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Détroit d’Ormuz : Pékin monte au front et défie l’escalade USA-Iran, la Chine s’impose en médiateur clé

Face aux tensions explosives entre les États-Unis et l’Iran, la Chine entre dans l’arène diplomatique. Wang Yi appelle à la désescalade dans le détroit d’Ormuz et annonce une coordination stratégique avec Bahreïn. Pékin se positionne en puissance stabilisatrice au Conseil de sécurité.

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La Chine avance ses pions dans l’un des points les plus sensibles de la planète. En pleine montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s’est entretenu par téléphone avec Abdullatif ben Rachid Al Zayani, président du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG) et chef de la diplomatie de Bahreïn, au sujet de la situation préoccupante dans le détroit d’Ormuz.


Selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur la liberté de navigation dans cette artère stratégique par laquelle transite une part considérable du pétrole mondial. Un enjeu géopolitique majeur, au cœur des tensions régionales.


Bahreïn prêt à agir au Conseil de sécurité


Au cours de cet échange, Abdullatif Al Zayani a exprimé la volonté de Bahreïn de jouer un rôle constructif au sein du Conseil de sécurité des Nations unies afin de contribuer à une résolution pacifique de la question de la liberté de navigation. Manama a également affiché son intention de renforcer la coordination diplomatique avec Pékin.


Un signal fort dans un contexte où les équilibres régionaux sont fragilisés par la confrontation indirecte mais persistante entre Washington et Téhéran.


Pékin appelle à la désescalade


Wang Yi, de son côté, a martelé la nécessité d’une désescalade immédiate. Le chef de la diplomatie chinoise a insisté sur la cessation des hostilités et la reprise du processus de négociation, mettant en garde contre toute action illégale susceptible d’aggraver la situation.


Il a notamment dénoncé les mesures équivalant à « jeter de l’huile sur le feu » dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran, une formulation qui traduit l’inquiétude de Pékin face à une possible explosion régionale aux conséquences mondiales.


La Chine se positionne en puissance responsable


« La Chine, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et grande puissance responsable, est prête à coopérer avec Bahreïn pour contribuer à la cessation des hostilités, favoriser le rétablissement de la paix, parvenir à une stabilité durable dans la région et protéger les droits et intérêts légitimes des pays du Sud global », a déclaré Wang Yi.


À travers cette sortie diplomatique, Pékin envoie un message clair : la Chine entend jouer un rôle central dans la stabilisation du Moyen-Orient, tout en défendant les intérêts des États de petite et moyenne taille, souvent pris en étau dans les rivalités des grandes puissances.


Un enjeu mondial


Le détroit d’Ormuz n’est pas un simple corridor maritime. Il s’agit d’un verrou énergétique mondial. Toute perturbation majeure pourrait provoquer une flambée des prix du pétrole et une onde de choc sur les économies, notamment celles des pays en développement.


Dans ce contexte, l’initiative diplomatique chinoise marque une nouvelle étape dans la recomposition des rapports de force internationaux. Entre Washington, Téhéran et désormais Pékin, la bataille se joue aussi sur le terrain diplomatique.




 Strait of Hormuz: China Steps In as Tensions Rise Between the U.S. and Iran


China is stepping into one of the world’s most sensitive geopolitical flashpoints. Amid escalating tensions between the United States and Iran, Chinese Foreign Minister Wang Yi held a phone conversation with Abdullatif bin Rashid Al Zayani, President of the Gulf Cooperation Council (GCC) and Bahrain’s Foreign Minister, regarding the security situation in the Strait of Hormuz.


According to a statement from China’s Ministry of Foreign Affairs, the talks focused on ensuring freedom of navigation in the strategic waterway through which a significant share of global oil shipments pass.


Al Zayani reaffirmed Bahrain’s willingness to play a constructive role within the United Nations Security Council to help resolve issues related to maritime navigation and expressed Manama’s intention to strengthen coordination with Beijing.


For his part, Wang Yi stressed the urgent need for de-escalation, an immediate cessation of hostilities, and the resumption of negotiations. He warned against illegal actions that could further inflame the conflict between the United States and Iran, criticizing measures that amount to “adding fuel to the fire.”


Wang emphasized that China, as a permanent member of the UN Security Council and a responsible major power, is ready to cooperate with Bahrain to promote peace, restore stability in the region, and safeguard the legitimate rights and interests of Global South countries, particularly small and medium-sized states.


The Strait of Hormuz remains a critical energy chokepoint. Any serious disruption could trigger a spike in global oil prices and destabilize economies worldwide, especially in developing nations.


Through this diplomatic move, Beijing signals its ambition to play a decisive role in Middle Eastern stability while positioning itself as a key global mediator.


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Didier Cebas K.

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