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Allemagne – Trump menace, l’Otan tremble : Berlin prêt à payer le prix fort pour obtenir les missiles Tomahawk américains

L’Allemagne tente d’arracher à Donald Trump la vente de missiles Tomahawk et de systèmes Typhon alors que Washington prépare un retrait massif de troupes en Europe. L’Otan redoute une nouvelle fracture stratégique.

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L’Allemagne joue gros face à l’administration de Donald Trump. Selon le Financial Times, Berlin cherche activement à convaincre Washington d’autoriser la vente de missiles de croisière Tomahawk ainsi que des systèmes de lancement Typhon, dans un contexte de tensions politiques grandissantes entre les deux alliés historiques.


D’après plusieurs sources citées par le média britannique, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, prévoit un déplacement stratégique à Washington afin de débloquer ce dossier sensible. Mais en coulisses, le climat est loin d’être serein. Des responsables allemands craignent même que le chef du Pentagone, Pete Hegseth, refuse de le recevoir.


Berlin prêt à payer davantage pour sauver l’accord


Face aux réticences américaines, l’Allemagne serait disposée à augmenter considérablement son offre financière pour obtenir ces équipements militaires de pointe. Une source proche du dossier évoque une “tentation de résoudre le problème uniquement par l’argent”, preuve de la nervosité qui règne actuellement à Berlin.


Cette crise intervient après une série de passes d’armes entre Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce dernier avait récemment accusé les États-Unis de manquer de stratégie claire dans la gestion de la guerre avec l’Iran, estimant que Téhéran “humiliait Washington” par sa tactique de négociation.


Des déclarations qui ont visiblement irrité Donald Trump. Le président américain, auparavant plutôt conciliant avec Friedrich Merz, a ensuite durci le ton en évoquant le retrait d’une partie des forces américaines stationnées en Allemagne. Washington envisagerait également d’abandonner le projet de déploiement de missiles longue portée sur le territoire allemand.


L’Otan redoute une réduction massive de la présence américaine en Europe


Les inquiétudes dépassent désormais le seul cadre allemand. Selon Bloomberg, plusieurs diplomates de l’Otan craignent que les États-Unis ne réduisent encore davantage leur présence militaire sur le continent européen.


Après l’annonce du retrait de 5.000 soldats américains d’Allemagne, d’autres scénarios circulent dans les chancelleries européennes. Donald Trump pourrait également diminuer les effectifs militaires en Italie, revoir la présence américaine en Espagne ou réduire la participation des États-Unis à certains exercices de l’Alliance atlantique.


Certaines sources évoquent même un redéploiement stratégique des troupes américaines vers des pays considérés comme plus favorables à l’administration Trump.


Une fracture grandissante entre Washington et ses alliés européens


Depuis plusieurs mois, Donald Trump multiplie les critiques contre l’Otan et contre certains dirigeants européens. Cette nouvelle crise militaire et diplomatique révèle des tensions profondes au sein de l’Alliance atlantique.


Le 29 avril dernier, le président américain avait confirmé qu’une réduction du contingent militaire américain en Allemagne était sérieusement envisagée. Quelques jours plus tard, Sean Parnell, assistant du secrétaire américain à la Défense chargé des affaires publiques, annonçait officiellement le retrait de 5.000 militaires américains du territoire allemand dans un délai de six à douze mois.


Selon le Commandement européen des forces armées américaines (Eucom), près de 80.000 soldats américains sont actuellement déployés en Europe, dont environ 38.000 en Allemagne, à travers des bases permanentes et des rotations militaires.


Pour plusieurs observateurs, cette évolution marque un tournant stratégique majeur dans les relations entre Washington et l’Europe, au moment où les tensions géopolitiques mondiales continuent de s’intensifier.




Germany seeks Tomahawk missiles as Trump threatens US troop cuts in Europe


Germany is intensifying efforts to persuade Donald Trump’s administration to approve the sale of Tomahawk long-range missiles and Typhon launch systems, according to the Financial Times.


German Defense Minister Boris Pistorius is reportedly planning a visit to Washington in an attempt to secure the deal. However, German officials are uncertain whether Pentagon chief Pete Hegseth will even agree to meet him.


Sources cited by the newspaper say Berlin is prepared to significantly increase its financial offer in order to convince Washington, amid growing political tensions between the two countries.


The dispute escalated after German Chancellor Friedrich Merz criticized the United States for lacking a clear strategy regarding the conflict with Iran, accusing Tehran of humiliating Washington through its negotiation tactics.


Shortly afterward, Donald Trump responded critically toward Merz and announced plans to withdraw part of the US military presence from Germany. Reports also suggested Washington could abandon plans to deploy long-range missile systems, including Tomahawks, in the country.


Meanwhile, NATO allies fear the United States may further reduce its military footprint across Europe. Bloomberg reported that diplomats believe troop reductions could also affect Italy and Spain, while US participation in NATO exercises may decrease.


On April 29, Trump confirmed that Washington was considering reducing its military contingent in Germany. On May 1, Pentagon officials announced that 5,000 American troops would be withdrawn from Germany within six to twelve months.


According to the US European Command (EUCOM), around 80,000 American troops are currently stationed across Europe, including nearly 38,000 in Germany.


The growing tensions are raising concerns about the future of transatlantic security and NATO unity at a time of increasing global instability.



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Ekanga Ekanga Fernand

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