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Cameroun : Jean de Dieu Momo démonte Kamto et défend la réforme constitutionnelle qui secoue le pays

Clash politique au Cameroun : le ministre Jean de Dieu Momo rejette les accusations de Maurice Kamto sur un “coup d’État constitutionnel” et défend une réforme jugée légale. Analyse explosive.

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Le ton monte d’un cran sur la scène politique camerounaise. La riposte du gouvernement ne s’est pas fait attendre après la saisine de l’Union Africaine par Maurice Kamto. En première ligne, le ministre délégué à la Justice, Jean de Dieu Momo, accuse le leader du MRC de mener une « tentative de manipulation de l’opinion internationale », tout en qualifiant ses arguments de « juridiquement faibles ».


Une guerre de narration autour de la Constitution


Au cœur de la controverse : la récente réforme constitutionnelle instaurant un poste de Vice-Président de la République, nommé par le chef de l’État et appelé à assurer la continuité du pouvoir en cas de vacance.


Maurice Kamto, qui a saisi l’Union Africaine, dénonce un « coup d’État constitutionnel et institutionnel », estimant que ce mécanisme permettrait au président en exercice de désigner son successeur sans passer par les urnes.


Une lecture que rejette catégoriquement Jean de Dieu Momo.


« Une confusion majeure », selon Momo


Dans une sortie argumentée, le ministre insiste sur une distinction fondamentale entre légitimité démocratique et continuité de l’État. Selon lui, la succession par un Vice-Président nommé ne constitue en rien une prise de pouvoir, mais un simple mécanisme de suppléance prévu pour éviter toute vacance institutionnelle.


S’appuyant sur des références doctrinales, il rappelle que dans les régimes présidentialistes, la légitimité est concentrée entre les mains du président élu, tandis que ses collaborateurs tirent leur autorité de celui-ci. Le Vice-Président ne ferait ainsi que prolonger la légitimité du chef de l’État, sans en créer une nouvelle.


Une réforme défendue au sommet de l’État


Jean de Dieu Momo n’en est pas à sa première ligne de défense sur ce dossier. Il avait déjà accompagné le ministre de la Justice, Laurent Esso, devant le Parlement réuni en Congrès pour soutenir ce projet de loi désormais promulgué.


Malgré des critiques internes — certaines voix comme celle de l’ancien ministre René Ze Nguele évoquant un texte « mal ficelé » —, la réforme a été adoptée par une majorité parlementaire dominée par le RDPC.


Le spectre d’une crise politique


Pour le gouvernement, le véritable danger ne réside pas dans la réforme, mais dans son rejet. Refuser un mécanisme clair de succession ouvrirait, selon Momo, la voie à des crises institutionnelles majeures, voire à des luttes de pouvoir en cas de vacance à la tête de l’État.


À l’inverse, l’opposition continue de mobiliser. La pétition lancée par Maurice Kamto contre cette réforme revendique déjà plus de 120 000 signatures, signe d’une contestation qui prend de l’ampleur.


Duel politique à portée internationale


Avec la saisine de l’Union Africaine et la contre-offensive du gouvernement, le débat dépasse désormais les frontières nationales. Entre légalité constitutionnelle revendiquée par le pouvoir et alerte démocratique brandie par l’opposition, le Cameroun s’installe dans une séquence politique à haute intensité.




Cameroon: Jean de Dieu Momo pushes back against Kamto over constitutional reform dispute


Political tensions are escalating in Cameroon as Minister Delegate to Justice Jean de Dieu Momo strongly rebukes opposition leader Maurice Kamto, accusing him of attempting to manipulate international opinion regarding the country’s recent constitutional reform.


At the center of the dispute is the creation of a Vice President position, appointed by the President and tasked with ensuring continuity of power in case of vacancy.


Kamto has taken the matter to the African Union, describing the reform as a “constitutional and institutional coup.” However, Momo dismisses these claims as legally unfounded.


According to the minister, the opposition is confusing democratic legitimacy with state continuity mechanisms. In a presidential system, he argues, legitimacy resides in the elected President, while appointed officials derive their authority from him. The Vice President, therefore, would simply extend the President’s mandate in exceptional circumstances, not replace democratic choice.


Momo also warned that rejecting such a mechanism could expose the country to serious institutional crises, stressing that continuity is essential to stability.


Despite internal criticism from figures like former minister René Ze Nguele, the reform was adopted by a parliament largely dominated by the ruling RDPC party.


Meanwhile, Kamto’s petition against the reform has gathered over 120,000 signatures, reflecting growing public debate.


The confrontation is now reaching an international level, placing Cameroon at the center of a high-stakes political and constitutional debate.



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Mouahna Divine

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