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Trump met déjà la pression avant les midterms : veto aux démocrates, chèques de 500 dollars et offensive tous azimuts

À l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, Donald Trump durcit le ton contre les démocrates et multiplie les offensives sur la santé, l’énergie et la politique étrangère.

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Trump met la pression avant les midterms : veto aux démocrates, chèques de 500 dollars et offensive tous azimuts


À moins de deux mois des élections de mi-mandat du 3 novembre, Donald Trump hausse le ton. Le président américain promet de bloquer les initiatives démocrates en cas de basculement du Congrès, défend son bilan économique et énergétique et multiplie les bras de fer sur la scène internationale.


La bataille des élections de mi-mandat est déjà lancée aux États-Unis. Et Donald Trump ne compte manifestement pas attendre le verdict des urnes pour installer son récit politique. À quelques semaines du scrutin du 3 novembre, le président américain met directement en garde les démocrates contre une éventuelle prise de contrôle du Congrès.


Dans une interview accordée jeudi à Fox News, Donald Trump a prévenu que, si les démocrates remportaient les deux chambres du Congrès, il bloquerait leurs principales initiatives pendant les deux dernières années de son second mandat.


« Pendant deux ans, je bloquerai toutes leurs mauvaises initiatives », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche.


Trump reconnaît toutefois qu’un accord avec certains élus démocrates resterait possible. Mais il estime que ses adversaires chercheraient surtout à engager une procédure de destitution contre lui.


« Ils tenteront de me destituer », a-t-il lancé, tout en accusant une partie du camp démocrate d’adopter des positions qu’il qualifie d’« ultra-gauchistes ».


Le Congrès au cœur du prochain bras de fer


Les élections de mi-mandat auront lieu le 3 novembre 2026. Les 435 sièges de la Chambre des représentants seront renouvelés, ainsi que 33 des 100 sièges du Sénat.


Les républicains disposent actuellement du contrôle des deux chambres. Une perte de cette majorité modifierait profondément le rapport de force entre la Maison-Blanche et le pouvoir législatif.


Trump cherche donc à transformer le scrutin en référendum sur son action. À Dallas, lors de la convention nationale du Parti républicain, il a affirmé qu'une victoire de son camp permettrait aux États-Unis d'ouvrir une nouvelle période de développement.


Le président a également promis une « domination énergétique » américaine, au-delà de la simple indépendance énergétique.


« L’Amérique connaîtra l’indépendance énergétique [...] et même une domination énergétique », a-t-il déclaré.


Un message qui s'inscrit dans sa stratégie visant à faire de la production énergétique américaine un instrument de puissance économique et géopolitique.


Trump brandit aussi l'argument des 500 dollars


Autre levier de campagne : la santé.


Selon Axios, l'administration Trump envisage de verser environ 500 dollars à près d'un million d'Américains bénéficiant d'une couverture maladie subventionnée dans le cadre de l'Affordable Care Act, communément appelé Obamacare.


L'administration estime que des fonds excédentaires se sont accumulés et pourraient permettre ces remboursements.


L'opération intervient dans un contexte hautement politique. Trump pourrait présenter ces versements comme une conséquence directe de sa politique de réduction des dépenses et de sa gestion du dispositif.


Le président a déjà franchi un autre cap le 10 septembre en promettant 5 000 dollars à chaque Américain majeur si les républicains conservent le contrôle des deux chambres du Congrès.


À l'approche du scrutin, santé, pouvoir d'achat, énergie et bilan économique se retrouvent ainsi au cœur de la bataille électorale.


Washington met la pression sur Pretoria


La politique étrangère constitue un autre front de l'offensive américaine.


Selon le quotidien sud-africain Daily Maverick, Donald Trump a adressé au président sud-africain Cyril Ramaphosa une lettre présentant cinq conditions destinées à améliorer les relations entre Washington et Pretoria.


Transmise le 26 août par l'ambassadeur américain en Afrique du Sud, Leo Brent Bozell, la lettre demanderait notamment à Pretoria de démontrer sa politique de non-alignement en prenant ses distances avec certains adversaires des États-Unis, notamment l'Iran.


Washington demande également une meilleure protection des agriculteurs contre les violences, l'abrogation de la loi sud-africaine sur l'expropriation des terres sans indemnisation et la remise en cause de certaines obligations imposées aux investisseurs américains en matière de participation au capital au profit de citoyens noirs sud-africains.


La question de la chanson « Kill the Boer » figure également parmi les sujets soulevés par l'administration américaine.


Le porte-parole de Cyril Ramaphosa, Vincent Magwenya, a confirmé qu'une réponse serait apportée à Donald Trump, sans préciser de calendrier.


Les relations entre Washington et Pretoria se sont considérablement tendues depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, notamment autour de la réforme foncière sud-africaine et des liens de Pretoria avec plusieurs puissances considérées comme rivales des États-Unis.


Nouvelle offensive américaine contre la CPI


Washington accentue également sa pression sur la Cour pénale internationale (CPI).


