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Trump menace Téhéran : « Si l’Iran frappe, on répond 100 fois plus fort » – Le détroit d’Ormuz bientôt déclaré américain ?

Donald Trump avertit l’Iran d’une riposte « cent fois plus forte », annonce vouloir déclarer le détroit d’Ormuz américain et prépare des sanctions économiques inédites. Blocus, navires attaqués, médiation pakistanaise… Voici le point complet sur une crise qui secoue le Moyen-Orient.

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Trump brandit le bâton : « On peut tout détruire en Iran, mais on ne le veut pas… encore »


Washington ne veut pas réduire l’Iran en cendres. Mais si Téhéran ose frapper, la réponse américaine sera « cent fois plus forte ». C’est le message clair, net et sans bavure que Donald Trump a envoyé ce week-end à la République islamique, alors que les tensions s’emballent autour du détroit d’Ormuz, véritable jugulaire énergétique du monde.


Dans un entretien exclusif à Fox News, le président américain a balayé d’un revers de main les rumeurs d’une escalade iranienne à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. « Nous sommes capables de tout détruire. Nous ne voulons pas le faire. Mais s’ils frappent, nous répondrons 100 fois plus fort », a-t-il lâché, le regard froid.


Et ce n’est pas tout. Lors d’un discours à l’académie de police du comté de Nassau, près de New York, Trump a sorti l’artillerie lourde : « Lorsque nous aurons définitivement vaincu l’Iran – et il subit déjà une grave défaite, assez rapidement – je déclarerai le détroit d’Ormuz territoire des États-Unis. Nous maintenons le blocus. Aucun navire ne passe si nous ne le voulons pas. »


Mercredi encore, le locataire de la Maison-Blanche affirmait que les forces américaines contrôlaient « totalement » ce passage stratégique et continueront de le faire. Un contrôle qui se traduit déjà par des chiffres concrets. Selon le Commandement central américain (Centcom), depuis la reprise du blocus le 14 juillet, 62 navires commerciaux ont été redirigés, trois neutralisés et deux abordés pour faire respecter les consignes. Mercredi, le compteur était encore à 59.


Côté pétrole, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a tenté de calmer le jeu en affirmant que 8 à 9 millions de barils transitent encore chaque jour par le détroit. Il a catégoriquement rejeté les données du Wall Street Journal qui parlaient d’une chute spectaculaire (26 navires par jour en moyenne en juillet, contre cinq fois plus avant le conflit, et seulement 14 mardi). « Les sociétés de satellites font du business, mais c’est une zone de conflit. Difficile de voir précisément ce qui se passe », a-t-il ironisé.


La pression économique va encore monter d’un cran. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a prévenu sur Newsmax : « Nous sommes passés de la fureur épique à la fureur économique. Sur ordre du président, nous avons relevé le niveau. Surveillez les annonces de la semaine prochaine : des mesures inédites dans l’histoire de l’isolement économique d’un pays. » Ces sanctions viendront renforcer le blocus maritime.


Pendant ce temps, le feu couve aussi sur le terrain. Deux navires de la compagnie émiratie ADNOC ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz dans la soirée du 13 août. Aucune victime, situation sous contrôle, a indiqué la société. Mais Abou Dhabi n’a pas tourné autour du pot : le ministère des Affaires étrangères des Émirats a directement pointé l’Iran du doigt et exigé que Téhéran « ouvre le détroit complètement et sans condition ».


Face à cette escalade, le Pakistan tente de jouer les pompiers. L’ambassadrice du pays au Turkménistan, Faryal Leghari, a rappelé que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir multiplient les efforts de médiation. « Conscients des énormes bénéfices de la paix régionale, nous devons encourager le dialogue », a-t-elle déclaré lors de la célébration de la fête de l’indépendance pakistanaise, le 14 août.


Le message de Trump est limpide : Washington tient le détroit, tient les rênes économiques et n’hésitera pas à frapper très fort si Téhéran franchit la ligne rouge. Reste à savoir si la République islamique entendra raison… ou si le Moyen-Orient va basculer dans une nouvelle phase encore plus dangereuse.




Trump’s Stark Warning to Iran: “If They Strike, We Will Hit Back 100 Times Harder” – Strait of Hormuz Could Soon Be Declared American Territory


Washington does not want to destroy Iran. But if Tehran launches attacks, the American response will be “100 times stronger.” That was the blunt message US President Donald Trump delivered this weekend to the Islamic Republic as tensions surge around the strategic Strait of Hormuz.


In an interview with Fox News, Trump dismissed reports that Iran might act more aggressively ahead of the US midterm elections in November. “We are capable of destroying everything. We don’t want to do it. But if they strike, we will respond 100 times harder,” he stated firmly.


Going further, during a speech at the Nassau County Police Academy near New York, Trump declared his intention to claim the Strait of Hormuz as American territory once Iran is “definitively defeated.” “When we have definitively defeated Iran – and it is suffering a serious defeat, quite rapidly – I will declare the Strait of Hormuz United States territory. We are maintaining the blockade. No ship passes if we don’t want it to,” he said.


On Wednesday, Trump reiterated that US forces fully control the strait and will continue to do so. The US Central Command (Centcom) confirmed that since the maritime blockade resumed on July 14, American forces have redirected 62 commercial vessels, neutralized three, and boarded two to enforce compliance. The figure stood at 59 as of Wednesday.


US Energy Secretary Chris Wright stated that 8 to 9 million barrels of oil still transit the strait daily, rejecting Wall Street Journal reports based on satellite data that claimed traffic had dropped fivefold in July (averaging 26 ships per day) and fell to just 14 on Tuesday. “Commercial satellite companies are good businesses, but this is a conflict zone, and it’s hard to see exactly what’s happening,” Wright said.


Economic pressure is set to intensify. Treasury Secretary Scott Bessent announced on Newsmax that “unprecedented measures” to isolate Iran economically will be unveiled next week. “We have gone from epic fury to economic fury. On the president’s orders, we have raised the level further. Watch for the announcements next week,” he said, noting the measures will work in tandem with the maritime blockade.


Meanwhile, two vessels belonging to the Emirati company ADNOC were attacked in the Strait of Hormuz on the evening of August 13. No one was injured and the situation is under control, ADNOC reported. The UAE Foreign Ministry blamed Iran and demanded that Tehran “open the strait completely and unconditionally.”


Pakistan continues mediation efforts. Ambassador Faryal Leghari stated that Prime Minister Shehbaz Sharif and Field Marshal Asim Munir are working tirelessly for a peaceful resolution, emphasizing the benefits of regional peace during Pakistan’s Independence Day celebrations on August 14.


Trump’s message is clear: the United States holds the strait, holds the economic levers, and is prepared to strike hard if Iran crosses the red line. The question now is whether Tehran will de-escalate – or whether the Middle East is heading toward an even more dangerous phase.


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Moussa Nassourou

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