Le couperet est tombé comme un couvercle de cercueil sur l’ambiance survoltée des Combattants pour la liberté économique (EFF). Celui qu’on surnomme le "Commandant en Chef" des masses déshéritées, Julius Malema, vient de prendre une très lourde charge judiciaire dans la figure. Le tribunal de KuGompo-City, l’ancienne East London du temps de la séparation des races, l’a condamné ce jour à cinq années de prison ferme pour avoir joué au cow-boy avec une arme à feu dans un lieu public.
L’affaire, mes chers compatriotes, ne date pas d’hier. Elle nous ramène à l’effervescence de l’été 2018, lors d’un meeting monstre du parti rouge dans un stade. Malema, le verbe haut et le béret vissé sur le crâne, avait lâché une rafale en l’air avec un fusil d’assaut. Une image qui avait fait le tour des réseaux sociaux plus vite qu’un "mbombolo" lancé au marché Mokolo. Pendant près de sept ans de procédure – une lenteur qui rappelle la descente de l’escalator au supermarché à Douala un samedi – l’intéressé a maintenu que c’était du cinéma : arme factice, balles à blanc, du vent quoi !
Mais la juge Twanet Olivier n’a pas avalé cette bouillie de maïs sans sel. S’appuyant sur 18 témoignages, la robe noire a tranché dans le vif. Verdict : L’arme était bel et bien réelle et les balles bien mortelles. C’est une claque monumentale pour l’EFF et un tournant dans le roman feuilleton judiciaire du leader.
Sans surprise, la défense de Malema a immédiatement agité le carton rouge de l’appel. Ils annoncent saisir la Cour suprême d’appel. "On ne va pas se laisser faire comme des moutons de la SABC", semble vouloir dire le camp Malema, bien décidé à transformer cette condamnation en martyr politique pour galvaniser ses troupes.
Le Calvaire judiciaire continue
Comme on dit au pays, quand le malheur vous poursuit, il vous rattrape au tournant du corridor. Ce procès pour arme à feu n’est que la pointe de l’iceberg dans les ennuis de Julius Malema. Rappelons qu’en août dernier, un autre tribunal sud-africain spécialisé dans l’égalité des races l’a reconnu coupable d’incitation à la haine. La cause ? Des menaces proférées contre un militant de la minorité blanche. Cette affaire-là est aussi en appel. Le "Chief" doit courir plusieurs lièvres à la fois.
Et comme si le ciel de Pretoria n’était pas assez chargé, le dossier du chant polémique "Kill the Boer" (Tuez le Boer) est encore dans toutes les têtes. Lors d’une rencontre à la Maison-Blanche en mai dernier, le président américain Donald Trump n’y était pas allé avec le dos de la cuillère en parlant au président Ramaphosa. Trump avait lâché cash qu’il voulait voir Malema derrière les barreaux pour ce chant hérité de la lutte anti-apartheid, estimant que l’Afrique du Sud vit une "violence institutionnelle contre les Blancs". Une position que les autorités sud-africaines contestent avec véhémence, mais qui vient donner du grain à moudre à ceux qui crient au "deux poids, deux mesures".
Pour l’heure, l’agitation est à son comble. La sentence de 5 ans vient d’être prononcée, mais le chemin vers la cellule de prison est encore long et sinueux comme la route de Bafoussam. Les partisans de l’EFF retiennent leur souffle, prêts à remettre le feu dans les rues de Johannesburg si l’appel ne passe pas. Affaire à suivre de très, très près.
South Africa: Firebrand EFF Leader Julius Malema Sentenced to 5 Years in Prison for Illegal Firearm Discharge in KuGompo-City
In a landmark ruling that sends shockwaves through the nation's political landscape, Economic Freedom Fighters (EFF) leader Julius Malema has been sentenced to five years in prison for illegally discharging a firearm in a public space.
The verdict was delivered on Today by Judge Twanet Olivier in the KuGompo-City Magistrates Court. The case stems from a notorious incident during the EFF's 2018 anniversary rally at the Sisa Dukashe Stadium, where Malema was filmed firing an assault rifle into the air.
During the nearly seven-year trial, Malema's defense argued that the weapon was a prop and the ammunition was blank. However, Judge Olivier, citing testimony from 18 witnesses, found the EFF leader guilty of contravening the Firearms Control Act.
Malema's legal team immediately announced their intention to appeal the sentence to the Supreme Court of Appeal.
This conviction adds to a growing list of legal battles for the opposition figure. In August of last year, a separate Equality Court found Malema guilty of hate speech for threats made against a white minority activist—a case that is also under appeal. Furthermore, the case has drawn international attention, notably from former US President Donald Trump, who publicly called for Malema's arrest over the controversial anti-apartheid song "Kill the Boer."
The appeal process is expected to delay any immediate imprisonment, keeping South Africa on edge as the political ramifications of this ruling unfold.
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Didier Cebas K.