Guerre ouverte à la FIFA : l’UEFA prépare une plainte pénale contre Gianni Infantino
Le bras de fer entre l’UEFA et la FIFA franchit un nouveau cap. L’instance dirigeante du football européen prépare une plainte pénale en Suisse visant le président de la FIFA, Gianni Infantino, autour d’un projet de cession de droits commerciaux évalué à 4,2 milliards de dollars. Une offensive judiciaire qui pourrait encore davantage fragiliser la gouvernance du football mondial.
La bataille entre l’UEFA et Gianni Infantino ne semble plus près de s’arrêter. Après les tensions institutionnelles et les critiques autour de la gouvernance de la FIFA, le conflit prend désormais une dimension judiciaire.
Selon les informations rapportées sur ce dossier, l’UEFA prépare une plainte pénale en Suisse contre le président de la FIFA, concernant le projet avorté de cession d’une partie des droits commerciaux liés aux Coupes du monde masculine et féminine ainsi qu’à la Coupe du monde des clubs.
Un projet à 4,2 milliards de dollars dans le viseur
Au centre de la polémique se trouve une opération financière évaluée à 4,2 milliards de dollars.
L’UEFA estime que ce projet aurait été élaboré de manière secrète et que les actifs commerciaux concernés auraient été considérablement sous-évalués. L’instance européenne reproche également aux dirigeants de la FIFA d’avoir contourné les mécanismes habituels de consultation des associations membres.
Des accusations particulièrement lourdes, qui devront évidemment être examinées par les autorités judiciaires compétentes.
Le projet a finalement été abandonné face à l’opposition de plusieurs fédérations, clubs et groupes de supporters à travers le monde.
Mais son abandon n’a visiblement pas mis fin à la polémique.
L’UEFA veut désormais passer par la justice
La nouvelle offensive européenne consiste désormais à tenter d'obtenir des documents et éléments susceptibles d'éclairer les conditions dans lesquelles l'opération a été préparée.
L’UEFA cherche notamment à obtenir des pièces par l’intermédiaire des tribunaux américains, dans le cadre d’investigations portant sur de possibles faits de gestion déloyale et de conflits d’intérêts impliquant Gianni Infantino et d’autres responsables.
À ce stade, il convient de souligner que des accusations ou une enquête ne constituent pas une condamnation judiciaire. La responsabilité éventuelle des personnes visées devra être établie par les juridictions compétentes.
Pourquoi l’UEFA ne mise-t-elle pas sur un vote ?
Cette nouvelle étape nourrit une interrogation qui agite le football international : pourquoi l’UEFA privilégie-t-elle la voie judiciaire plutôt qu’une procédure politique directe au sein de la FIFA ?
Une motion de censure suivie d’un vote des fédérations membres permettrait, en théorie, de poser frontalement la question du maintien ou non de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA.
Mais cette hypothèse comporte un risque majeur : celui du verdict des urnes.
Le président de la FIFA dispose toujours d’un poids politique considérable au sein de l’organisation mondiale. Une procédure de destitution ne pourrait aboutir qu’à condition de réunir suffisamment de soutiens parmi les associations membres.
L’UEFA, qui représente une partie importante du football mondial mais ne contrôle pas à elle seule les équilibres de la FIFA, devrait donc convaincre une majorité bien plus large que le seul continent européen.
Infantino, un président qui ne semble pas vouloir céder
Gianni Infantino a jusqu’ici démontré sa capacité à résister aux nombreuses turbulences qui ont marqué son mandat.
Une démission volontaire apparaît donc, dans ce contexte, comme une hypothèse très incertaine.
Le président de la FIFA peut compter sur un réseau d’alliances construit au fil des années, notamment auprès de nombreuses fédérations hors d’Europe. C’est précisément ce rapport de forces qui rend une éventuelle bataille électorale particulièrement incertaine.
Pour ses adversaires, la voie judiciaire peut ainsi apparaître comme un moyen de mettre davantage de pression sur la direction de la FIFA et de faire toute la lumière sur les décisions contestées.
Une nouvelle bataille pour le contrôle du football mondial
Au-delà du cas personnel de Gianni Infantino, c’est surtout la gouvernance et le modèle économique du football mondial qui se retrouvent au cœur du débat.
