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Mali sous choc : attaques coordonnées, Kidal tombe, le pouvoir dénonce une tentative de renversement

Attaques simultanées dans plus de 20 localités, chute de Kidal, centaines de combattants neutralisés : le Mali traverse une crise sécuritaire majeure. Le gouvernement évoque une tentative de prise de pouvoir.

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Bamako sous pression, Kidal perdue : le Mali face à une offensive d’ampleur inédite


Le Mali replonge dans une séquence de haute turbulence sécuritaire. Le 25 avril 2026, des groupes armés radicaux ont lancé des attaques coordonnées dans une vingtaine de villes et localités à travers le pays, visant ouvertement les centres de pouvoir et les symboles de l’État. Pour les autorités de transition, il ne s’agit pas d’une simple série d’incursions : c’est une tentative assumée de renversement institutionnel.


Face à la presse à Bamako, le Premier ministre Abdoulaye Maïga n’a pas mâché ses mots. « Le but de l’ennemi était de conquérir le pouvoir, en démantelant les institutions de la République et en mettant un terme au processus de transition », a-t-il déclaré sur les antennes de l’ORTM. Il a salué la « réponse ferme » des Forces armées maliennes (FAMa), évoquant la neutralisation de centaines d’assaillants sur l’ensemble du territoire.


Kidal bascule, repli stratégique des FAMa


Point névralgique du nord malien, la ville de Kidal est tombée aux mains des rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad, selon plusieurs sources concordantes, dont Jeune Afrique. Les combats, intenses, se sont poursuivis jusqu’au 26 avril avant la prise effective de la ville le lendemain.


D’après le parlementaire Fousseynou Ouattara, les forces maliennes ont procédé à un « repli tactique » face à une offensive massive impliquant plus de 2.000 combattants lourdement armés venus de l’extérieur. « Nos soldats ont choisi d’éviter des pertes massives », a-t-il expliqué, tout en assurant que Kidal sera « très prochainement reprise ».


Mopti brièvement occupée, Gao sous tension


Autre fait marquant : la ville stratégique de Mopti a été brièvement contrôlée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Les assaillants ont pris la ville le 25 avril, pillé des dépôts d’armes, avant de se retirer deux jours plus tard.


Si Gao reste sous contrôle gouvernemental, la situation demeure volatile. Les villes de Sévaré et Kati figurent également parmi les zones sous haute surveillance, alors que les autorités multiplient les opérations de ratissage.


Bilan lourd et guerre de communication


Le chef d’état-major général des armées, le général Oumar Diarra, a annoncé que plus de 200 combattants ont été neutralisés en seulement deux jours d’affrontements récents. D’autres sources avancent un bilan beaucoup plus élevé, évoquant plus de 2.000 assaillants éliminés lors d’opérations antérieures en avril.


Le haut commandement militaire met en garde contre une stratégie globale de déstabilisation impliquant des « acteurs internes et externes ». Des allégations non confirmées font état de la participation de combattants étrangers et de l’utilisation d’armements sophistiqués.


Bamako visée, figures clés touchées


Les attaques n’ont pas épargné les centres névralgiques du pouvoir. Le palais présidentiel, des camps militaires et plusieurs bâtiments administratifs figuraient parmi les cibles.


Selon des sources concordantes, le directeur de la sécurité d’État, Modibo Koné, et le chef d’état-major Oumar Diarra auraient été blessés lors d’attaques près de Kati, aux portes de Bamako. Le président de la transition, Assimi Goïta, aurait été temporairement mis à l’abri dans un site sécurisé, sans confirmation officielle.


Deuil national et appel à la résilience


Dans ce climat tendu, les autorités ont décrété un deuil national de deux jours à la suite du décès du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, survenu dans le contexte des attaques.


Le gouvernement appelle à la vigilance face aux fausses informations et exhorte les populations à faire confiance aux communications officielles. « Le Mali reste debout », martèle l’exécutif, qui promet un renforcement des capacités opérationnelles et des ajustements stratégiques.


Un pays sous transition fragilisée


Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, le Mali est engagé dans une transition politique prolongée, avec le général Assimi Goïta à la tête de l’État. Validée jusqu’en 2030, cette transition est désormais confrontée à une pression sécuritaire extrême.


Les attaques du 25 avril marquent ainsi un tournant critique, révélant la capacité de nuisance persistante des groupes armés et les fragilités d’un appareil sécuritaire sous tension permanente.




Mali in Turmoil: Coordinated Attacks, Fall of Kidal, Government Denounces Attempted Power Seizure


Mali has entered a new phase of acute instability following coordinated attacks on April 25, 2026, targeting more than 20 and key institutions. Transitional Prime Minister Abdoulaye Maïga described the as an to overthrow the government and dismantle the transition process.


According to official statements, Malian armed forces (FAMa) repelled the assaults, killing hundreds of fighters. However, the strategic northern city of Kidal fell to Tuareg rebels from the Azawad Liberation Front after intense fighting.


A tactical withdrawal by government forces was confirmed, citing the presence of over 2,000 heavily armed militants. Authorities remain confident the city will be retaken.


Meanwhile, Mopti was briefly seized by the al-Qaeda-linked JNIM group, which looted weapons depots before withdrawing. Gao remains under government control, but tensions are high across several.


Senior military officials reported over 200 militants neutralized in recent operations, while warning of a broader destabilization plan involving internal and external actors.


institutions, including the presidential palace, were targeted. Reports suggest key security officials were injured, while President Assimi Goïta was moved to a secure location.


A two-day national mourning period has been declared following the death of Defense Minister Sadio Camara.


These developments highlight the fragility of Mali’s extended transition, now facing one of its most serious security crises in recent years.


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Moussa Nassourou

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