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Afrique : 49 morts dans une mine près du Cameroun, tensions sur le Nil, piraterie… les infos qui secouent le continent

Au moins 49 morts dans une mine d’or en Centrafrique près du Cameroun, l’Éthiopie défend son droit sur le Nil, procès de Tundu Lissu, alerte en Zambie et pirates somaliens : l’essentiel de l’actualité africaine.

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Afrique : drame minier en Centrafrique, bras de fer sur le Nil et tensions politiques… les cinq actualités qui secouent le continent


Un violent glissement de terrain dans une mine d’or illégale en République centrafricaine a fait au moins 49 morts, dont 13 Camerounais. Pendant ce temps, l’Éthiopie durcit son discours sur l’exploitation du Nil, la justice tanzanienne poursuit le procès de l’opposant Tundu Lissu, la Zambie enquête sur une présumée menace à la sécurité nationale et des pirates somaliens réclament 3 millions de dollars pour libérer des marins pakistanais. Tour d’horizon d’une actualité africaine particulièrement chargée.


Centrafrique : au moins 49 morts dans une mine d’or près de la frontière camerounaise


Le drame est d’une ampleur considérable. Les autorités de la République centrafricaine ont ordonné la fermeture temporaire d’une mine d’or après un glissement de terrain meurtrier survenu cette semaine près de Zamboï, à proximité de la frontière avec le Cameroun.


Selon les informations rapportées par Africa News, le bilan officiellement confirmé fait état de 49 morts. Parmi les victimes figurent 34 Centrafricains, 13 Camerounais et deux Tchadiens.


Le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, qui s’est rendu sur le site jeudi, a également indiqué que sept personnes avaient été blessées et hospitalisées.


Mais le bilan pourrait encore s’alourdir.


Les opérations de sauvetage ont été suspendues et des sources locales redoutent que le nombre réel de victimes puisse dépasser la centaine. Le nombre de personnes toujours portées disparues reste en cours d’évaluation.


Des pluies diluviennes à l’origine de l’effondrement


Le glissement de terrain s’est produit mardi après de fortes pluies ayant fragilisé le sol et provoqué l’effondrement de galeries souterraines où travaillaient de nombreux orpailleurs.


L’exploitation de la mine était illégale, un élément qui relance avec brutalité le débat sur les conditions de sécurité dans le secteur minier artisanal en Afrique centrale.


Le drame met également en lumière l’importance du secteur informel de l’or en République centrafricaine.


Selon une estimation de l’United States Geological Survey (USGS), environ 1,8 tonne d’or a été officiellement extraite en RCA l’année dernière. Mais l’organisation SwissAid estime que le secteur informel aurait produit entre 5 et 7 tonnes durant la même période.


Plus de 95 % de l’or extrait par les orpailleurs artisanaux quitterait clandestinement le pays, selon cette organisation.


Pour le Cameroun, la présence de 13 ressortissants parmi les victimes rappelle aussi la forte circulation des travailleurs dans les zones minières transfrontalières, souvent attirés par l’or malgré des conditions de travail extrêmement dangereuses.


Nil : l’Éthiopie refuse toute autorisation étrangère pour exploiter ses ressources


Autre dossier brûlant sur le continent : la question du Nil.


L’Éthiopie ne compte pas demander l’autorisation d’autres pays pour exploiter ses ressources hydriques ou construire de nouvelles infrastructures hydroélectriques.


Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a défendu une position ferme dans des propos rapportés par Addis Standard.


« L’Éthiopie est un État souverain » et dispose du droit de prendre ses propres décisions concernant l’utilisation de ses ressources en eau, a-t-il affirmé.


Le ministre a rappelé que le pays avait construit le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) sans obtenir l’autorisation d’autres États et n’exclut pas de nouveaux projets hydroélectriques.


« Impossible et inacceptable »


Habtamu Itefa a également rejeté toute idée de gestion conjointe du barrage avec d’autres pays.


Pour Addis-Abeba, une telle exigence n’a pas de justification puisque l’ouvrage a été construit par les Éthiopiens.


