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Canada-États-Unis : Mark Carney claque la porte à Trump et déclare la « guerre commerciale »

Trump perd du terrain face au Canada : négociations gelées, droits de douane de 50 %, et un Mark Carney qui hausse le ton. On vous explique tout, sources à l'appui.

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Canada-États-Unis : la « guerre commerciale » est officiellement déclarée, et Ottawa ne recule pas


Par la Rédaction Économie — Mis à jour le 24 août 2026


Il n'y a plus de zone grise. Pour Mark Carney, premier ministre canadien, les choses sont désormais limpides : le Canada et les États-Unis sont en « guerre commerciale ». Une phrase qui claque, lancée en conférence de presse, et qui résume à elle seule des semaines de tensions croissantes entre Ottawa et Washington.


« On entre en guerre quand on est attaqué »


Face aux journalistes, le chef du gouvernement canadien n'a pas mâché ses mots. « On entre en guerre quand on est attaqué. Et nous avons été attaqués », a-t-il déclaré, pointant du doigt l'échec des négociations commerciales et la décision américaine d'imposer de nouveaux droits de douane contre son pays.


Mais Carney ne s'arrête pas à la posture défensive. Il revendique une position de force : « Nous sommes aujourd'hui plus forts qu'au moment où les États-Unis ont déclenché cette guerre commerciale. Nous sommes plus unis, plus déterminés, plus ambitieux ». Une manière de dire à Donald Trump que la pression n'a pas eu l'effet escompté — bien au contraire.


Des négociations dans l'impasse jusqu'aux élections de mi-mandat


Selon des informations relayées par l'agence Bloomberg citant des sources proches du dossier, le gouvernement canadien ne s'attend pas à une reprise des discussions avant les élections de mi-mandat au Congrès américain, prévues début novembre. Ottawa n'y croit tout simplement plus, du moins à court terme, même si la porte n'est pas totalement fermée côté américain.


En coulisses, les autorités canadiennes préparent déjà la suite. Des mesures de soutien aux entreprises seraient en cours d'élaboration, avec l'hypothèse qu'elles devront rester actives jusqu'à la fin du mandat de Donald Trump. Un signal clair : le Canada ne mise pas sur une résolution rapide du conflit.


Qui a fait échouer l'accord ? Ottawa et Washington se renvoient la balle


Selon le journal Politico, citant plusieurs sources, l'accord commercial se serait effondré à cause d'amendements de dernière minute apportés par le Canada, notamment sur les droits imposés au titre de l'article 232, un texte permettant au président américain de restreindre les échanges pour motif de sécurité nationale. Les droits sur les camions lourds auraient été le point de friction majeur.


Un responsable anonyme de la Maison-Blanche a résumé la situation sans détour, évoquant des modifications répétées côté canadien qui auraient fait dérailler les pourparlers.


Mais côté canadien, on raconte une tout autre histoire. Des désaccords internes auraient éclaté entre le représentant américain aux négociations commerciales, Jamieson Greer, et le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick — ce dernier ayant, selon des sources citées par Politico, contesté certaines concessions accordées par Greer sur des dossiers relevant de sa compétence. Washington a démenti, qualifiant ces informations de « déformation des faits ».


Au final, une source proche du dossier résume bien l'ambiance : les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir changé les règles à la dernière minute.


Des droits de douane de 50 % déjà appliqués


Pendant que les diplomates se renvoient les responsabilités, les mesures concrètes, elles, sont bien réelles. Jamieson Greer a confirmé que les droits de douane américains de 50 % sur certains produits canadiens sont entrés en vigueur samedi dernier. En représailles, Ottawa a annoncé la suspension pure et simple des négociations et l'instauration de droits de douane équivalents sur les produits américains, avec une entrée en vigueur programmée pour le 8 septembre.


Même la presse américaine reconnaît le recul de Trump


Signe que la posture canadienne n'est pas qu'un coup de communication, le magazine américain The Atlantic estime que Donald Trump est en train de perdre ce bras de fer, malgré le poids économique largement supérieur des États-Unis. Selon le média, le gouvernement canadien ferait preuve d'une gestion plus rationnelle du conflit, porté par un Mark Carney plus populaire dans son pays que ne l'est Trump aux États-Unis — et par une opinion publique canadienne globalement unie contre Washington.


The Atlantic va plus loin, estimant que l'incapacité de Trump à intégrer une donnée essentielle des rapports de force — l'endurance compte autant que la puissance brute — expliquerait à la fois son échec militaire face à l'Iran et ses difficultés actuelles dans les conflits commerciaux qu'il a lui-même déclenchés.