Selon Politico, le représentant permanent des États-Unis auprès de l'Otan, Matthew Whitaker, aurait exhorté en juillet les pays alliés à se retirer du Statut de Rome et à renoncer à leur participation à la juridiction de La Haye.


Des diplomates cités par le média évoquent une volonté américaine de conduire une campagne de « démantèlement systématique » de la CPI.


La mission américaine aurait également transmis une lettre aux délégations alliées leur demandant d'examiner la menace que représenterait, selon Washington, la juridiction internationale.


Les États-Unis auraient par ailleurs appelé leurs partenaires à condamner publiquement la CPI et à cesser de la financer.


La France et les Pays-Bas auraient, selon Politico, défendu le maintien de leur soutien à l'institution.


Cette confrontation intervient alors que l'administration Trump a déjà adopté des sanctions contre des responsables de la CPI. Le 18 août, le secrétaire d'État Marco Rubio avait annoncé des sanctions visant notamment la présidente de la Cour, Tomoko Akane, et le substitut du procureur Abdoulaye Seye.


Washington reproche à la CPI de mener des actions jugées injustes à l'encontre des États-Unis et de leurs alliés, notamment Israël.


Le Groenland, nouveau terrain de rivalité


Pendant ce temps, l'Europe tente de renforcer sa présence au Groenland, territoire autonome du royaume du Danemark qui fait l'objet d'un intérêt stratégique accru de Washington.


Selon Euractiv, la Commission européenne prévoit d'augmenter les effectifs de sa mission sur place, qui ne compte actuellement que trois fonctionnaires.


L'objectif est notamment d'accompagner la mise en œuvre d'un programme européen d'investissements de 200 millions d'euros.


La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce financement comme un partenariat destiné notamment à développer l'internet par satellite et à favoriser l'exploitation de minerais critiques comme le graphite et le molybdène.


Bruxelles insiste parallèlement sur son attachement à l'intégrité territoriale et à la souveraineté du Groenland, qui appartient au Danemark.


Le dossier groenlandais illustre ainsi l'importance croissante de l'Arctique dans la compétition économique, minière et géopolitique entre les grandes puissances.


La robe de Diana va aussi faire parler d'elle à New York


Dans un registre beaucoup plus mondain, les États-Unis s'apprêtent également à accueillir la vente d'un objet emblématique de l'histoire britannique récente.


La célèbre robe noire en soie portée par la princesse Diana en 1994, surnommée la « robe de la vengeance », sera proposée aux enchères à New York par Sotheby's le 9 décembre.


Diana l'avait portée le 29 juin 1994 à la galerie Serpentine, dans les jardins de Kensington, le soir même où le prince Charles reconnaissait publiquement son infidélité lors d'une interview télévisée.


La robe noire aux épaules dénudées, associée à un collier de perles, une manucure et un rouge à lèvres rouge vif, était alors perçue comme particulièrement audacieuse pour un membre de la famille royale.


Selon la maison Sotheby's, son estimation se situe entre 150 000 et 300 000 dollars.


Diana ne l'avait plus portée en public. Elle l'avait finalement mise aux enchères en 1997 dans le cadre d'une vente caritative destinée notamment à soutenir la lutte contre le cancer et le sida.


Trump joue gros le 3 novembre


De Washington à Pretoria, de La Haye au Groenland, l'administration Trump multiplie donc les fronts au moment où les États-Unis entrent dans une nouvelle séquence électorale.


Le président veut conserver la majorité républicaine au Congrès et présente déjà l'élection comme un choix historique pour le pays. Face à lui, les démocrates espèrent exploiter les élections de mi-mandat pour reprendre au moins une des deux chambres et reprendre la main sur l'agenda législatif.


Une chose est certaine : le 3 novembre 2026, le résultat ne déterminera pas seulement la composition du Congrès. Il définira aussi la marge de manœuvre dont Donald Trump disposera pour les deux dernières années de son second mandat.


Et le président américain vient déjà d'annoncer la couleur : si les démocrates gagnent, la confrontation avec la Maison-Blanche sera frontale.




Trump Turns Up the Pressure Ahead of Midterms: Democrats Threatened, $500 Payments and Global Offensive


With less than two months to go before the November 3 midterm elections, Donald Trump is escalating his political offensive. The US president says he would block Democratic initiatives if they take control of Congress, while pushing his agenda on healthcare, energy and foreign policy.


The battle for control of Congress is already underway in the United States. Donald Trump is not waiting for the November 3 vote to set the political tone.


In an interview with Fox News on Thursday, the president warned that he would block Democratic initiatives during the final two years of his second term if Democrats captured both chambers of Congress.


“For two years, I will block all their bad initiatives,” Trump said.


The president nevertheless acknowledged that agreements with some Democrats could still be possible. But he also accused his political opponents of seeking to impeach him if they gained control of Congress.


“They will try to impeach me,” Trump said, while describing part of the Democratic camp as holding “ultra-left” positions.