Le ministre insiste sur le fait que le barrage est destiné à la production d’électricité et que l’eau utilisée par les turbines continue ensuite son cours vers les pays situés en aval.


L’Éthiopie exporte déjà de l’électricité vers Djibouti, le Kenya et le Soudan, tandis que la Somalie et le Soudan du Sud ont également manifesté leur intérêt.


Selon le ministre, la demande énergétique du Kenya dépasse même les capacités actuelles de fourniture de l’Éthiopie.


Mis officiellement en service en septembre 2025, le barrage de la Renaissance, construit sur le Nil Bleu, reste toutefois au cœur de profondes divergences avec l’Égypte et le Soudan.


Le Caire réclame notamment un accord juridiquement contraignant sur l’exploitation du barrage et sur le partage des informations concernant les lâchers d’eau. L’Égypte craint des conséquences sur son approvisionnement hydrique.


Addis-Abeba, de son côté, continue d’affirmer que le GERD ne porte pas préjudice aux États situés en aval.


Le bras de fer autour du Nil est donc loin d’être terminé.


Paludisme en Éthiopie : pas de preuve d’une explosion liée à de nouvelles résistances


Sur le front sanitaire, une étude publiée dans la revue scientifique JAMA apporte un éclairage important sur la récente flambée de paludisme en Éthiopie.


Après l’analyse de plus d’un millier d’échantillons sanguins prélevés sur des personnes touchées par l’épidémie, les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve indiquant que la hausse des cas serait principalement due à la propagation rapide de nouvelles souches de plasmodies résistantes aux médicaments les plus efficaces.


L’étude a été menée par une équipe dirigée par Bokretsion Berhane, chercheur à l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI).


Les travaux reposent sur l’observation de plus de 2 200 personnes ayant contracté le paludisme en Éthiopie au cours des deux dernières années.


Les scientifiques ont confirmé l’infection chez environ 1 700 patients et étudié la structure génomique de deux parasites responsables de la maladie : Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax.


Cette conclusion est importante pour les autorités sanitaires, car elle suggère que l’explosion des contaminations doit être analysée au-delà de la seule question de la résistance aux traitements.


Le combat contre le paludisme en Afrique reste ainsi étroitement lié à plusieurs facteurs : accès aux soins, prévention, contrôle des moustiques, conditions climatiques et efficacité des systèmes de surveillance sanitaire.


Tanzanie : le procès pour haute trahison de Tundu Lissu se poursuit


En Tanzanie, la pression judiciaire se poursuit sur Tundu Lissu, figure majeure de l’opposition et chef du parti Chadema.


La justice a estimé que le parquet avait présenté suffisamment d’éléments pour que l’accusé soit désormais appelé à présenter sa défense, selon l’Agence France-Presse (AFP).


« Le tribunal conclut que l'accusation a établi un dossier auquel l'accusé doit répondre », a déclaré le juge Dunstan Ndunguru.


La décision a été prise par une formation de trois juges après la présentation de 17 témoins par l’accusation.


Une accusation passible de la peine de mort


Tundu Lissu avait été arrêté en avril 2025 et poursuivi pour haute trahison et incitation à la rébellion.


Son parti avait exigé une réforme électorale avant les élections générales d’octobre 2025, estimant que le scrutin ne devait pas se tenir sans changements dans l’organisation du processus électoral.


L’enjeu judiciaire est majeur : la haute trahison peut être passible de la peine de mort en Tanzanie.


Tundu Lissu assure lui-même sa défense et conteste les accusations.


Il soutient notamment que le parquet n’a pas réussi à démontrer son intention de commettre une haute trahison. Il a également souligné que l’enregistrement vidéo du discours à l’origine de l’affaire n’avait pas été présenté comme preuve devant la juridiction.


Après la décision du tribunal, l’opposant a annoncé son intention de faire comparaître plusieurs hauts responsables du pouvoir, dont la présidente Samia Suluhu Hassan.


