision de la CAF d’attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert. Verdict attendu avant la mi-novembre. Un match qui se joue désormais loin des pelouses.
Le feuilleton continue
On croyait le dossier clos. Il n’en est rien. Près d’un an après la finale explosive de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, l’affaire rebondit devant la plus haute juridiction sportive mondiale. Le Tribunal arbitral du sport a programmé une première audience le 8 octobre 2026 pour examiner au fond le recours de la Fédération sénégalaise de football .
Les représentants des différentes parties seront entendus à Lausanne. Mais que les supporters ne s’emballent pas trop vite : aucune décision définitive ne tombera ce jour-là. Le verdict final, lui, est attendu au plus tard à la mi-novembre .
Rappel des faits : ce qui s’est vraiment passé
La finale de la CAN 2025, disputée le 18 janvier à Rabat, restera dans les annales. Sur le terrain, le Sénégal s’était imposé 1-0 grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. Les Lions de la Teranga avaient soulevé le trophée .
Mais la rencontre avait été marquée par une interruption de près de quinze minutes. Les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, après l’annulation d’un but sénégalais .
Après le retour des joueurs et le penalty manqué de Brahim Diaz, le Sénégal avait finalement arraché la victoire sur le terrain.
Le retournement de situation
Coup de théâtre en mars 2026. Saisi par la Fédération royale marocaine de football, le jury d’appel de la CAF a balayé d’un revers de main la décision initiale de sa commission disciplinaire, qui avait maintenu le résultat du terrain. Le jury d’appel a déclaré le Sénégal forfait, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0) .
Motif invoqué : les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, relatifs au refus de jouer et à l’abandon de match .
Une décision vécue comme un « braquage administratif » à Dakar. Le président de la FSF, Abdoulaye Faye, n’avait pas mâché ses mots : « Face à ce qui s’apparente un braquage administratif, la FSF refuse la fatalité » .
La riposte sénégalaise
Quelques jours plus tard, le 25 mars 2026, la FSF officialisait son recours devant le TAS. Le Sénégal demande purement et simplement l’annulation de la décision de la CAF et la reconnaissance de son titre de champion d’Afrique .
« C’est un attentat aux droits de la défense, au football et au droit du sport », avait tonné Me Seydou Diagne, directeur du comité d’avocats défendant le Sénégal .
Les avocats sénégalais s’appuient notamment sur la « Field of Play Doctrine » : selon eux, l’arbitre ayant ordonné la reprise du jeu et mené la rencontre à son terme, le débat sportif était clos .
Ce que le TAS devra trancher
Le nœud juridique est là. Le TAS devra déterminer les conséquences juridiques à tirer des événements survenus durant cette finale. Le départ temporaire des joueurs sénégalais constitue-t-il un « abandon » au sens du règlement ? Ou s’agit-il d’une interruption gérée par l’arbitre, sans conséquences disciplinaires ultérieures ?
Le calendrier est connu : audience le 8 octobre, verdict avant la mi-novembre. D’ici là, le football africain retient son souffle.
Un précédent qui inquiète
Le TAS statuera « de novo ». Autrement dit, il peut non seulement confirmer le sacre du Maroc, mais aussi alourdir la sanction. L’article 80 du règlement de la CAF prévoit des suspensions pour les éditions futures en cas d’abandon lors d’une finale. Le pari juridique sénégalais pourrait donc se transformer en double peine .
Les précédents ne plaident pas toujours pour la clémence. En 2019, lors de la finale de la Ligue des champions africaine entre l’Espérance de Tunis et le Wydad de Casablanca, le TAS avait validé la victoire tunisienne après un refus de jouer des Marocains. La constante est implacable : le tribunal de Lausanne protège avant tout la continuité du jeu et sanctionne toute rupture jugée injustifiée . Rappelons toute fois que le match n'était pas allé jusqu'à son terme.
Et maintenant ?
Le 8 octobre ne désignera donc pas le vainqueur définitif de la CAN 2025. Mais cette audience constituera une étape majeure dans un feuilleton qui divise le continent depuis plus de huit mois.
D’un côté, le Maroc, qui revendique son titre et affiche sa sérénité. De l’autre, le Sénégal, qui refuse de rendre les médailles et le trophée gagnés sur le terrain .
Le football africain attend son verdict. Et cette fois, ce sont les avocats qui ont le ballon.
Ce qu’il faut retenir
- Audience TAS : 8 octobre 2026, les parties seront entendues à Lausanne.
