CAN 2025 : la CAF sous pression, le Sénégal passe à l’offensive
Le dossier CAN 2025 prend une tournure explosive. Alors que la Confédération africaine de football (CAF) pensait avoir refermé le chapitre de l’attribution du trophée au Maroc, une voix interne vient raviver les braises.
Faustino Varela Monteiro, vice-président du Jury d’Appel de la CAF, a publiquement affiché sa fracture avec la ligne officielle dans les colonnes de L’Observateur. Une sortie rare, directe, et lourde de conséquences institutionnelles.
Une contestation frontale au sein de la CAF
Monteiro ne mâche pas ses mots. Il estime que la remise en cause des faits établis lors des rencontres constitue une erreur de procédure majeure. Selon lui, cela affaiblit dangereusement l’autorité de l’instance continentale.
Son argument central repose sur un principe fondamental du droit sportif : la primauté du rapport arbitral.
« Je suis en profond désaccord avec la décision. Les faits décrits dans les rapports des officiels de match sont présumés véridiques et exacts jusqu’à preuve du contraire. Si des divergences apparaissent, le rapport de l’arbitre fait autorité sur le terrain. »
Un rappel lourd de sens. Dans l’architecture juridique du sport, les décisions prises sur le terrain bénéficient d’une protection quasi sacrée.
Le spectre du TAS plane
Plus encore, Monteiro met en garde contre une fragilité juridique devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Selon lui, la jurisprudence est claire : le TAS applique une doctrine de non-ingérence stricte.
« Le TAS ne réexaminera pas une décision prise sur le terrain à moins de preuves d’arbitraire ou de mauvaise foi, même si la décision apparaît erronée rétrospectivement. »
En clair : si le Sénégal démontre une violation des principes fondamentaux, la décision pourrait vaciller.
Motsepe attendu à Dakar dans un climat électrique
C’est dans ce contexte hautement sensible que le président de la CAF, Patrice Motsepe, est attendu à Dakar ce mercredi 8 avril 2026.
Selon la Fédération sénégalaise de football, plusieurs rencontres institutionnelles sont prévues avec les acteurs majeurs du football local. Mais le moment clé sera son audience avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye — un signal politique fort.
Cette visite dépasse le simple cadre protocolaire. Elle intervient alors que le Sénégal a officiellement saisi le TAS après la décision controversée attribuant le trophée de la CAN 2025 au Maroc, alors que les Lions l’avaient remporté sur le terrain.
Une crise d’autorité pour la CAF
Au-delà du duel Maroc-Sénégal, c’est l’image même de la gouvernance du football africain qui se retrouve exposée. Une division interne, un recours juridique international et une pression politique croissante : la CAF joue gros.
Le point de presse prévu à Dakar pourrait donner le ton des prochaines semaines. Mais une chose est certaine : le feuilleton CAN 2025 est loin d’être terminé.
AFCON 2025: CAF in Turmoil as Monteiro Challenges Morocco Decision, Motsepe Heads to Dakar
The AFCON 2025 controversy has reached a critical stage. Just as the Confederation of African Football (CAF) seemed ready to move on from its decision to award the trophy to Morocco, internal dissent has reignited tensions.
Faustino Varela Monteiro, Vice-President of CAF’s Appeals Jury, publicly distanced himself from the official position in an interview with L’Observateur. His statement signals a serious institutional rift.
A Direct Challenge from Within
Monteiro strongly opposes the decision, arguing that questioning facts established during matches represents a major procedural error that undermines institutional authority.
He emphasizes a fundamental principle of sports law: the primacy of the referee’s report.
“I strongly disagree with the decision. Facts described in official match reports are presumed accurate unless proven otherwise. In case of discrepancies, the referee’s report prevails on the field.”
In sports jurisprudence, decisions made on the field are generally protected from later reinterpretation.
The CAS Factor
Monteiro also warned that the ruling could prove fragile before the Court of Arbitration for Sport (CAS). According to established doctrine, CAS applies a strict non-interference principle.
“CAS will not re-examine a decision taken on the field unless there is evidence of arbitrariness or bad faith, even if the decision later appears incorrect.”
If Senegal demonstrates a breach of fundamental principles, the outcome could shift.
Motsepe’s High-Stakes Visit to Dakar
Amid this tense backdrop, CAF President Patrice Motsepe is scheduled to visit Dakar on April 8, 2026.
The Senegalese Football Federation has announced several institutional meetings, including a key audience with President Bassirou Diomaye Faye — highlighting the political weight of the situation.
Senegal has formally appealed to CAS following the controversial decision to award the AFCON 2025 trophy to Morocco, despite winning it on the field.
A Governance Test for African Football
Beyond the Morocco-Senegal dispute, the credibility of CAF’s governance is under scrutiny. Internal division, legal escalation, and political pressure have created a defining moment for African football leadership.
The upcoming press conference in Dakar could set the tone for what lies ahead.
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Guy F. FOSSO