Zambie : deux opposants convoqués dans une enquête sur la sécurité nationale


En Zambie, les autorités ont convoqué deux figures de l’opposition, Brian Mundubile et Makebi Zulu, dans le cadre d’une enquête portant sur des activités susceptibles de menacer la sécurité nationale.


L’information a été relayée par la chaîne publique ZNBC.


Les deux hommes avaient été candidats aux élections du 13 août, respectivement pour les postes de président et de vice-président, mais avaient été battus par le président sortant Hakainde Hichilema et sa colistière Mutale Nalumango, selon les informations fournies.


D’après la police, des actes présumés illégaux auraient été commis sur des propriétés appartenant ou contrôlées par les deux opposants.


Les convocations ont été remises à leurs avocats.


Les autorités affirment également connaître l’endroit où se trouvent Brian Mundubile et Makebi Zulu, lesquels auraient trouvé refuge dans les bureaux d’une organisation internationale présente en Zambie.


Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.


Le 17 août, le gouvernement avait annoncé que les forces de sécurité avaient identifié un groupe soupçonné de préparer des activités armées illégales.


Onze personnes, dont plusieurs membres de l’opposition, avaient été arrêtées à Lusaka après une opération des forces de sécurité.


Selon les autorités, des armes avaient été saisies et certains suspects auraient, avec l’aide de ressortissants étrangers, préparé une révolte armée et mis en place des camps d’entraînement.


Des coups de feu avaient été échangés lors de l’opération.


L’enquête est toujours en cours.


Au large de la Somalie : 3 millions de dollars réclamés pour libérer des marins


La piraterie refait parler d’elle dans l’océan Indien.


Des pirates somaliens réclament une rançon de 3 millions de dollars pour libérer dix marins pakistanais retenus à bord du pétrolier Honour 25, détourné au large de la Somalie.


Selon Hiiraan Online, le navire avait été capturé par des pirates armés le 21 avril au large de la région autonome du Puntland.


Outre les dix Pakistanais, l’équipage comprend également sept marins originaires d’Indonésie, d’Inde et du Sri Lanka.


Eau, nourriture et médicaments : l’alerte des marins


Les marins retenus à bord ont déjà lancé des appels à l’aide.


Ils évoquent un manque d’eau potable, de nourriture et de médicaments, tandis que l’état de santé de plusieurs membres de l’équipage se serait détérioré après de longs mois de captivité.


Les autorités pakistanaises ont indiqué poursuivre leurs efforts diplomatiques pour obtenir la libération de leurs ressortissants, en coordination avec les autorités somaliennes.


Le vice-Premier ministre et ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, aurait demandé une accélération des démarches.


Après avoir atteint des niveaux particulièrement inquiétants à la fin des années 2000 et au début des années 2010, la piraterie au large de la Somalie avait fortement reculé grâce aux opérations internationales de surveillance et de sécurisation maritime.


Mais la recrudescence récente des attaques montre que le phénomène n’a pas totalement disparu.


Une Afrique confrontée à plusieurs fronts


Du drame de Zamboï, près de la frontière camerounaise, au bras de fer autour du Nil, en passant par les tensions politiques en Afrique de l’Est et australe ou encore le retour de la piraterie dans l’océan Indien, l’actualité africaine reste marquée par une multiplication des crises et des défis.


En République centrafricaine, l’urgence est désormais d’établir le bilan réel du glissement de terrain et d’identifier les éventuelles responsabilités liées à l’exploitation illégale de la mine.


En Éthiopie, la bataille diplomatique autour de l’eau du Nil continue de structurer les relations avec l’Égypte et le Soudan.


En Tanzanie et en Zambie, les procédures judiciaires et sécuritaires impliquant des opposants seront suivies de près pour leurs conséquences politiques.


Quant aux marins du Honour 25, leur sort rappelle brutalement que les routes maritimes africaines restent vulnérables aux groupes criminels, malgré des années d’efforts internationaux.


L’Afrique avance, mais sur plusieurs fronts à la fois. Et cette semaine encore, les événements de Bangui à Addis-Abeba, de Dar es Salaam à Lusaka et jusqu’aux côtes somaliennes montrent que les secousses du continent dépassent largement ses frontières.