- Verdict attendu : au plus tard à la mi-novembre 2026.
- Enjeu : le Sénégal conteste la décision du jury d’appel de la CAF qui a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0) après les incidents de la finale.
- Point central : le TAS devra déterminer les conséquences juridiques du départ temporaire des joueurs sénégalais lors de la finale.
CAS Takes Over: The 2025 AFCON Title Will Be Decided… in Court
The judicial saga surrounding the 2025 Africa Cup of Nations final has taken a new twist. The Court of Arbitration for Sport (CAS) has set October 8 for the hearing of the appeal filed by the Senegalese Football Federation (FSF) against CAF’s decision to award the title to Morocco. A verdict is expected by mid-November. The match is now being played far from the pitch.
The Saga Continues
Many thought the case was closed. It is not. Nearly a year after the explosive 2025 AFCON final between Morocco and Senegal, the affair is back before the world’s highest sports court. The Court of Arbitration for Sport has scheduled a first hearing on October 8, 2026, to examine Senegal’s appeal on the merits .
Representatives of the different parties will be heard in Lausanne. But fans shouldn’t get too excited: no definitive decision will be made that day. The final verdict is expected by mid-November at the latest .
What Really Happened
The 2025 AFCON final, played on January 18 in Rabat, will go down in history. On the pitch, Senegal won 1-0 thanks to a Pape Gueye goal in extra time. The Lions of Teranga lifted the trophy .
But the match was marked by a nearly fifteen-minute interruption. Senegalese players left the pitch to protest a penalty awarded to Morocco in stoppage time, after a Senegalese goal was disallowed .
After the players returned and Brahim Diaz missed the penalty, Senegal ultimately secured the victory on the field.
The Dramatic Reversal
A bombshell in March 2026. Following an appeal by the Royal Moroccan Football Federation, CAF’s Appeal Jury swept aside the initial disciplinary committee ruling that had upheld the on-field result. The Appeal Jury declared Senegal forfeited, awarding Morocco a 3-0 victory on the green carpet .
The cited grounds: Articles 82 and 84 of the AFCON regulations, relating to refusal to play and match abandonment .
A decision experienced as an “administrative heist” in Dakar. FSF President Abdoulaye Faye did not mince words: “Faced with what amounts to an administrative heist, the FSF refuses to accept fate” .
Senegal’s Counterattack
Days later, on March 25, 2026, the FSF officially lodged its appeal with CAS. Senegal is seeking nothing less than the annulment of CAF’s decision and recognition of its African championship title .
“This is an attack on the rights of the defense, on football and on sports law,” declared Me Seydou Diagne, head of Senegal’s legal team .
Senegalese lawyers are notably relying on the “Field of Play Doctrine”: in their view, since the referee ordered play to resume and saw the match through to its conclusion, the sporting debate was closed .
What CAS Must Decide
The legal crux is clear. CAS must determine the legal consequences to be drawn from the events that occurred during the final. Does the temporary departure of Senegalese players constitute an “abandonment” under the regulations? Or was it an interruption managed by the referee, without subsequent disciplinary consequences?
The timeline is set: hearing on October 8, verdict before mid-November. Until then, African football holds its breath.
A Precedent That Worries
CAS will rule “de novo.” In other words, it can not only confirm Morocco’s title but also impose a heavier sanction. Article 80 of CAF regulations provides for suspensions in future editions in case of abandonment during a final. Senegal’s legal gamble could therefore turn into a double penalty .
Precedents do not always favor leniency. In 2019, during the African Champions League final between Espérance de Tunis and Wydad Casablanca, CAS upheld the Tunisian victory after Moroccans refused to play. The pattern is relentless: the Lausanne court above all protects the continuity of the game and sanctions any disruption deemed unjustified .
What’s Next?
October 8 will therefore not designate the definitive winner of AFCON 2025. But this hearing will constitute a major step in a saga that has divided the continent for over eight months.
On one side, Morocco, claiming its title and displaying serenity. On the other, Senegal, refusing to return the medals and trophy won on the pitch .
African football awaits its verdict. And this time, the lawyers have the ball.
Key Points
- CAS Hearing: October 8, 2026, parties will be heard in Lausanne.
- Verdict Expected: by mid-November 2026 at the latest.
- At Stake: Senegal contests CAF Appeal Jury’s decision to award Morocco a 3-0 forfeit victory following the final’s incidents.
- Central Issue: CAS must determine the legal consequences of Senegalese players’ temporary walk-off during the final.
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Moussa Nassourou