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Mali sous feu coordonné : Bamako attaquée, plus de 80 assaillants neutralisés, l’AES face à une offensive d’ampleur inédite

Attaques simultanées au Mali : Bamako, Kati, Gao et Kidal ciblées. L’armée annonce plus de 80 terroristes neutralisés. Offensive coordonnée JNIM–rebelles touaregs, l’AES sous pression.

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Mali sous tension maximale. Le pays a été le théâtre, samedi 25 avril 2026, d’une offensive coordonnée d’une rare intensité visant plusieurs positions stratégiques des forces gouvernementales, y compris la capitale Bamako. Une attaque d’envergure qui remet au premier plan les défis sécuritaires dans l’espace AES (Alliance des États du Sahel).


Selon le porte-parole des Forces armées maliennes (FAMa), le colonel Souleymane Dembélé, au moins 80 combattants radicaux ont été neutralisés après des affrontements violents sur plusieurs fronts. « L’ennemi a subi d’importantes pertes sur tous les secteurs », a-t-il déclaré à la télévision nationale, images à l’appui montrant des armes, véhicules et combattants hors d’état de nuire.


Une attaque coordonnée sur plusieurs axes


Dès les premières heures de la matinée, des groupes armés ont lancé des assauts simultanés dans plusieurs régions du pays. Bamako, pourtant considérée comme relativement sécurisée, n’a pas été épargnée. Des combats ont été signalés aux abords de l’aéroport international, mais aussi près de Kati, la principale base militaire située à seulement 17 km de la capitale.


Des explosions et des tirs nourris ont également été entendus à Gao, Kidal et Sévaré, confirmant la nature coordonnée et nationale de cette offensive. Selon Reuters, il s’agirait de l’attaque la plus importante de ces dernières années au Mali.


JNIM et rébellion touarègue : une alliance opérationnelle ?


Les attaques ont été revendiquées par le Front de libération de l’Azawad (FLA), groupe rebelle touareg. Mais plusieurs sources sécuritaires évoquent une coordination étroite avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.


D’après ces informations, les unités du JNIM auraient opéré dans le centre et le sud du pays, y compris Bamako, tandis que les groupes touaregs ciblaient le nord et l’est, notamment Gao et Kidal.


Les assaillants ont utilisé des armements lourds, des drones et des véhicules piégés, signe d’un niveau de préparation élevé et d’une montée en puissance tactique inquiétante.


Kati frappée, symbole du pouvoir visé


Parmi les cibles sensibles, la base militaire de Kati a été particulièrement touchée. Des tirs ont atteint et partiellement endommagé la résidence du ministre de la Défense, selon Reuters. Cette zone stratégique abrite également des résidences de hauts responsables, dont celle du président Assimi Goïta.


Un signal fort envoyé par les groupes armés, visant clairement le cœur du pouvoir militaire malien.


Bamako rassure, mais appelle à la vigilance


Face à cette offensive, l’état-major malien se veut rassurant. Dans un communiqué, il affirme que « la situation est sous contrôle » et que les attaques ont été repoussées grâce au professionnalisme des FAMa.


« Les opérations de ratissage continuent », précise l’armée, qui appelle les populations au calme et met en garde contre la diffusion de contenus de propagande susceptibles d’alimenter la psychose.


Aucune information officielle n’a été communiquée concernant d’éventuelles pertes dans les rangs des forces gouvernementales.


Réaction internationale : l’Union africaine condamne


L’Union africaine a rapidement réagi. Son président de Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné ces attaques, exprimant une « vive préoccupation » face aux risques encourus par les populations civiles.


L’organisation panafricaine réaffirme son engagement en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité au Mali, dans un contexte régional déjà fragilisé.


Une menace persistante pour l’AES


Cette attaque massive souligne une réalité persistante : malgré les efforts militaires et les nouvelles alliances stratégiques au sein de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger), les groupes armés conservent une capacité de nuisance élevée.


Entre offensives coordonnées, alliances opportunistes et montée en puissance technologique, le Sahel reste un théâtre instable, où la guerre asymétrique continue de défier les États.




Mali Under Coordinated Assault: Over 80 Attackers Killed as Bamako Targeted in Major Offensive


Mali faced a large-scale coordinated attack on Saturday, April 25, 2026, targeting multiple military positions across the country, including the capital Bamako. The assault highlights ongoing security challenges within the Alliance of Sahel States (AES).


According to Malian Armed Forces (FAMa) spokesperson Souleymane Dembélé, at least 80 militants were neutralized during intense clashes. He stated that enemy forces suffered heavy losses across all fronts.


A Nationwide Coordinated Attack


Simultaneous attacks were launched in several regions, including Bamako, Kati, Gao, Kidal, and Sévaré. Fighting occurred near Bamako International Airport and the key military base in Kati, just 17 km from the capital.


Reuters reports this may be the largest attack in recent years in Mali.


JNIM and Tuareg Rebels Coordination


The attack was claimed by the Azawad Liberation Front (FLA). However, security sources indicate coordination with JNIM, an Al-Qaeda-affiliated group.


JNIM reportedly operated in the south and central regions, including Bamako, while Tuareg fighters targeted the north and east.


Attackers used heavy weapons, drones, and car bombs, indicating advanced planning and operational capability.


Strategic Target: Kati Base Hit


The Kati military base, a strategic site near Bamako, was heavily targeted. Shelling reportedly damaged the residence of the Defense Minister.


Authorities Claim Control


Malian authorities insist the situation is under control, stating that attacks were repelled and clearance operations are ongoing.


African Union Reacts


The African Union condemned the attacks, warning of risks to civilian populations and reaffirming its commitment to peace and stability in Mali.


A Persistent Threat in the Sahel


This offensive underscores the ongoing threat posed by armed groups in the Sahel, despite regional military cooperation under the AES framework.


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Moussa Nassourou

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