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Guerre en Iran acte 18: Le conflit s'enlise, Trump acculé alors que Téhéran promet une "vengence implacable"

18 jours de guerre Iran-USA : Téhéran promet une vengeance implacable après l'assassinat de ses généraux. Trump isolé, alliés en défection, détroit d'Ormuz bloqué. Vers une invasion terrestre et un nouveau Vietnam ? Découvrez l'analyse complète de la crise qui embrase le Moyen-Orient.

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18 jours d'escalade au Moyen-Orient : L'Iran contre-attaque, les alliés des États-Unis font défection et la menace d'une guerre terrestre plane


Alors que le 18e jour de l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran s'achève, Téhéran promet une riposte sanglante après l'assassinat de hauts responsables tandis que Donald Trump, abandonné par ses alliés, envisagerait une invasion terrestre désespérée.


La poudrière du Moyen-Orient a explosé. Dix-huit jours après le déclenchement de l'opération conjointe des États-Unis et d'Israël contre la République islamique, le conflit s'enlise dans un bourbier dont Washington peine à entrevoir l'issue. Loin du scénario d'une guerre-éclair initialement imaginé par la Maison-Blanche, l'affrontement prend une tournure inquiétante pour l'administration Trump, confrontée à une résistance iranienne farouche et à une défection sans précédent de ses alliés traditionnels.


Téhéran frappe, la vengeance est en marche


Le président iranien Massoud Pezechkian a lancé un avertissement solennel : la mort d'Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, tué par une frappe attribuée aux États-Unis et à Israël, ne restera pas impunie. "Nous vengerons implacablement tous ceux qui ont les mains tachées du sang de défenseurs innocents mais courageux de l'Iran", a tonné le dirigeant iranien dans une déclaration diffusée par son cabinet.


Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé la perte d'un autre poids lourd : le général Gholamreza Soleimani, chef de la milice paramilitaire Bassidj, est également tombé au combat. "Les courageux membres du Bassidj ne laisseront jamais impuni le sang de leur chef", a averti le service de presse du CGRI, promettant une riposte à la hauteur.


Mais Téhéran ne se contente pas de paroles. L'agence Fars a révélé que les services de renseignement iraniens ont mené avec succès une opération d'élimination d'un haut responsable israélien, "en profondeur dans les territoires israéliens". Un message clair adressé à l'État hébreu et à son allié américain : l'Iran peut frapper partout.


Le détroit d'Ormuz, nerf de la guerre mondiale


Dans un geste de défi spectaculaire, la télévision d'État iranienne a diffusé des images de militaires inscrivant sur des missiles les conditions d'un cessez-le-feu : "Jusqu'au retrait du dernier soldat américain de la région". Les frappes se poursuivront, prévient Téhéran, tant que les forces américaines n'auront pas quitté le Moyen-Orient.


Le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique par laquelle transite près du tiers du pétrole mondial, est devenu l'épicentre de la confrontation. L'ambassadeur d'Iran à Moscou, Kazem Jalali, a prévenu : "La loi martiale est en vigueur" dans le détroit, et Téhéran contrôle désormais le mouvement des navires. "Les navires eux-mêmes n'entrent pas dans cette zone en raison de l'insécurité provoquée par l'agression américaine", a-t-il ajouté.


Les conséquences économiques se font déjà sentir. Le groupe Lufthansa a prolongé la suspension de ses vols vers plusieurs destinations du Moyen-Orient, tandis que le prix du gaz a grimpé de 30% sur le marché néerlandais. L'Afrique du Sud cherche fébrilement de nouveaux fournisseurs de carburant et les Pays-Bas accélèrent l'exploration gazière en mer du Nord.


La défection des alliés, le cauchemar de Trump


Le président américain, visiblement exaspéré, a violemment critiqué ses partenaires de l'Otan qui refusent de s'engager dans le conflit. "Je pense que l'Otan commet une erreur très stupide", a lancé Donald Trump, avant de s'en prendre personnellement à Emmanuel Macron, affirmant qu'il "sera bientôt renvoyé de son bureau" après le refus de Paris de participer aux opérations dans le détroit d'Ormuz.


