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Or illégal au Cameroun : le ministre des Mines frappe fort contre des sociétés clandestines, majoritairement liées à des intérêts chinois

Dans l’Est du Cameroun, le ministre des Mines Fuh Gentry a découvert des exploitations aurifères illégales opérant sans autorisation. Plus de 200 entreprises seraient concernées, dont 95 % liées à des intérêts chinois. Une vaste opération de contrôle est en cours.

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Or illégal dans l’Est du Cameroun : Fuh Gentry lance une offensive contre les exploitations clandestines


Le gouvernement camerounais serre l’étau autour de l’exploitation minière illégale. En mission dans la région de l’Est, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Gentry, a effectué une descente musclée sur plusieurs sites aurifères opérant en dehors du cadre légal.


Sur l’un des sites visités, le membre du gouvernement a exigé la présentation de l’autorisation officielle d’exploitation de l’entreprise présente sur les lieux. Face au ministre, la responsable de la société n’a pas été en mesure de produire le moindre permis valide.


À la place, celle-ci a tenté de présenter une simple demande de permis minier. Une démarche immédiatement rejetée par Fuh Gentry, qui a rappelé que la zone concernée est officiellement classée comme zone de recherche et non comme zone autorisée pour l’exploitation de l’or.


200 entreprises minières illégales identifiées


Cette sortie de terrain intervient dans un contexte particulièrement tendu pour le secteur minier camerounais. Le mois dernier, le ministre des Mines avait révélé l’existence d’environ 200 entreprises minières opérant illégalement sur le territoire national.


Selon les chiffres communiqués par le ministère, près de 95 % de ces structures seraient détenues ou contrôlées par des intérêts chinois, alimentant de nombreuses inquiétudes autour du pillage des ressources naturelles et du manque de traçabilité dans l’exploitation aurifère.


À la suite de ces révélations, les autorités ont ordonné l’arrêt immédiat des activités des exploitants non agréés ainsi que le démantèlement de leurs installations.


Des écarts inquiétants sur les exportations d’or


La vaste opération de contrôle actuellement menée dans l’Est du Cameroun fait suite à une mission d’évaluation lancée après la découverte d’importantes anomalies dans les chiffres liés à l’or exporté.


Les autorités camerounaises ont constaté des écarts significatifs entre les volumes officiellement déclarés à l’exportation et les quantités rapportées par des acheteurs basés aux Émirats arabes unis.


Ces incohérences ont poussé le gouvernement à renforcer les inspections sur le terrain afin d’assainir un secteur longtemps accusé d’opacité, de fraude et de pertes économiques majeures pour l’État.


Le gouvernement veut restaurer la transparence


À travers cette offensive, Yaoundé affiche sa volonté de reprendre le contrôle du secteur minier artisanal et semi-industriel, devenu stratégique pour l’économie nationale.


Le ministère des Mines entend désormais renforcer les mécanismes de traçabilité, lutter contre les réseaux clandestins et garantir une exploitation plus transparente des ressources aurifères du pays.


Dans plusieurs localités de l’Est, les populations dénoncent depuis des années les impacts environnementaux de certaines exploitations illégales : destruction des sols, pollution des cours d’eau et faible retombée économique pour les communautés riveraines.


L’opération lancée par Fuh Gentry pourrait ainsi marquer un tournant dans la lutte contre l’orpaillage illégal au Cameroun.




Illegal Gold Mining in Cameroon: Minister Fuh Gentry Cracks Down on Unauthorized Operators


The Cameroonian government has intensified its fight against illegal mining activities in the East Region of the country. During an inspection mission, Minister of Mines, Industry and Technological Development Fuh Gentry visited several gold mining sites operating outside the legal framework.


At one of the sites, the minister requested the company’s official mining authorization. However, the manager accompanying him failed to provide any valid exploitation permit.


Instead, she attempted to present only an application for a mining license. Minister Fuh Gentry immediately rejected the argument, explaining that the area is officially classified as a research zone and not an authorized exploitation site.


Last month, the Cameroonian Minister of Mines revealed that nearly 200 mining companies were operating illegally across the country, with about 95% reportedly linked to Chinese interests.


Following these revelations, the ministry ordered all unauthorized operators to immediately halt activities and dismantle their installations.


The government’s crackdown follows an evaluation mission launched after authorities discovered major discrepancies between officially declared gold exports and quantities reported by buyers based in the United Arab Emirates.


These inconsistencies triggered a large-scale control operation aimed at cleaning up the mining sector and improving transparency.


The government says it is determined to strengthen traceability mechanisms, fight illegal networks and ensure better management of Cameroon’s mineral resources.


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Ange NGO

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