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« Ça suffit ! » Le Nigeria prêt à frapper l’Afrique du Sud après la chasse aux Nigérians – Rapatriements massifs, colère et mesures de rétorsion en vue

Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Nigeria évacue ses ressortissants et étudie des mesures de rétorsion. 268 Nigérians déjà rentrés, plus de 1 000 attendus. La ministre Bianca Odumegwu-Ojukwu hausse le ton. L’afrophobie fait des ravages. Cliquez pour comprendre cette crise diplomatique qui secoue l’Afrique australe et de l’Ouest.

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Nigeria vs Afrique du Sud : xénophobie, afrophobie et menace de rétorsion – Yaoundé à Lagos, la colère gronde


 C’est un vent de rage qui souffle sur Abuja et Lagos. Le Nigeria, géant d’Afrique de l’Ouest, n’exclut plus de riposter diplomatiquement et économiquement contre l’Afrique du Sud. Motif : des attaques répétées, des persécutions et des expulsions forcées de centaines de Nigérians vivant légalement ou non dans la nation arc-en-ciel.


« Nos citoyens sont apeurés. La police refuse d’intervenir. Le gouvernement sud-africain ne condamne pas fermement ces actes. » Ces mots, d’une gravité rare, ont été prononcés par Bianca Odumegwu-Ojukwu, ministre nigériane des Affaires étrangères, reprise par la chaîne Arise News.


Des commerces incendiés, des enfants privés d’école


Selon la ministre, des Nigérians exerçant des activités légales se font piller leurs magasins, parfois brûlés. « Les enfants ne peuvent pas aller à l’école à cause de la peur », a-t-elle martelé. Face à ce qu’elle qualifie de « danger permanent », le gouvernement étudie des mesures de rétorsion – une décision qui reviendrait aux législateurs et aux plus hautes autorités du pays.


Rapatriements massifs : 268, puis 287, et encore plus de 1 000 attendus


Le 11 juin, 268 Nigérians sont rentrés au pays via l’aéroport international Murtala-Muhammed de Lagos. Un premier vol opéré dans le cadre d’un programme gouvernemental d’évacuation volontaire depuis l’Afrique du Sud. Mais ce n’était que le début.


Un second groupe de 287 citoyens a quitté Johannesburg à bord d’un avion de la compagnie nigériane Air Peace, arrivé à Lagos dans la nuit. Mais attention : le département sud-africain de l’Immigration a prévenu qu’aucun des Nigérians rapatriés ne se trouvait légalement sur le territoire sud-africain. Pire, une interdiction d’entrée de cinq ans leur a été signifiée.


À ce jour, plus de 1 000 Nigérians ont exprimé leur souhait de rentrer. Les inscriptions, initialement prévues jusqu’au 14 juin, ont été prolongées face à l’afflux de demandes. Environ 700 autres attendent encore les prochains vols.


2019 – 2024 : le cycle infernal de l’afrophobie


La précédente évacuation massive de Nigérians d’Afrique du Sud remonte à 2019, déjà sur fond de poussées xénophobes. Cette année, plusieurs régions sud-africaines sont secouées par des manifestations anti-étrangers menées par des mouvements locaux accusant les migrants de voler les emplois et de profiter illégalement des programmes sociaux.


Résultat : affrontements avec la police, pillages de commerces appartenant à des étrangers, et un climat de terreur. Près de 1 500 étrangers ont déjà quitté l’Afrique du Sud, selon des sources concordantes. Le Ghana, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique ont également commencé leurs propres évacuations.


Un racisme noir contre noir : l’afrophobie dénoncée


La radio publique sud-africaine SABC a elle-même rapporté que ces persécutions sont motivées par l’afrophobie – une forme de xénophobie et de racisme exercée par des Noirs contre d’autres Noirs. Un tabou que la ministre nigériane a brisé en direct.


Et maintenant ? Vers une crise diplomatique ouverte ?


Si le Nigeria active des mesures de rétorsion, l’Afrique du Sud pourrait subir des pressions économiques et diplomatiques inédites. Pour l’instant, Pretoria campe sur sa position : « Ceux qui partent étaient en situation irrégulière », justifie Stephen van Neel, responsable de l’application des lois sur l’immigration.


Mais pour Lagos, l’heure n’est plus à la justification. C’est celle de la dignité nationale et de la protection des citoyens.


    En Afrique de l’Ouest, et particulièrement au Cameroun et au Nigeria, ces violences réveillent de vieilles blessures panafricaines. Car comment deux nations leaders du continent peuvent-elles en arriver là, sinon par la faillite d’un idéal commun ?




“Enough is Enough!” Nigeria Mulls Retaliation Against South Africa Over Attacks, Deportations of Citizens – Mass Evacuations Underway


Xenophobic attacks in South Africa: Nigeria evacuates citizens, considers retaliation. 268 Nigerians repatriated so far, over 1,000 more waiting. Minister Bianca Odumegwu-Ojukwu speaks tough. Afrophobia exposed. Read this explosive diplomatic crisis.


Nigeria is considering retaliation against South Africa following repeated attacks, persecution, and forced expulsions of Nigerian nationals living in South Africa. Foreign Affairs Minister Bianca Odumegwu-Ojukwu told Arise News: “Our citizens are afraid. Police refuse to intervene. The South African government does not strongly condemn these acts. Our people are in permanent danger. Those running legal businesses are looted, their shops torched. Children can’t go to school out of fear.”


The government is now studying retaliatory measures, though a final decision rests with lawmakers and top authorities.


On June 11, 268 Nigerians returned to Lagos’ Murtala Muhammed International Airport under a voluntary evacuation program. A second group of 287 left Johannesburg aboard Air Peace. However, South Africa’s immigration enforcement head, Stephen van Neel, stated that none of those repatriated were legally in the country, adding that they are banned from entering South Africa for five years.


Over 1,000 Nigerians have applied to return, with registrations extended beyond June 14 due to rising demand. Some 700 more await further flights. The last mass evacuation from South Africa occurred in 2019.


This year, anti-immigrant protests have rocked several regions of South Africa, led by groups accusing foreigners of stealing jobs and exploiting social programs. Clashes with police, looting, and public disorder have followed. Nearly 1,500 foreign nationals have left South Africa, including citizens of Ghana, Zimbabwe, Malawi, and Mozambique.


South African broadcaster SABC described the violence as “afrophobia” – a form of xenophobia and racism by Black people against other Black people. Nigeria now faces a critical diplomatic choice: retaliate or continue evacuations.


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Moussa Nassourou

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