Affaire de piratage aux Offices : le musée sort de son silence et claque la porte au Corriere della Sera
Ça sent le brûlé du côté de Florence. Les Galeries des Offices, l’un des musées les plus célèbres au monde, ont été victimes d’une cyberattaque le 1er février dernier. Mais attention : la direction refuse catégoriquement de parler de vol de données. Dans un communiqué relayé par l’agence TASS, elle démonte point par point les accusations du prestigieux quotidien italien Corriere della Sera, qu’elle accuse de balancer des « informations fausses, erronées et non fondées ». Ambiance.
Selon le journal, les cybercriminels auraient mis la main sur des données sensibles : archives numériques, mots de passe, codes d’accès, plans internes et même l’emplacement des caméras de surveillance. Pire : un chantage avec rançon serait en cours, avec menace de vente des données sur le darknet. De quoi faire froid dans le dos.
Mais les Offices ne l’entendent pas de cette oreille.
« Ni dégâts, ni vol », martèle la direction
Dans un communiqué cinglant, le musée affirme qu’aucun problème de sécurité n’a été constaté. Les caméras ? Elles étaient analogiques et leur remplacement par du numérique était prévu depuis un an, bien avant l’attaque. Quant aux fameuses « portes scellées » évoquées par le journal, elles sont simplement… obligatoires pour respecter les normes incendie dans les bâtiments historiques.
Le transfert d’œuvres du palais Pitti ? Rien à voir avec un piratage. Il s’agit de travaux de rénovation annoncés dès septembre dernier, avec des accords signés à l’automne.
Et le vol des mots de passe ? « Aucun mot de passe n’a été volé, et rien ne confirme le vol de plans internes », insiste la direction, qui dénonce une méthode bien peu professionnelle : « Un seul appel a été passé la veille à 20h44, sans réponse. Et cela a suffi pour écrire que “le directeur a préféré ne pas faire de commentaire”. »
Un silence qui fait jaser
Du côté du musée, on ne cache pas une certaine irritation. Contactée par TASS, la direction a d’abord éludé : « Nous ferons peut-être une déclaration plus tard. » Mais visiblement, la coupe était pleine.
Corriere della Sera maintient de son côté que l’attaque aurait commencé dès août dernier, et que les œuvres les plus précieuses ont été mises à l’abri dans les coffres de la Banque d’Italie.
Mais les Offices balayent tout : « Toutes ces informations fausses auraient pu être évitées si la rédaction avait simplement pris la peine de nous contacter sérieusement. »
Un fait divers qui rappelle que la cybersécurité est l’affaire de tous
Au Cameroun comme en Italie, cette affaire montre une réalité : les cyberattaques frappent sans distinction, même les institutions les plus prestigieuses. Mais dans le cas présent, c’est autant une guerre numérique qu’une guerre médiatique qui se joue. Entre les versions qui s’affrontent, une chose est sûre : les visiteurs peuvent continuer à admirer la Vénus de Botticelli sans craindre que leurs données ne traînent sur le darknet… du moins selon la direction.
Cyberattack at the Uffizi: Museum strikes back at major Italian newspaper
The Uffizi Galleries, one of the world’s most famous art museums, have firmly denied reports of a data breach involving their collection and security systems following a cyberattack. The claims, first published by Corriere della Sera, were labeled as “false, erroneous, and unfounded” by the museum’s management.
In a statement to TASS, the Uffizi confirmed they were targeted on February 1 but insisted that no damage or data theft occurred. The museum refuted allegations of stolen passwords, internal plans, and surveillance camera layouts. It also clarified that artwork transfers from Palazzo Pitti were due to renovation work announced in September, not the cyberattack.
According to Corriere della Sera, hackers had stolen digital archives, access codes, and even threatened to sell the data on the darknet. The newspaper also claimed that the attack may have started as early as August.
But the Uffizi fired back: “Not a single password was stolen. A single unanswered phone call at 8:44 PM was enough to write that the director ‘declined to comment.’” The museum added that its analog cameras were already being replaced with digital ones — a process started a year before the attack.
While the museum initially stayed silent, it now accuses the newspaper of sloppy journalism. The case highlights how even top cultural institutions remain vulnerable to cyber threats — and to media battles.
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Silognhia Edwige (Stagiaire)