« L'Amérique a changé », selon Carney


Au-delà du dossier douanier, Mark Carney a tenu à élargir le débat. Selon lui, l'administration Trump a modifié en profondeur la relation entre Washington et ses partenaires historiques : l'Amérique « impose des droits de douane à ses alliés les plus proches et utilise l'intégration économique comme une arme ». Un constat amer, qui traduit une rupture de confiance durable entre les deux voisins nord-américains — bien au-delà du simple différend commercial du moment.


Pour l'heure, aucune reprise du dialogue n'est à l'horizon avant plusieurs mois. Le Canada, lui, semble avoir choisi de tenir bon.




Canada vs. Trump: Mark Carney Declares a "Trade War" — and Refuses to Back Down


Talks are frozen, tariffs hit 50%, and Mark Carney isn't backing down. Here's what's really happening between Canada and the U.S. — and why some say Trump is losing.


Canada and the U.S. Are Now in a "Trade War," Says Carney — And Ottawa Isn't Backing Down


By the Economics Desk — Updated August 24, 2026


There's no more ambiguity. For Canadian Prime Minister Mark Carney, the situation is now crystal clear: Canada and the United States are locked in a full-blown trade war. It's a blunt statement, delivered at a press conference, that sums up weeks of escalating tension between Ottawa and Washington.


"We Go to War When We Are Attacked"


Speaking to reporters, Canada's head of government didn't soften his words. "We go to war when we're attacked. And we have been attacked," he said, pointing to the collapse of trade negotiations and Washington's decision to impose new tariffs on Canadian goods.


But Carney didn't stop at a defensive posture — he claimed a position of strength: "We are stronger today than when the United States launched this trade war. We are more united, more determined, more ambitious." The message to Donald Trump is clear: the pressure campaign hasn't worked the way Washington hoped.


Talks Stalled Until the Midterms, at Least


According to information reported by Bloomberg, citing sources familiar with the matter, the Canadian government does not expect negotiations to resume before the U.S. congressional midterm elections in early November. Ottawa simply isn't banking on a short-term breakthrough — though Washington hasn't shut the door entirely either.


Behind the scenes, Canadian authorities are reportedly preparing support measures for businesses, designed to remain in place, if necessary, until the end of Donald Trump's term. It's a clear signal: Canada isn't betting on a quick resolution.


Who Torpedoed the Deal? Ottawa and Washington Point Fingers


According to Politico, citing multiple sources, the trade deal collapsed over last-minute amendments introduced by Canada, particularly around tariffs tied to Section 232 — the U.S. law allowing the president to restrict trade on national security grounds. Tariffs on heavy trucks reportedly became the main sticking point.


An anonymous White House official didn't mince words, blaming repeated last-minute changes from the Canadian side for derailing the talks.


Canadian officials tell a different story. Sources cited by Politico point to internal friction between U.S. Trade Representative Jamieson Greer and Commerce Secretary Howard Lutnick, with Lutnick reportedly pushing back on concessions Greer had made in areas under his own purview. A U.S. official denied any rift, calling the reports a "mischaracterization."


One Politico source summed up the mood best: both sides are accusing each other of rewriting the terms at the last minute.


50% Tariffs Already in Effect


While diplomats trade blame, the consequences are already very real. Jamieson Greer confirmed that U.S. tariffs of 50% on certain Canadian goods took effect this past Saturday. In response, Ottawa announced it was suspending negotiations altogether and imposing matching retaliatory tariffs on American products, set to take effect September 8.


Even U.S. Media Says Trump Is Losing


Notably, it's not just Canadian officials making the case that Ottawa has the upper hand. The Atlantic argues that Donald Trump is losing this standoff, despite the far greater economic weight of the United States. The outlet points to a more rational Canadian government response, a Prime Minister more popular at home than Trump is in the U.S., and a Canadian public broadly united against Washington's approach.


The Atlantic goes further, suggesting Trump's failure to grasp that endurance matters as much as raw power explains both his setback in the standoff with Iran and his current struggles in the trade conflicts he himself started.


"America Has Changed," Carney Says


Beyond the tariff dispute itself, Carney widened the lens. In his view, the Trump administration has fundamentally reshaped Washington's relationship with its closest partners: America "is putting tariffs on its closest allies and using economic integration as a weapon." It's a stark assessment — one suggesting a lasting erosion of trust between the two North American neighbors that goes well beyond the current trade dispute.


For now, no resumption of talks appears on the horizon for months. Canada, for its part, seems to have chosen to hold the line.


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Ange NGO

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