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Japon : première pendaison sous Takaichi, un incendie meurtrier et grève choc chez Hyundai – l’Asie sous tension

Ce vendredi, le Japon a exécuté un condamné à mort pour un incendie qui a tué cinq personnes. Première sous la Première ministre Sanae Takaichi. Pendant ce temps, un feu fait un mort dans un chantier naval et Hyundai subit une grève historique en Corée du Sud. Voici les faits.

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Japon : une potence, un brasier et une usine à l’arrêt – l’Asie ne dort pas


Ce vendredi, le Japon a rappelé au monde que la peine capitale n’est pas un concept abstrait chez lui. Le ministre de la Justice, Hiroshi Hiraguchi, a signé le décret et l’a fait appliquer. Un homme a été pendu.  


L’homme en question avait, en 2009, mis le feu à une salle de machines à sous à Osaka. Cinq personnes n’en sont jamais sorties. Après un examen « minutieux et aussi rigoureux que possible », selon les propres mots du ministre, la décision a été prise. C’est la première exécution ordonnée sous le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi, formé à l’automne dernier. C’est aussi la première depuis l’été 2025.  


Au pays du Soleil-Levant, on pend. Et l’opinion suit : un sondage gouvernemental de 2025 montre que plus de 80 % des Japonais veulent garder la peine de mort. Seuls 16,5 % demandent son abolition. Les chiffres sont clairs, le débat, lui, reste vif hors des frontières.


Pendant que la justice passait à l’acte, un autre drame se jouait dans la préfecture de Shizuoka. Un incendie a éclaté sur un navire en construction dans un chantier naval. Une personne est morte. Au moins neuf autres ont été blessées, toutes hospitalisées pour intoxication au monoxyde de carbone. Les pompiers sont encore sur place, la police ouvre une enquête. Un chantier, un feu, des vies brisées en quelques heures.


Plus à l’ouest, en Corée du Sud, c’est l’économie qui grince. Le syndicat de Hyundai Motor a annoncé une grève de huit heures ce vendredi. Pour la première fois depuis dix ans, une mobilisation de cette ampleur frappe les usines d’Ulsan, Jeonju et Asan. Quelque 39 000 syndiqués sont concernés. Les deux équipes s’arrêtant, le total grimpe à 16 heures de production perdue en une seule journée.  


Depuis mai, les arrêts de travail ont déjà coûté 60 heures de production, soit 55 200 véhicules non sortis des chaînes et un manque à gagner estimé à 1,64 milliard de dollars. D’autres grèves de quatre heures sont prévues lundi et mardi. Le nœud du problème : les salaires et les primes. Le syndicat exige une hausse de 50 % de la rémunération à la pièce et la réintégration de membres suspendus pour des actions jugées illégales. La direction et les salariés ne se parlent plus.


Trois faits, trois pays, un même fil : l’Asie bouge, parfois dans le silence d’une potence, parfois dans le bruit d’un incendie ou d’une usine à l’arrêt. Les autorités japonaises assument leur justice. Les pompiers de Shizuoka comptent les blessés. Les ouvriers de Hyundai comptent les heures perdues. Le reste, c’est au lecteur de le juger.




Japan: First hanging under Takaichi, deadly shipyard fire and historic Hyundai strike – Asia under pressure


On Friday, Japan carried out a death sentence. Justice Minister Hiroshi Hiraguchi signed the order and the sentence was executed by hanging.


The condemned man had set fire to a pachinko parlour in Osaka in 2009, killing five people. After what the minister described as “a careful and as rigorous examination as possible,” the decision was taken. It is the first execution ordered under Prime Minister Sanae Takaichi’s government, formed last autumn, and the first in Japan since the summer of 2025.


In Japan, capital punishment is carried out by hanging. A 2025 government survey showed that more than 80 % of the population supports retaining the death penalty. Only 16.5 % favour abolition.


On the same day, a fire broke out at a shipyard in Shizuoka Prefecture. One person died and at least nine others were injured. The blaze started on a vessel under construction. Firefighters are still on the scene and police have opened an investigation. The victims were hospitalised with carbon monoxide poisoning.


In South Korea, Hyundai Motor’s labour union announced an eight-hour strike on Friday over a wage dispute. It is the first stoppage of this length in ten years. Around 39,000 union members at the Ulsan, Jeonju and Asan plants are expected to take part. With both shifts involved, the total downtime reaches 16 hours in a single day.


Since May, strikes have already caused 60 hours of lost production, equivalent to 55,200 vehicles and an estimated $1.64 billion in lost revenue. Further four-hour walkouts are planned for Monday and Tuesday. The union is demanding a 50 % increase in piece-rate pay and the reinstatement of members suspended for taking part in actions deemed illegal. Talks with management remain deadlocked.


Three stories, one region: a carefully ordered execution, a sudden shipyard fire, and a major industrial stoppage. Japan applies its law. Shizuoka counts its casualties. Hyundai workers count the hours. The rest is for the reader to weigh.


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Silognhia Edwige

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