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Séisme au Nigeria : tout le bureau de la Fédération de football démissionne, la CAF et la FIFA sur le qui-vive

Coup de tonnerre dans le football nigérian : Ibrahim Gusau et tout son comité exécutif jettent l'éponge. Enquête, scandale et bataille pour l'intérim, on vous explique tout.

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Nigeria : la Fédération de football décapitée, tout un comité exécutif claque la porte


Le football nigérian vient de vivre l'un des séismes institutionnels les plus violents de son histoire récente. Ibrahim Gusau, président de la Fédération nigériane de football (NFF), a présenté sa démission — entraînant dans sa chute l'intégralité du comité exécutif. Un scénario que peu d'observateurs avaient vu venir, et qui plonge désormais la fédération dans une zone de turbulences totale.


Une démission collective et inédite


Ce n'est pas un simple remaniement. C'est l'ensemble du bureau exécutif de la NFF — du président au secrétaire général, en passant par tous les membres du comité — qui a choisi de partir en même temps. Un départ groupé aussi rare que spectaculaire, qui laisse le football nigérian sans direction officielle du jour au lendemain.


Les raisons précises de cette décision commune n'ont pas encore été officiellement détaillées. Mais le contexte, lui, ne laisse guère de place au doute : pression politique croissante, résultats jugés décevants des sélections nationales et critiques répétées sur la gestion interne de l'instance ont fini par avoir raison du bureau exécutif.


Le scandale qui a tout précipité


Selon le journaliste d'investigation Romain Molina, cette démission générale interviendrait dans la foulée de l'ouverture d'une enquête d'ampleur sur la NFF. Le déclencheur : le fiasco de l'équipe féminine nigériane lors de la dernière CAN, mais surtout des soupçons autour de pratiques de corruption au sein même de la sélection, certains dirigeants étant accusés d'avoir monnayé des places en équipe nationale — une dérive que Molina qualifie lui-même de "pratique courante hélas dans plein de pays".


Si l'information reste à confirmer par des sources officielles, elle donne une tout autre dimension à cette démission collective : celle d'un système qui craque sous le poids d'une gouvernance contestée.


Course à la succession : Kunle Soname en pole position


Faute de tête, la NFF ne peut pas rester longtemps sans pilote. Pour éviter la paralysie totale du football national, un comité d'intérim doit être mis en place en urgence, avec pour double mission de gérer les affaires courantes et d'organiser de nouvelles élections.


Plusieurs noms circulent déjà pour prendre la relève à titre provisoire : Kunle Soname, Amaju Pinnick — ancien président de la NFF — et la légende du football nigérian Segun Odegbami. Mais selon plusieurs médias locaux, c'est bien Kunle Soname qui aurait la faveur de la Commission nationale des sports (NSC) pour diriger cette période de transition.


La CAF et la FIFA en alerte maximale


Ce séisme administratif ne restera pas sans écho au-delà des frontières nigérianes. La Confédération africaine de football (CAF) et la FIFA suivent de très près l'évolution de la situation, particulièrement vigilantes sur un point sensible : le respect strict du principe de non-ingérence politique dans la gestion des fédérations nationales. Toute intervention jugée trop directe des autorités publiques nigérianes dans ce processus pourrait exposer le pays à des sanctions sportives.


Dans une période aussi sensible pour les Super Eagles, l'enjeu dépasse largement la simple question de gouvernance : c'est la stabilité de tout un football national qui se joue dans les prochaines semaines.




Nigeria: Entire Football Federation Executive Committee Resigns in Shock Move


Nigerian football has just been hit by one of the most dramatic institutional earthquakes in its recent history. Ibrahim Gusau, president of the Nigeria Football Federation (NFF), has stepped down — taking the entire executive committee down with him. Few saw it coming, and it now leaves the federation in complete turmoil.


A collective, unprecedented resignation


This is not a routine reshuffle. The entire NFF executive board — from the president to the secretary general, and every committee member in between — chose to leave at the same time, a mass departure that leaves Nigerian football without official leadership overnight.


The exact reasons behind this joint decision have not yet been officially detailed. But the context leaves little doubt: mounting political pressure, disappointing results from the national teams, and repeated criticism of internal management ultimately caught up with the executive board.


The scandal that triggered it all


According to investigative journalist Romain Molina, the mass resignation follows the opening of a large-scale investigation into the NFF. The trigger was reportedly the Nigerian women's team's disappointing run at the Africa Cup of Nations, alongside allegations of corruption within the federation, with some officials suspected of selling places in national squads — a practice Molina himself described as "unfortunately common in many countries."


While this information still needs official confirmation, it adds a whole new layer to the story: a governance system reportedly buckling under sustained pressure.


Race for succession: Kunle Soname the frontrunner


With no one at the helm, the NFF cannot afford to stay leaderless for long. To avoid a total shutdown of national football activities, an interim committee must urgently be appointed to manage day-to-day affairs and organize new elections.


Several names are already being floated for the caretaker role: Kunle Soname, former NFF president Amaju Pinnick, and Nigerian football legend Segun Odegbami. According to several local media outlets, the National Sports Commission (NSC) is reportedly leaning towards Kunle Soname to lead the transition.


CAF and FIFA on high alert


This administrative shakeup will not go unnoticed beyond Nigeria's borders. The Confederation of African Football (CAF) and FIFA are closely monitoring the situation, particularly wary of one sensitive issue: strict respect for the principle of non-interference by political authorities in national federation affairs. Any move seen as excessive government involvement in this process could expose Nigeria to footballing sanctions.


At such a sensitive time for the Super Eagles, what's at stake goes far beyond governance alone — it's the stability of an entire national football system that will be decided in the coming weeks.


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Moussa Nassourou

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