Donald Trump hausse le ton contre les distributeurs d’essence pendant que Washington intensifie son action en Libye
L'administration américaine multiplie les initiatives sur les fronts intérieur et international. Tandis que le président Donald Trump exige une baisse immédiate des prix de l'essence aux États-Unis, le secrétaire d'État Marco Rubio affiche la volonté de Washington de soutenir le processus d'unification de la Libye, un pays stratégique pour la stabilité de l'Afrique du Nord et du marché énergétique mondial.
Trump met les distributeurs de carburant sous pression
Donald Trump a lancé un avertissement ferme aux entreprises spécialisées dans la distribution d'essence aux États-Unis. Dans un message publié lundi sur son réseau social Truth Social, le président américain a estimé que les prix pratiqués à la pompe demeurent injustifiés au regard de l'évolution du marché pétrolier.
Selon lui, le baril de pétrole évolue désormais autour de 68 dollars, un niveau qui devrait normalement entraîner une diminution sensible des prix du carburant pour les consommateurs américains.
« Les distributeurs d’essence doivent diminuer leurs prix immédiatement », a écrit Donald Trump, dénonçant des tarifs qu'il juge excessifs.
Le président américain est allé plus loin en affirmant qu'aucun « maintien artificiel des prix » ne serait toléré, qualifiant une telle pratique d'illégale. Il a également averti que les distributeurs s'exposeraient à « de graves problèmes » s'ils ne répercutaient pas rapidement la baisse des cours du pétrole sur les prix à la pompe.
Cette sortie intervient alors que Donald Trump avait déjà annoncé l'ouverture prochaine d'une enquête afin de comprendre pourquoi la baisse des prix du pétrole ne se traduit pas davantage dans les stations-service américaines.
Washington réaffirme son engagement pour l'unité de la Libye
Sur le plan diplomatique, les États-Unis affichent également leur volonté de jouer un rôle majeur dans le dossier libyen.
À Washington, le secrétaire d'État Marco Rubio s'est entretenu avec Saddam Haftar, commandant adjoint de l'Armée nationale libyenne (ANL) et fils du maréchal Khalifa Haftar.
À l'issue de cette rencontre, Marco Rubio a indiqué sur le réseau social X avoir évoqué plusieurs priorités, notamment :
- l'unification des forces armées libyennes ;
- le rapprochement des institutions politiques, économiques et militaires ;
- la création des conditions d'une paix durable.
Le chef de la diplomatie américaine a réaffirmé que les États-Unis poursuivraient leur coopération avec les responsables libyens ainsi qu'avec leurs partenaires internationaux afin de favoriser la paix, l'unité et la prospérité en Libye.
Les États-Unis veulent accompagner la réunification des institutions
Dans une déclaration publiée par le département d'État, son porte-parole Tommy Pigott a précisé que Marco Rubio avait salué les efforts des dirigeants libyens visant à réduire les divisions qui persistent depuis plusieurs années.
Washington affirme vouloir soutenir les initiatives diplomatiques devant conduire à la mise en place d'un gouvernement démocratiquement élu, capable de réunifier durablement le pays.
Une Libye toujours divisée depuis 2011
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste profondément fragmentée entre les autorités installées à Tripoli, dans l'ouest du pays, et les institutions de l'est soutenues par l'Armée nationale libyenne.
En 2021, un exécutif de transition avait été désigné sous l'égide des Nations unies afin de conduire le pays vers des élections générales. Toutefois, ce scrutin n'a toujours pas été organisé, prolongeant une crise politique qui fragilise l'ensemble de la région.
Selon Bloomberg, l'administration américaine chercherait également à favoriser une trêve durable entre les différentes forces libyennes afin de stabiliser le pays, dont les importantes réserves pétrolières demeurent stratégiques pour les équilibres énergétiques internationaux.
La rencontre entre Marco Rubio et Saddam Haftar s'inscrit ainsi dans une dynamique plus large de réengagement diplomatique des États-Unis sur le dossier libyen, alors que Washington tente simultanément de répondre aux préoccupations économiques des Américains, notamment en matière de coût du carburant.
Trump Pressures U.S. Gas Retailers as Washington Steps Up Diplomatic Efforts in Libya
The U.S. administration is simultaneously focusing on domestic economic issues and international diplomacy. President Donald Trump has demanded an immediate reduction in gasoline prices across the United States, while Secretary of State Marco Rubio has reaffirmed Washington's commitment to supporting Libya's reunification.
Trump demands lower gasoline prices
Donald Trump urged U.S. gasoline retailers to cut fuel prices without delay, arguing that current pump prices do not reflect the decline in global oil prices.
Writing on Truth Social, Trump noted that crude oil is trading at around $68 per barrel, insisting that consumers should already be benefiting from lower fuel costs.
He warned that there should be no artificial price maintenance, calling such practices illegal, and cautioned retailers that they could face serious consequences if prices are not reduced quickly.
Trump also recalled that his administration plans to investigate why falling oil prices have not translated into significantly cheaper gasoline across the country.
Washington backs Libya's reunification
Meanwhile, Secretary of State Marco Rubio met in Washington with Saddam Haftar, deputy commander of the Libyan National Army (LNA).
According to Rubio, the discussions focused on unifying Libya's armed forces, strengthening political and economic institutions, and creating conditions for lasting peace.
The U.S. State Department said Washington remains committed to working with Libyan leaders and international partners to support Libya's unity and the establishment of a democratically elected government.
A country still divided
Libya has remained politically divided since the overthrow of Muammar Gaddafi in 2011, with rival authorities based in Tripoli and eastern Libya.
Although a UN-backed transitional executive was established in 2021, national elections have yet to take place.
According to Bloomberg, the United States is also seeking to help stabilize Libya and encourage a lasting ceasefire, partly because of the country's significant oil reserves and strategic importance to global energy markets.
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Ange NGO