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Crise à la FIFA : le bras droit d'Infantino se retourne contre lui, l'UEFA menace de saisir la justice

La crise explose à la FIFA. Mattias Grafström prend ses distances avec Gianni Infantino, l'UEFA menace de poursuites judiciaires et plusieurs fédérations retirent leur soutien au président de la FIFA avant l'élection de 2027.

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Crise ouverte à la FIFA : Gianni Infantino de plus en plus isolé, son numéro deux tire la sonnette d'alarme


La tempête ne faiblit pas à la FIFA. Alors que Gianni Infantino espérait reprendre la main après l'abandon de son très controversé projet FIFA Forward Enterprise (FFE), une nouvelle fuite interne vient fragiliser davantage le président de l'instance mondiale du football.


Cette fois, le coup vient de l'intérieur. Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA et considéré comme le numéro deux de l'organisation, a adressé une lettre à l'ensemble des employés dans laquelle il décrit une organisation plongée dans une crise sans précédent. Révélée par plusieurs médias internationaux, dont Sky Sports, The Athletic, The New York Times et Sky News, cette note interne confirme l'ampleur des tensions qui secouent Zurich.


Une lettre interne qui en dit long sur le malaise


Dans son message au personnel, Mattias Grafström ne cache pas son inquiétude.


Il évoque une "série d'événements regrettables et condamnables", tout en saluant l'abandon définitif du projet FIFA Forward Enterprise, destiné à ouvrir le capital commercial de la Coupe du monde à des investisseurs privés.


Le dirigeant suédois affirme lui-même ne pas avoir été informé de cette initiative avant qu'elle n'éclate publiquement.


"La semaine écoulée a été extraordinaire et éprouvante pour tous les employés de la FIFA. Nous sommes plongés dans un chaos difficile à comprendre et à accepter."


Des propos particulièrement forts venant d'un homme considéré depuis près de dix ans comme l'un des plus fidèles collaborateurs d'Infantino.


Des employés invités à garder leur calme


Conscient de l'inquiétude qui règne au sein de l'organisation, Grafström tente néanmoins de rassurer les salariés.


Selon lui, les employés ne doivent pas être les victimes des affrontements politiques qui agitent actuellement les plus hautes sphères de la FIFA.


"Je vous assure qu'en tant qu'employés de l'organisation, vous serez protégés. Les périodes de turbulence passent. La mission de la FIFA demeure."


Il appelle également chacun à continuer de servir les 211 associations membres, dans le strict respect des statuts de la FIFA.


Le projet FFE au cœur de la tempête


À l'origine de cette crise figure le projet FIFA Forward Enterprise (FFE).


Selon les informations relayées par plusieurs médias internationaux, Gianni Infantino souhaitait créer une nouvelle structure commerciale afin de céder une partie des droits économiques liés à la Coupe du monde à des investisseurs privés.


L'objectif affiché était de générer de nouvelles ressources financières.


Mais cette initiative a immédiatement suscité une levée de boucliers.


Plusieurs confédérations continentales, notamment :



  • l'UEFA,

  • la CONCACAF,

  • la CONMEBOL,

  • la Confédération asiatique (AFC),


ont dénoncé un projet jugé incompatible avec l'indépendance de la FIFA.


Face à la pression, le projet a finalement été abandonné.


Arsène Wenger prend également ses distances


Même Arsène Wenger, directeur du développement du football à la FIFA, assure n'avoir jamais été associé à cette initiative.


Le technicien français affirme avoir découvert le projet uniquement à travers les médias.


Pour lui, son abandon était indispensable.


"Je crois en une FIFA indépendante."


Une déclaration qui vient renforcer l'impression d'un profond manque de concertation autour de cette réforme.


Les critiques se multiplient au sommet de la FIFA


La contestation ne se limite plus aux partenaires extérieurs.


En interne également, plusieurs personnalités prennent leurs distances avec Gianni Infantino.


Le directeur général adjoint Kevin Lamour avait déjà exprimé ses réserves.