Les droits commerciaux de la FIFA représentent des actifs stratégiques considérables. Toute opération portant sur les droits de compétitions aussi puissantes que la Coupe du monde masculine, la Coupe du monde féminine ou la Coupe du monde des clubs touche directement aux intérêts des fédérations, des clubs, des diffuseurs et, indirectement, des supporters.
L’affaire pourrait donc prendre une ampleur bien supérieure à une simple querelle entre deux institutions.
L’UEFA veut des réponses. Gianni Infantino, lui, reste en position de force à la tête de la FIFA. La bataille qui s’ouvre pourrait désormais se jouer autant devant les tribunaux que dans les coulisses du football mondial.
Open War at FIFA: UEFA Prepares Criminal Complaint Against Gianni Infantino
The power struggle between UEFA and FIFA has reached a new level. European football's governing body is preparing a criminal complaint in Switzerland targeting FIFA president Gianni Infantino over an abandoned $4.2 billion commercial rights deal involving the men's and women's World Cups and the Club World Cup.
The confrontation between UEFA and Gianni Infantino is entering a potentially decisive phase.
After months of institutional tensions and criticism surrounding FIFA's governance, the dispute is now moving towards the courts.
According to information concerning the case, UEFA is preparing a criminal complaint in Switzerland against FIFA president Gianni Infantino over a proposed deal involving the transfer of part of FIFA's commercial rights.
A $4.2 billion deal at the centre of the controversy
The controversial proposal was reportedly valued at $4.2 billion and involved commercial rights connected to the men's World Cup, Women's World Cup and Club World Cup.
UEFA reportedly believes the project was developed behind closed doors and that FIFA's assets were significantly undervalued.
The European body also alleges that the normal consultation procedures involving FIFA's member associations were bypassed.
These are serious allegations, and any potential criminal responsibility would ultimately have to be determined by the relevant judicial authorities.
The proposal was eventually abandoned following strong opposition from federations, clubs and supporters around the world.
But the controversy did not end there.
UEFA turns to the courts
UEFA is now seeking documents and evidence that could shed light on how the proposed transaction was developed.
The European body is reportedly seeking access to documents through US courts as part of an investigation into possible mismanagement and conflicts of interest involving Gianni Infantino and other FIFA officials.
It is important to stress that an allegation or investigation does not amount to a judicial conviction. Any wrongdoing must be established through the appropriate legal process.
Why not challenge Infantino through a vote?
The escalation raises an important political question within world football: why does UEFA appear to be pursuing legal action rather than pushing directly for a political challenge to Infantino's presidency?
A formal motion of no confidence followed by a vote among FIFA's member associations could theoretically determine whether Infantino retains the presidency.
But such a strategy carries a major risk: the result of the vote cannot be guaranteed.
UEFA is a powerful bloc, but it does not control FIFA's entire membership. Any successful attempt to remove the FIFA president would require broad support from associations across the different confederations.
That makes a direct political confrontation highly unpredictable.
Infantino shows no sign of stepping down
Gianni Infantino has repeatedly demonstrated his ability to survive major political controversies during his tenure.
At this stage, a voluntary resignation appears unlikely.
The FIFA president continues to enjoy significant political support among numerous associations outside Europe. That network of alliances could make any attempt to remove him through a vote extremely difficult.
For his opponents, therefore, judicial proceedings could become another avenue for increasing pressure on FIFA's leadership and demanding greater transparency over disputed decisions.
A wider battle over football's future
The dispute goes beyond Gianni Infantino himself. At stake is the governance and commercial future of global football.
FIFA's commercial rights represent enormous strategic assets. Any attempt to restructure ownership or commercial exploitation of rights linked to the World Cup or Club World Cup affects federations, clubs, broadcasters and ultimately supporters.
The confrontation between UEFA and FIFA could therefore become much bigger than a dispute between two football institutions.
UEFA is demanding answers. Infantino remains in control of FIFA. The next phase of this battle could now unfold both in courtrooms and in the corridors of power in world football.
Gianni Infantino, UEFA, FIFA, plainte pénale Infantino, crise FIFA, UEFA FIFA, gestion déloyale, conflit d’intérêts FIFA, droits commerciaux FIFA, Coupe du monde, Coupe du monde des clubs, football mondial, FIFA 2026, actualité football, crise à la FIFA, Infantino UEFA, droits TV FIFA
Guy F. FOSSO