Congress at the center of the next political battle


The November 3, 2026 midterm elections will renew all 435 seats in the House of Representatives and 33 of the 100 Senate seats.


Republicans currently control both chambers. Losing either chamber would significantly alter the balance of power between the White House and Congress.


Trump is therefore seeking to turn the election into a referendum on his administration.


Speaking in Dallas at the Republican Party's national convention, he argued that a Republican victory would give the United States a powerful new development boost.


The president also promised that America would achieve not only energy independence but “energy dominance” worldwide.


“America will have energy independence [...] and even energy dominance,” he said.


$500 payments become another campaign argument


Healthcare is another major political weapon.


According to Axios, the Trump administration is considering payments of around $500 to approximately one million Americans covered through subsidized Affordable Care Act insurance plans, commonly known as Obamacare.


The administration argues that excess funds have accumulated and could be returned to beneficiaries.


The payments would come at a highly political moment, allowing Trump to portray them as the result of his administration's spending-cutting policies.


On September 10, Trump also promised to pay $5,000 to every adult American if Republicans retain control of both chambers of Congress.


Healthcare, household finances, energy and economic performance are therefore becoming central themes of the midterm campaign.


Washington pressures South Africa


US foreign policy is another major battlefield.


According to South African newspaper Daily Maverick, Donald Trump sent President Cyril Ramaphosa a letter outlining five conditions aimed at improving relations between Washington and Pretoria.


The letter, delivered on August 26 by US Ambassador Leo Brent Bozell, reportedly asks South Africa to demonstrate a policy of non-alignment by distancing itself from US adversaries such as Iran.


Washington is also demanding stronger protection for farmers, repeal of South Africa's land-expropriation law without compensation and changes to requirements affecting US investors and black South African ownership.


The song “Kill the Boer” is also mentioned among the issues raised by the Trump administration.


Ramaphosa's spokesperson, Vincent Magwenya, confirmed that the South African president would respond, although no timetable was given.


Relations between Washington and Pretoria have deteriorated sharply since Trump's return to the White House, particularly over land policy and South Africa's relations with countries viewed by Washington as geopolitical rivals.


Trump administration steps up pressure on the ICC


Washington is also increasing pressure on the International Criminal Court (ICC).


According to Politico, US Ambassador to NATO Matthew Whitaker urged allied countries during a closed-door meeting in July to withdraw from the Rome Statute and leave the ICC.


Diplomats cited by the publication described the US campaign as an effort aimed at the “systematic dismantling” of the court.


The US mission reportedly distributed a letter urging allied governments to examine what Washington considers the threat posed by the ICC.


The United States also called on allies to publicly condemn the court and stop providing financial support.


France and the Netherlands reportedly defended the institution.


The confrontation follows a series of US sanctions against ICC officials. On August 18, Secretary of State Marco Rubio announced sanctions against ICC President Tomoko Akane and prosecutor Abdoulaye Seye, among others.


Washington accuses the court of acting unfairly toward the United States and its allies, particularly Israel.


Greenland becomes another strategic battleground


Meanwhile, Europe is strengthening its presence in Greenland, the autonomous territory of the Kingdom of Denmark that has attracted growing strategic interest from Washington.


According to Euractiv, the European Commission plans to increase the staff of its Greenland mission, which currently has three officials.


The additional personnel will help local authorities implement a €200 million European investment programme.


European Commission President Ursula von der Leyen has described the funding as a partnership aimed at developing satellite internet and exploiting critical minerals such as graphite and molybdenum.


Brussels has also stressed its commitment to Greenland's territorial integrity and sovereignty.


The Greenland issue highlights the growing importance of the Arctic in the economic, mineral and geopolitical competition among major powers.


Princess Diana's “revenge dress” heads to New York


Away from geopolitics, another international story will attract attention in New York.


Princess Diana's famous black silk dress, widely known as the “revenge dress,” will go under the hammer at Sotheby's in New York on December 9.


Diana wore the dress on June 29, 1994, at the Serpentine Gallery in Kensington Gardens, on the same evening that Prince Charles publicly acknowledged his infidelity during a televised interview.


The off-the-shoulder black dress, paired with a pearl necklace, striking red lipstick and a bold manicure, became one of the most iconic fashion moments associated with the late princess.


Sotheby's estimates the dress at between $150,000 and $300,000.


Diana never wore it publicly again. In 1997, she auctioned it as part of a charity sale supporting causes including cancer and AIDS.


Trump is betting big on November 3


From Washington to Pretoria, The Hague and Greenland, the Trump administration is therefore opening multiple fronts as the United States heads into another decisive electoral phase.


The president wants to preserve Republican control of Congress and is already portraying the midterms as a historic choice for America.


Democrats, meanwhile, are seeking to regain at least one chamber and reshape the legislative agenda for the final two years of Trump's second term.


One thing is clear: November 3, 2026 will determine far more than the composition of Congress. It will also determine how much political room Donald Trump has left for the final two years of his presidency.


And Trump has already made his position clear: if Democrats win, the confrontation with the White House will be direct.


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Ange NGO

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