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Mondial 2026 : 9 équipes qualifiées, 7 éliminées : le football africain entre espoirs et désillusions

Après avoir qualifié neuf nations pour les seizièmes de finale, l’Afrique ne compte plus que le Maroc et l’Égypte en huitièmes de la Coupe du Monde 2026. Analyse d’un parcours contrasté, entre promesses, désillusions et débats.

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Coupe du Monde 2026 : de neuf représentants à deux survivants, l’Afrique face à ses vérités


L'euphorie du premier tour a laissé place à une réalité beaucoup plus cruelle. Après avoir réussi l'exploit de qualifier neuf de ses dix représentants pour les seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, l'Afrique ne compte désormais plus que deux nations encore en course : le Maroc et l'Égypte.


Une chute brutale qui relance le débat sur le véritable niveau du football africain dans le nouveau format à 48 équipes voulu par la FIFA.


Une phase de groupes qui avait nourri tous les espoirs


Le bilan africain à l'issue de la phase de groupes avait pourtant de quoi faire rêver.


À l'exception de la Tunisie, éliminée après trois défaites, tous les représentants africains avaient réussi à franchir le premier obstacle. Afrique du Sud, Algérie, Côte d'Ivoire, RD Congo, Ghana, Sénégal, Cap-Vert, Maroc et Égypte avaient validé leur qualification, certains en tant que meilleurs troisièmes.


Le Cap-Vert, novice à ce niveau, avait impressionné par son audace. L'Afrique du Sud avait su renverser une situation compromise après une défaite inaugurale, tandis que le Sénégal avait terminé la phase de groupes sur une note encourageante.


Avec neuf équipes qualifiées, le continent semblait prêt à écrire une nouvelle page de son histoire.


Le couperet des matchs à élimination directe


Les seizièmes de finale ont brutalement changé la donne.


En quelques jours, sept sélections africaines ont quitté la compétition : Afrique du Sud, Cap-Vert, RD Congo, Algérie, Ghana, Côte d'Ivoire et Sénégal.


Certaines éliminations laisseront longtemps des regrets.


Le Sénégal semblait tenir sa qualification avant de s'effondrer face à la Belgique, encaissant trois buts après la 86e minute pour s'incliner 3-2. Une fin de match qui symbolise les difficultés rencontrées par plusieurs sélections africaines dans la gestion des moments décisifs.


La Côte d'Ivoire et la RD Congo ont également payé cher leurs dernières minutes, tandis que le Cap-Vert a quitté le tournoi avec les honneurs après avoir poussé l'Argentine jusqu'en prolongation.


Maroc et Égypte, les derniers porte-drapeaux du continent


Dans ce paysage marqué par les éliminations, deux équipes ont su résister.


Le Maroc, fort de son expérience acquise depuis sa demi-finale historique de 2022, affrontera le Canada avec l'ambition de poursuivre son aventure.


L'Égypte, portée par Mohamed Salah, a créé l'exploit en éliminant l'Australie aux tirs au but et devra désormais relever un immense défi face à l'Argentine de Lionel Messi.


Les Lions de l'Atlas apparaissent, sur le papier, comme les Africains disposant des meilleures chances d'accéder aux quarts de finale, tandis que les Pharaons devront réaliser un nouvel exploit face aux champions du monde en titre.


Paul Nana Sabin : "Le Mondial n'avait pas encore commencé"


Le bilan africain alimente déjà de nombreuses réactions.


Le journaliste sportif camerounais Paul Nana Sabin estime que le nouveau format de la compétition ne doit pas masquer les insuffisances du football africain.


« Fin des seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026. Bilan africain : seulement 2 qualifiés sur 9 pour les huitièmes de finale. Que disent ceux qui vendaient la présence de neuf équipes africaines en seizièmes comme une évolution du football africain ? Je vous l'avais dit : ce nouveau format à 48 équipes, c'est du vrac savamment monté par la FIFA pour gonfler ses retombées financières. Et voilà que la Coupe du Monde, à peine commencée avec les seizièmes, l'Afrique subsaharienne a totalement disparu. L'Afrique subsaharienne a montré de belles choses, notamment le Cap-Vert, mais il y a encore du chemin à faire. »


Cette analyse illustre le débat qui anime déjà les observateurs : la forte représentation africaine constitue-t-elle une réelle progression sportive ou est-elle principalement liée à l'élargissement du tournoi ?


