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Iran-USA : Washington abandonne les frappes massives, Téhéran résiste… et le détroit d’Ormuz reste le nerf de la guerre

Sanctions, blocus maritime, mines retirées et diplomates de retour : les États-Unis misent sur l’asphyxie économique contre l’Iran. 19 marins morts, milliards de dégâts au renseignement US. Ce que Trump, Rubio et Téhéran disent vraiment. Lisez l’analyse.

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Washington lâche les bombes… pour mieux serrer la gorge de Téhéran


Les États-Unis ne prévoient pas, à court terme, de nouvelles frappes massives contre l’Iran. C’est le message clair que le secrétaire d’État Marco Rubio a transmis mardi aux chefs de la diplomatie de plusieurs pays, selon Axios. Washington veut désormais « asphyxier » Téhéran par les sanctions et un blocus maritime, tout en assurant le passage maximal de pétrole par le détroit d’Ormuz. Rubio n’a pas exclu des frappes si l’Iran attaque en premier. Cette ligne doit tenir au moins jusqu’aux élections de mi-mandat du 3 novembre.


Pendant ce temps, le bilan humain et matériel s’alourdit. L’Organisation maritime internationale confirme : depuis fin février, 68 navires ont été touchés ou impliqués dans des incidents dans la zone d’Ormuz. 19 marins sont morts, 49 blessés, un disparu. Août a été le mois le plus calme (5 signalements), loin des 20 de mars. Donald Trump a affirmé sur Truth Social que toutes les mines ont été retirées ou détruites des eaux internationales et que tout nouveau poseur de mines sera « détruit immédiatement ». Les forces spatiales américaines surveillent le détroit, le mont de la Pioche et trois sites nucléaires iraniens déjà frappés en juin 2025 (Ispahan, Natanz, Fordo).


Côté américain, le prix est lourd. NBC News révèle que les frappes iraniennes de missiles et drones ont infligé des dégâts « sans précédent » aux infrastructures de renseignement US au Moyen-Orient. La reconstruction coûtera des milliards de dollars. Des doutes sérieux planent sur la capacité du Département d’État, du Pentagone et des services de renseignement à protéger correctement les installations américaines dans la région.


Les nouvelles sanctions annoncées lundi (48 entités, 24 personnes, 6 pétroliers de plusieurs nationalités, dont chinoises) n’ont pas provoqué la panique espérée par Trump, constate Axios. Le président mise sur « l’offensive financière » et l’isolement. Scott Bessent a parlé d’« offensive financière ». Mais le Wall Street Journal ironise : après six mois de menaces et de délais repoussés, « le monde devra le voir pour le croire ». La Chine a immédiatement réagi par la voix de Liu Chang, porte-parole de l’ambassade à Washington : Pékin s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales et défendra ses entreprises.


Téhéran ne plie pas. Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a déclaré que les États-Unis « n’ont pas leur place dans l’avenir de la région, et de l’Irak en particulier ». Les pays de la région décideront de leur destin sans ingérence américaine. L’Iran conditionne la reprise des négociations indirectes au respect par Washington du mémorandum d’entente (notamment l’article 5 sur la gestion iranienne du détroit d’Ormuz). Le message a été transmis au chef de l’armée pakistanaise Asim Munir lors de sa visite à Téhéran. Islamabad joue les médiateurs et ne prend parti pour personne.


De son côté, Washington prépare le retour progressif des diplomates dans les ambassades du Moyen-Orient évacuées pendant l’opération. Selon le New York Times, le mouvement pourrait commencer cette semaine : d’abord partiel au Liban, puis 85 % des effectifs aux Émirats, en Arabie saoudite, au Qatar et au Liban, 75 % en Irak, Koweït et Bahreïn. Objectif final : effectifs complets en Israël, Jordanie et Oman. Signal clair que l’administration croit à une pause dans les combats à grande échelle.


Les Émirats arabes unis ne mâchent pas leurs mots. Anwar Gargash, conseiller du président, estime que les frappes iraniennes contre les pays arabes du Golfe ont été « un mauvais choix stratégique » qui a renforcé l’isolement de Téhéran. Pour sortir de la guerre, il faut coopérer, pas attaquer.


Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État, a tiré la sonnette d’alarme : les États-Unis ont « épuisé tant de munitions » en Iran et chez leurs alliés du Golfe qu’ils se trouvent aujourd’hui dans une position difficile face à d’éventuelles menaces imprévues.


Entre guerre économique, blocus, médiation pakistanaise et diplomates qui reviennent, le Moyen-Orient reste sur le fil. Washington a choisi l’asphyxie plutôt que les bombes… pour l’instant. Téhéran exige le respect des accords. Le détroit d’Ormuz, lui, continue de dicter le rythme.




US Drops Massive Strikes for Economic Strangulation of Iran as Hormuz Remains the Flashpoint


The United States does not plan new large-scale strikes against Iran in the short term and will focus on other pressure tools, primarily sanctions. That is the clear message Secretary of State Marco Rubio delivered Tuesday to foreign ministers of several countries, according to Axios. Rubio made clear that Washington does not intend to resume major military operations but did not rule out strikes if Iran strikes first. The administration plans to maintain this approach at least until the midterm elections on November 3.


The human and material toll continues to mount. The International Maritime Organization confirms that since late February, 68 vessels have been damaged or involved in incidents in the Strait of Hormuz area. Nineteen sailors have been killed, 49 injured and one is missing. August recorded the lowest number of reports (five), far from the 20 in March. President Donald Trump stated on Truth Social that all mines have been removed or destroyed from international waters in the strait and that any vessel or boat placing new mines will be “destroyed immediately and systematically.” US Space Forces are closely monitoring the strait, Mount Qom and three nuclear facilities already struck in June 2025 (Isfahan, Natanz and Fordow).


On the American side, the cost is steep. NBC News reports that Iranian missile and drone strikes caused unprecedented damage to US intelligence infrastructure in the Middle East, exceeding any previous losses. Rebuilding will cost Washington billions of dollars. Serious doubts have been raised about whether the State Department, Pentagon and intelligence community were adequately prepared to protect American facilities in the region.


The new sanctions announced Monday (48 entities, 24 individuals and six tankers from multiple nationalities, including Chinese) did not trigger the panic Trump had promised, Axios notes. The president is betting on an “economic war and isolation” of unprecedented scale. Treasury Secretary Scott Bessent spoke of a “financial offensive.” Yet the Wall Street Journal remains skeptical: after six months of threats and constantly postponed deadlines, “the world will have to see it to believe it.” China reacted swiftly through Liu Chang, spokesperson for the embassy in Washington: Beijing firmly opposes illegal unilateral sanctions and will resolutely defend the legitimate rights and interests of Chinese companies.


Tehran is not yielding. Mohsen Rezaei, secretary of Iran’s Supreme National Security Council, declared that the United States “has no place in the future of the entire region, and Iraq in particular.” Regional countries will decide their own destiny without American presence. Iran has set the return of Washington to the Islamabad memorandum of understanding — particularly Article 5 on Iranian management of the Strait of Hormuz — as one of the main conditions for resuming indirect talks. The message was conveyed to Pakistani army chief Asim Munir during his visit to Tehran. Islamabad is mediating and taking no side.


Meanwhile, the US State Department is preparing the gradual return of diplomats to Middle East embassies that were evacuated before and during the operation against Iran. According to the New York Times, the process could begin this week: first partially in Lebanon, then 85 % staffing in the UAE, Saudi Arabia, Qatar and Lebanon, and 75 % in Iraq, Kuwait and Bahrain. Full staffing is eventually planned for Israel, Jordan and Oman — a signal that the administration believes large-scale fighting will not resume.


The United Arab Emirates is blunt. Anwar Gargash, presidential advisor, said Iranian strikes on Gulf Arab states failed to achieve their objectives and further deepened Tehran’s isolation. “A bad strategic choice,” he called it. To exit the war, cooperation with Gulf countries is needed, not attacks.


Former Secretary of State Hillary Clinton warned that the United States has “used up so much ammunition” in Iran and with Gulf allies that it now finds itself in a difficult position to respond adequately to unexpected threats.


Between economic warfare, maritime blockade, Pakistani mediation and returning diplomats, the Middle East remains on a knife-edge. Washington has chosen strangulation over bombs… for now. Tehran demands respect for existing agreements. The Strait of Hormuz continues to set the pace.


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Moussa Nassourou

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