Africa: Deadly Mine Collapse, Nile Dispute and Political Tensions Shake the Continent


At least 49 people have been confirmed dead after a devastating landslide at an illegal gold mine in the Central African Republic near the Cameroon border. At the same time, Ethiopia has taken a firm stance on its right to use Nile waters, Tanzania has ordered opposition leader Tundu Lissu to begin his defence in a treason trial, Zambian opposition figures are facing a national security investigation, and Somali pirates are demanding $3 million to release Pakistani sailors. Here are the major stories making headlines across Africa.


Central African Republic: At Least 49 Dead in Gold Mine Disaster Near Cameroon


Authorities in the Central African Republic have temporarily closed a gold mine after a deadly landslide near Zamboï, close to the border with Cameroon.


According to information reported by Africa News, 49 miners have been confirmed dead.


Central African Republic Minister of Mines and Geology Rufin Benam-Beltoungou, who visited the site, said the victims included 34 Central Africans, 13 Cameroonians and two Chadians.


Seven people were also injured and hospitalised.


However, the death toll could rise significantly. Rescue operations have been suspended, while local sources fear that the number of victims could eventually exceed 100. Authorities are still working to determine how many people remain missing.


The mine was operating illegally.


Heavy rainfall triggered the landslide, causing underground galleries where numerous miners were working to collapse.


The tragedy has once again exposed the dangerous reality of informal and illegal mining in Central Africa.


According to estimates by the United States Geological Survey (USGS), around 1.8 tonnes of gold were officially produced in the Central African Republic last year.


However, SwissAid estimates that the informal sector generated between five and seven tonnes of gold over the same period.


More than 95% of gold extracted by artisanal miners is believed to leave the country illegally.


Ethiopia: “We Do Not Need Permission” to Use Our Water Resources


Ethiopia has again made its position clear on the use of Nile waters.


Water and Energy Minister Habtamu Itefa, quoted by Addis Standard, said Ethiopia does not need authorisation from other countries to make decisions regarding its water resources.


According to the minister, Ethiopia is a sovereign state and has the right to decide how to use its own resources.


He pointed to the construction of the Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD), which Ethiopia built without seeking permission from downstream countries.


Addis Ababa could also pursue additional hydropower projects if necessary.


Ethiopia Rejects Joint Management of the Dam


Habtamu Itefa also rejected the idea of jointly managing the Renaissance Dam with other countries.


He argued that such an arrangement would be unacceptable because the dam was built by Ethiopians.


Ethiopia maintains that the project is used exclusively to generate electricity and that water passing through the turbines continues downstream.


The country already exports electricity to Djibouti, Kenya and Sudan, while Somalia and South Sudan have also shown interest.


The minister said Kenyan demand currently exceeds the amount of electricity Ethiopia can supply.


The Renaissance Dam on the Blue Nile was officially commissioned in September 2025.


Its construction has been a major source of tension between Ethiopia, Egypt and Sudan for years.


Egypt continues to demand a legally binding agreement on the operation of the dam and the sharing of information regarding water releases, fearing possible consequences for its water supply.


Ethiopia insists that the project does not harm downstream countries.


Malaria Study in Ethiopia Finds No Evidence of Rapid Spread of New Drug-Resistant Parasites


A scientific study published in JAMA has provided new insight into Ethiopia's recent malaria epidemic.


After analysing more than a thousand blood samples from malaria patients, researchers found no evidence that the sharp rise in infections was caused by the rapid spread of new strains of parasites resistant to the most effective treatments.


The research was led by Bokretsion Berhane of the Ethiopian Public Health Institute (EPHI).


The study followed more than 2,200 people who contracted malaria in Ethiopia over the past two years.


Researchers confirmed infections in approximately 1,700 patients and examined the genomic structure of two malaria parasites: Plasmodium falciparum and Plasmodium vivax.


The findings suggest that other factors must be considered to explain the surge in malaria cases.