Le conseiller Carlos Cordeiro a quant à lui choisi de démissionner pour protester contre la gouvernance actuelle.


Ces départs et prises de position témoignent d'un climat particulièrement tendu au sein de l'organisation.


L'UEFA passe à l'offensive judiciaire


L'instance dirigée par Aleksander ?eferin ne compte pas tourner la page aussi facilement.


Selon The Telegraph, l'UEFA a officiellement adressé une lettre à la FIFA indiquant qu'elle étudie sérieusement l'ouverture de procédures judiciaires.


Elle demande notamment que tous les documents liés au projet FFE soient conservés.


L'UEFA avertit qu'en cas de destruction ou de dissimulation de preuves, des poursuites pourraient être engagées contre les responsables concernés.


Le courrier viserait Gianni Infantino mais également plusieurs hauts dirigeants de la FIFA, dont Mattias Grafström et Arsène Wenger.


Le soutien politique s'effondre


Le projet FFE semble avoir profondément ébranlé la confiance des fédérations.


D'après The Times, Gianni Infantino ne bénéficierait désormais plus du soutien que d'une quinzaine de fédérations parmi les 211 membres de la FIFA.


Certaines associations nationales ont déjà franchi un cap.


La Fédération galloise a officiellement retiré son soutien au président suisse.


La Fédération anglaise (FA) aurait également décidé de ne plus appuyer sa candidature lors de la prochaine élection présidentielle.


Vers un boycott mondial ?


Les opposants d'Infantino envisageraient désormais un véritable bras de fer.


Toujours selon The Times, plusieurs fédérations discutent d'un boycott administratif de la FIFA.


Le scénario évoqué prévoit notamment :



  • le refus de participer à certaines réunions officielles ;

  • le blocage de plusieurs décisions stratégiques ;

  • voire l'organisation de compétitions internationales alternatives si Gianni Infantino refuse de quitter son poste.


Le projet d'une Ligue des Nations mondiale, étudié depuis plusieurs années par l'UEFA, pourrait même être relancé.


Une réélection désormais sous haute tension


À un peu plus de six mois de l'élection présidentielle prévue lors du Congrès de la FIFA en mars prochain, Gianni Infantino se retrouve confronté à la plus grave crise de son mandat.


Longtemps considéré comme intouchable, le dirigeant suisse fait désormais face à une contestation qui dépasse largement les cercles traditionnels de l'opposition.


Entre les critiques internes, les menaces judiciaires de l'UEFA, les démissions de proches collaborateurs et le retrait du soutien de plusieurs fédérations nationales, la bataille pour un quatrième mandat s'annonce particulièrement incertaine.


Si le projet FIFA Forward Enterprise est officiellement abandonné, ses conséquences politiques, elles, continuent de secouer la gouvernance du football mondial.




FIFA crisis deepens as Gianni Infantino loses support from within


FIFA President Gianni Infantino is facing growing pressure after his controversial FIFA Forward Enterprise (FFE) project was abandoned. Internal tensions escalated when FIFA Secretary General Mattias Grafström sent a letter to employees describing the past week as "chaotic" and "difficult to understand."


According to reports from Sky Sports, The Athletic, The New York Times and The Telegraph, Grafström said he had not been informed of the project beforehand and welcomed its cancellation.


The proposal aimed to sell commercial stakes linked to the FIFA World Cup through a new entity called FIFA Forward Enterprise. It sparked fierce opposition from UEFA, CONCACAF, CONMEBOL and the Asian Football Confederation.


Former Arsenal manager Arsène Wenger, now FIFA's Chief of Global Football Development, also distanced himself from the plan, saying he only learned about it through the media and believes FIFA must remain independent.


Meanwhile, UEFA is considering legal action and has formally requested that FIFA preserve all documents related to the FFE project.


Reports also suggest that several national associations have withdrawn their support for Infantino ahead of the 2027-2031 presidential election, while opponents are discussing administrative boycotts and even alternative international competitions if he refuses to step down.


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Guy F. FOSSO

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