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Voitures chinoises : Bruxelles prépare une riposte avec Londres, Tokyo et Séoul

La Commission européenne prépare une alliance inédite avec le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud pour contrer la déferlante automobile chinoise. Décryptage d'une stratégie qui pourrait tout changer pour l'industrie allemande.

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Voitures chinoises : Bruxelles prépare une riposte avec Londres, Tokyo et Séoul


Bruxelles change de méthode. Face à la percée fulgurante des constructeurs chinois sur le Vieux Continent, la Commission européenne planche sur une alliance économique inédite avec trois partenaires de poids : le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. L'information, révélée par le quotidien économique allemand Handelsblatt sur la base de sources internes à la Commission, marque un tournant dans la bataille industrielle que se livrent Bruxelles et Pékin.


Un front commun contre les surcapacités chinoises


L'idée est simple sur le papier, redoutable dans son exécution : freiner la progression des exportations automobiles chinoises tout en gardant les marchés européens, britannique, japonais et sud-coréen ouverts les uns aux autres. En clair, l'UE veut punir la Chine sans pénaliser ses alliés stratégiques.


Concrètement, les véhicules produits au Royaume-Uni, au Japon et en Corée du Sud pourraient bientôt être traités comme des voitures « made in EU » dans la répartition des aides européennes. Les bonus à l'achat de véhicules électriques et les avantages fiscaux réservés aux voitures de fonction, eux, resteraient exclusivement réservés aux modèles assemblés sur le sol européen.


L'autre volet du plan est plus offensif : l'instauration de droits de douane de sauvegarde, sur le modèle de ceux déjà appliqués aux importations d'acier, et validés par l'Organisation mondiale du commerce sous certaines conditions.


« Ce n'est pas que l'UE qui souffre »


Le président de la commission du commerce international au Parlement européen, Bernd Lange, a confirmé la démarche à Handelsblatt. Selon lui, l'UE souhaite actionner cet outil avec Tokyo, Séoul et d'autres partenaires, car les surcapacités chinoises et le flot d'exportations qu'elles génèrent ne frappent pas seulement l'Europe. Le responsable pointe également du doigt un autre facteur aggravant : la sous-évaluation persistante de la monnaie chinoise.


Les chiffres donnent le vertige. Au premier trimestre 2026, 60 % des hybrides rechargeables importés dans l'UE venaient déjà de Chine. Et depuis le mois de mai, les ventes de voitures chinoises en Europe ont pour la première fois dépassé celles cumulées des grands groupes japonais.


L'Allemagne, longtemps réticente, changerait de position


Le paradoxe est notable : Berlin s'était pourtant fermement opposé, sous le gouvernement d'Olaf Scholz, à l'introduction de droits de douane punitifs sur les véhicules électriques chinois, lors du vote décisif des États membres en octobre 2024.


Mais la donne a changé. L'industrie automobile allemande, prise en étau entre la concurrence chinoise et les droits de douane américains, traverse une zone de turbulences. Au premier semestre 2026, le secteur ne comptait plus que 691 500 employés, soit 42 300 emplois de moins qu'un an plus tôt (-5,8 %) — la plus forte hégatombe d'emplois enregistrée dans un grand secteur industriel allemand sur un an.


Cette nouvelle alliance à quatre pourrait donc bien être la bouée de sauvetage que Berlin attendait, sans avoir à l'admettre publiquement.


Ailleurs en Europe : Londres paralysée par une grève des bus


Plus de 1 500 conducteurs de bus ont cessé le travail à Londres pour dénoncer l'absence de climatisation dans leurs véhicules, rapporte l'Evening Standard. Le mouvement, lancé à 4 heures du matin, doit durer jusqu'au 28 août à 4h30.


En cause : des cabines qui peuvent atteindre 40 degrés Celsius, exposant les chauffeurs à des risques de coup de chaleur, de déshydratation et d'épuisement. La grève touche principalement le nord et l'est de la capitale britannique, dans un contexte de records de chaleur : jamais le Royaume-Uni n'avait enregistré autant de journées à 30 degrés ou plus sur une même année.




China's car exports: Brussels plots a joint response with the UK, Japan and South Korea


Brussels is shifting tactics. As Chinese carmakers rapidly expand their footprint across Europe, the European Commission is reportedly working on an unprecedented economic alliance with three major partners: the United Kingdom, Japan and South Korea. The plan, revealed by German business daily Handelsblatt citing sources inside the Commission, signals a turning point in the industrial standoff between Brussels and Beijing.


A united front against Chinese overcapacity


The logic is straightforward: slow the growth of Chinese car exports while keeping the EU, UK, Japanese and South Korean markets open to one another. In practice, Brussels wants to squeeze China without punishing its strategic allies.


Under the plan, vehicles made in the UK, Japan and South Korea could soon be treated on par with EU-made cars when it comes to European subsidies. However, electric vehicle purchase bonuses and tax breaks for company cars would remain reserved exclusively for vehicles assembled on European soil.


The second pillar of the strategy is more aggressive: the introduction of safeguard tariffs, modeled on those already applied to steel imports and permitted by the World Trade Organization under certain conditions.


"It's not just the EU that's suffering"


Bernd Lange, chair of the European Parliament's International Trade Committee, confirmed the initiative to Handelsblatt. He said the EU wants to deploy this tool alongside Japan, South Korea and other partners, noting that Chinese overcapacity and the resulting export surge hurt more than just Europe. He also flagged the persistent undervaluation of the Chinese currency as a serious aggravating factor.


The numbers are striking. In the first quarter of 2026, 60% of plug-in hybrids imported into the EU already came from China. Since May, Chinese car sales in Europe have for the first time overtaken the combined sales of major Japanese manufacturers.


Germany, once reluctant, may be shifting course


The irony is hard to miss: Berlin firmly opposed punitive tariffs on Chinese electric vehicles under Olaf Scholz's government during the decisive EU member-state vote in October 2024.


But circumstances have changed. Squeezed between Chinese competition and steep US tariffs, Germany's auto industry is in turmoil. In the first half of 2026, the sector employed just 691,500 people — 42,300 fewer than a year earlier (-5.8%), the sharpest job losses recorded in any major German industrial sector over a single year.


This new four-way alliance could turn out to be the lifeline Berlin has been waiting for — even if it never says so out loud.


Elsewhere in Europe: London bus strike over lack of air conditioning


More than 1,500 bus drivers have walked off the job in London to protest the absence of air conditioning in their vehicles, the Evening Standard reports. The strike began at 4:00 am local time and is set to run until 4:30 am on 28 August.


Drivers say cab temperatures can reach 40 degrees Celsius, raising the risk of heatstroke, dehydration and exhaustion. The action mainly affects bus routes in north and east London, amid a record number of days with temperatures of 30°C or higher recorded in the UK this year.


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Ekanga Ekanga Fernand

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