L'Algérie, le premier séisme d'après-Mondial


L'élimination des Fennecs face à la Suisse (2-0) provoque une véritable onde de choc en Algérie.


Les supporters réclament le départ du sélectionneur Vladimir Petkovic, accusé de manquer de rigueur et de ne pas avoir su donner une identité de jeu à la sélection.


Plusieurs anciens internationaux ont également critiqué les choix tactiques du technicien, tandis que des vidéos de son attitude après la rencontre ont alimenté la polémique sur les réseaux sociaux.


Le Sénégal cherche déjà un nouveau souffle


Au Sénégal, l'avenir de Pape Thiaw suscite de nombreuses interrogations.


Le nom de Habib Beye, récemment libre de tout contrat, revient avec insistance parmi les candidats potentiels pour conduire un nouveau projet sportif. Celui d'Hervé Renard circule également dans les discussions.


Bakambu lance un appel au président de la RDC


En République démocratique du Congo, l'heure est déjà à la reconstruction.


Après l'élimination des Léopards, Cédric Bakambu a appelé le président Félix Tshisekedi à poursuivre les investissements en faveur de la sélection nationale.


Pour l'attaquant congolais, la nouvelle génération possède un énorme potentiel qui mérite un accompagnement durable afin de permettre au football congolais de franchir un nouveau cap.


Une Coupe du Monde qui continue de faire parler


Au-delà des performances africaines, plusieurs dossiers alimentent l'actualité du Mondial.


La FIFA a défendu l'utilisation de la technologie embarquée dans le ballon officiel pour expliquer l'annulation d'un but de la Croatie contre le Portugal.


Par ailleurs, les conditions météorologiques pourraient modifier les horaires de certaines affiches des huitièmes de finale, notamment Mexique - Angleterre et Brésil - Norvège, en raison des risques d'orages et des fortes chaleurs.


Enfin, le sélectionneur belge Rudi Garcia a dû clarifier ses propos après la polémique née de ses déclarations sur la gestion tactique de certaines équipes en fin de match, assurant que ses remarques ne visaient en aucun cas les sélections africaines.


Un bilan contrasté pour le football africain


Avec seulement deux représentants encore en lice, l'Afrique quitte progressivement cette Coupe du Monde avec des sentiments mitigés.


Le parcours historique du Cap-Vert, la combativité de plusieurs sélections et la qualification du Maroc et de l'Égypte démontrent les progrès du continent.


Mais les difficultés à gérer les matchs couperets, le manque de réalisme dans les moments décisifs et les nombreuses désillusions rappellent également que le football africain doit encore franchir un palier pour rivaliser durablement avec les grandes puissances mondiales.


Les prochains matchs du Maroc et de l'Égypte seront suivis avec une attention particulière, car ils porteront désormais les espoirs de tout un continent.




FIFA World Cup 2026: Africa reduced to two survivors as Morocco and Egypt keep the continent's hopes alive


Africa's impressive start to the FIFA World Cup 2026 has faded dramatically.


After qualifying nine of its ten teams for the Round of 32, only Morocco and Egypt remain in the competition following a disappointing knockout stage.


South Africa, Cape Verde, DR Congo, Algeria, Ghana, Ivory Coast and Senegal have all been eliminated.


Senegal's collapse against Belgium, after leading 2-0 before conceding three late goals, was one of the tournament's biggest disappointments.


Meanwhile, Cape Verde earned worldwide praise despite losing to Argentina after extra time in one of the World Cup's most memorable performances.


Morocco will now face Canada, while Egypt, inspired by Mohamed Salah, takes on reigning champions Argentina led by Lionel Messi.


Cameroonian sports journalist Paul Nana Sabin questioned whether Africa's record representation truly reflected sporting progress or simply the expanded 48-team World Cup format introduced by FIFA.


Elsewhere, Algeria faces growing pressure after its elimination, with many supporters demanding the dismissal of head coach Vladimir Petkovic.


In DR Congo, striker Cédric Bakambu urged President Félix Tshisekedi to continue supporting the national team and investing in its promising young generation.


With only two teams still standing, Africa now places all its hopes on Morocco and Egypt to extend the continent's journey at the 2026 FIFA World Cup.


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Lucien Abembe

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