Tanzania: Tundu Lissu Ordered to Begin His Defence in Treason Trial


In Tanzania, opposition leader Tundu Lissu will have to begin his defence in his ongoing treason trial.


A panel of three judges concluded that prosecutors had presented sufficient evidence for the case to proceed, according to AFP.


“The court finds that the prosecution has established a case that the accused must answer,” Judge Dunstan Ndunguru said.


Prosecutors presented 17 witnesses during the proceedings.


Lissu, leader of the main opposition party Chadema, was arrested in April 2025 and charged with treason and incitement to rebellion.


The case carries extremely serious consequences, as treason can be punishable by the death penalty in Tanzania.


Lissu is representing himself and strongly denies the accusations.


He has argued that prosecutors failed to prove an intention to commit treason and noted that a video recording of the speech at the centre of the case had not been submitted as evidence.


Following the court's decision, Lissu said he intends to call senior government officials, including President Samia Suluhu Hassan, as witnesses.


Zambia: Opposition Figures Summoned Over National Security Investigation


Zambian police have summoned opposition leaders Brian Mundubile and Makebi Zulu for questioning over alleged activities considered a threat to national security.


The information was reported by state broadcaster ZNBC.


The two politicians ran in the August 13 election as presidential and vice-presidential candidates but were defeated by incumbent President Hakainde Hichilema and his running mate Mutale Nalumango, according to the information provided.


Police allege that unlawful activities may have taken place on properties owned or controlled by the opposition figures.


The summonses were delivered to their lawyers.


Authorities said they knew the whereabouts of Mundubile and Zulu, who reportedly sought refuge in the offices of an international organisation in Zambia.


The development comes amid heightened security concerns.


On August 17, the government announced that security forces had uncovered a group suspected of forming an illegal armed organisation.


Eleven people, including several opposition members, were arrested in Lusaka.


Authorities said weapons were seized and alleged that some suspects, with the assistance of foreign nationals, had been preparing an armed uprising and establishing training camps.


The investigation is ongoing.


Somali Pirates Demand $3 Million to Release Pakistani Sailors


Piracy is once again raising serious concerns off the coast of Somalia.


Somali pirates are demanding a $3 million ransom for the release of ten Pakistani sailors being held aboard the oil tanker Honour 25.


According to Hiiraan Online, armed pirates seized the vessel on April 21 near Somalia's autonomous Puntland region.


In addition to the ten Pakistanis, the ship was carrying seven sailors from Indonesia, India and Sri Lanka.


Captive Sailors Report Shortages of Water, Food and Medicine


The detained crew members have appealed for help, reporting shortages of drinking water, food and medicine.


Several sailors are said to be suffering from deteriorating health after months of captivity and limited access to medical treatment.


Pakistani authorities have said they are pursuing diplomatic efforts to secure the release of their nationals while remaining in contact with Somali authorities.


Pakistan's Deputy Prime Minister and Foreign Minister Ishaq Dar reportedly instructed officials to accelerate efforts to bring the sailors home.


Piracy off Somalia reached alarming levels in the late 2000s and early 2010s.


International naval patrols significantly reduced attacks during the early 2020s.


However, recent incidents indicate that pirate groups are becoming active again.


Africa Faces Multiple Challenges at Once


From the deadly gold mine collapse near the Cameroon border to the diplomatic dispute over the Nile, political and security tensions in Tanzania and Zambia, and renewed piracy off Somalia, Africa is confronting multiple challenges simultaneously.


In the Central African Republic, authorities are still working to establish the full human toll of the mine disaster.


In Ethiopia, the dispute over the Nile remains a major geopolitical issue involving Egypt and Sudan.


In Tanzania and Zambia, the legal and security cases involving opposition figures could have important political consequences.


And for the crew of the Honour 25, the crisis is a stark reminder that maritime insecurity off Africa's coastline remains a serious threat.


From Bangui to Addis Ababa, Dar es Salaam, Lusaka and the waters off Somalia, the events of the week underline how rapidly Africa's political, humanitarian, health and security landscape can change.


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Mouahna Divine

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