Yaoundé : cavale, aveux et tombe improvisée – le drame de Dakar en bas secoue Olezoa
Deux semaines après la découverte du corps de Diane Yidi Ebabi, 19 ans, enterré sommairement derrière son domicile, le principal suspect, Yen Enock Osée, 22 ans, a reconstitué pas à pas son geste meurtrier. Un fait divers d’une rare violence qui ravive le spectre des violences conjugales au Cameroun.
C’est un jeudi 20 août 2026 que le quartier « Dakar en bas », à Olezoa (3? arrondissement de Yaoundé), a retenu son souffle. Devant une foule médusée, des gendarmes de la Première Légion du Centre et des caméras de presse, Yen Enock Osée, alias « Le Psychopathe » dans le voisinage, a reconstitué la nuit du 9 août. Celle où tout a basculé.
Une dispute de 50 000 FCFA et une grossesse en toile de fond
Selon les déclarations du suspect, confirmées par les enquêteurs, une altercation liée à une dette de 50 000 FCFA – que la victime lui réclamait – aurait dégénéré. À cela s’ajouterait une question de grossesse, qui aurait envenimé les échanges.
« Il a avoué l’avoir étranglée sur place, sans préméditation apparente, mais avec une violence que rien ne justifie », confie une source proche du dossier.
Deux jours avec la dépouille, puis une tombe improvisée
L’horreur ne s’arrête pas là. Après le drame, le jeune homme de 22 ans n’a pas donné l’alerte. Il a conservé le corps de Diane pendant deux jours dans leur chambre, avant de creuser une fosse sommaire à l’arrière de leur habitation pour y enfouir la jeune femme, mère d’un garçon de trois ans.
Huit jours de cavale, une traque minutieuse
Le suspect a ensuite pris la fuite, changeant régulièrement de quartier pour brouiller les pistes. Mais les éléments de la Première Région de Gendarmerie ont fini par le localiser, le 17 août, à Mokolo, un quartier populaire de Yaoundé. Placé en garde à vue, il a rapidement cédé face aux preuves et aux auditions.
Reconstitution sous haute tension
Lors de la reconstitution du 20 août, Yen Enock a montré, froidement, l’emplacement du corps, la pièce où il a cohabité avec la dépouille, et l’outil ayant servi à creuser la tombe. Un spectacle macabre qui a glacé l’assistance et rappelé l’urgence d’une prise de conscience collective.
Une affaire désormais judiciaire
Diane Yidi Ebabi a été inhumée le 12 août à Mfou. L’enquête se poursuit pour établir avec précision les circonstances exactes de sa mort. Le suspect, lui, reste en détention provisoire.
« Un différend financier ou sentimental ne justifie jamais l’irréparable. Ce drame nous interpelle tous », martèle un responsable associatif local.
Yaoundé: 8-Day Manhunt, Confession, and a Makeshift Grave – The Dakar en Bas Tragedy
Two weeks after the body of 19-year-old Diane Yidi Ebabi was found buried behind her home, the main suspect, Yen Enock Osée, 22, reenacted his crime in front of stunned residents and investigators. A chilling reminder of domestic violence in Cameroon.
On Thursday, August 20, 2026, the neighborhood of “Dakar en bas” in Olezoa (Yaoundé’s 3rd district) held its breath. Surrounded by gendarmes from the Central Region’s First Legion and local media, Yen Enock Osée – nicknamed “The Psychopath” by locals – walked through the fateful night of August 9.
A 50,000 FCFA debt and a pregnancy dispute
According to investigators, a quarrel over 50,000 FCFA owed to the victim escalated. A disagreement regarding an alleged pregnancy also fueled the tension. The suspect confessed to strangling Diane on the spot – an impulsive act with irreversible consequences.
Two days with the body, then a shallow grave
Rather than seeking help, the 22-year-old kept the corpse in their shared room for two days. He then dug a crude grave behind the house and buried Diane, who was the mother of a 3-year-old boy.
8 days on the run, captured in Mokolo
The suspect fled, moving between neighborhoods to evade arrest. However, investigators from the First Gendarmerie Region tracked him down on August 17 in Mokolo, Yaoundé. In custody, he confessed and participated in the August 20 crime reenactment.
Justice awaits
Diane was buried on August 12 in Mfou. The case is now in the hands of the judiciary. Prosecutors are pushing for charges of murder and concealment of a corpse.
“No financial or relationship quarrel can ever justify such horror. This tragedy is a wake-up call for all of us,” said a local activist.
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Christ Ndiffong (Stagiaire)