La France, par la voix de son président, a été catégorique : "Jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz", a martelé Emmanuel Macron. Même son de cloche du côté de Berlin, où le chancelier Friedrich Merz a rappelé que l'Otan était "une alliance défensive et non offensive".


Le Royaume-Uni, la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont également décliné l'invitation américaine. Seuls huit marins britanniques d'une unité de déminage ont été dépêchés à Bahreïn, une présence symbolique dérisoire face à l'ampleur de la crise.


Vers un nouveau Vietnam ?


Alors que l'entourage de Donald Trump admet que le président "ne contrôle plus ni la manière ni le moment où le conflit prendra fin", selon les informations de Politico, la perspective d'une invasion terrestre se précise dangereusement. Une source proche de la Maison-Blanche confie : "Ce sont les Iraniens qui décident combien de temps nous y resterons et si nous y enverrons des troupes. Et je crois que ce sera inévitable si nous voulons sauver la face."


Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, a immédiatement réagi en mettant en garde Washington contre une telle folie : "Les Américains agissent parce qu'ils sont ivres de pouvoir. Nous nous défendrons. Lisez ce qui s'est passé au Vietnam."


Le parallèle avec l'enfer vietnamien hante désormais les esprits à Washington. Les pertes s'accumulent : environ 200 militaires américains blessés, un porte-avions, l'USS Gerald Ford, en proie à un incendie maîtrisé après plus de 30 heures de lutte, et des centaines de marins dormant à même le sol après la destruction de leurs quartiers.


Le Sud global se mobilise


Face à ce qu'il perçoit comme une agression, l'Iran peut compter sur des soutiens inattendus. Le journal gouvernemental zimbabwéen The Herald dénonce "l'agression des États-Unis et d'Israël" qui "torpille la Charte des Nations unies". L'Afrique du Sud refuse catégoriquement de rompre ses liens avec Téhéran.


Les Brics pourraient jouer un rôle de médiateur crucial. Jeffrey Sachs, professeur à l'université Columbia, appelle le groupe à "convoquer un sommet d'urgence" pour "ramener le monde à la raison". Un appel qui résonne particulièrement alors que la Chine, membre éminent des Brics, maintient une position prudente tout en appelant à la désescalade.


Le bilan humain s'alourdit


Derrière les considérations géopolitiques, le drame humain prend une ampleur tragique. Dans la seule province de Téhéran, 503 personnes, dont 12 enfants, ont péri sous les frappes américano-israéliennes, selon les autorités locales. Plus de 5.700 blessés sont à déplorer, et 54.500 immeubles résidentiels ont été endommagés ou détruits à travers le pays.


Le bombardement d'une école primaire de filles à Minab, qui a coûté la vie à 168 fillettes, a provoqué une onde de choc internationale. Interrogé sur cette tragédie, Donald Trump s'est contenté d'indiquer que "cela fait l'objet d'une enquête".


L'UE tente de sauver les meubles


Bruxelles, prise entre son alliance avec Washington et la nécessité de préserver ses intérêts, tente une médiation délicate. La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a alerté sur les risques de pénurie alimentaire mondiale liés à la fermeture du détroit d'Ormuz, où sont bloqués des navires transportant près d'un million de tonnes d'engrais.


La Commission européenne a débloqué 458 millions d'euros d'aide humanitaire pour les populations du Moyen-Orient, tandis que l'Allemagne a annoncé une enveloppe de 188 millions pour le Liban, où plus d'un million de personnes ont fui les combats.


Quelle issue ?


Alors que les combats entrent dans leur troisième semaine, aucune issue diplomatique ne se profile. Les conditions posées par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz – levée des sanctions, retrait des bases américaines, déblocage des avoirs gelés – semblent inacceptables pour Washington.


Le président finlandais Alexander Stubb a lancé un appel désespéré aux États-Unis : "Calmez-vous, s'il vous plaît." Un cri du cœur qui résume l'inquiétude grandissante de la communauté internationale face à un conflit qui pourrait embraser durablement tout le Moyen-Orient et au-delà.


Pendant ce temps, sur le terrain, les frappes se multiplient. L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive terrestre au sud du Liban contre le Hezbollah, tandis que les milices chiites irakiennes Hachd al-Chaabi subissent des pertes dans des bombardements près de la frontière syrienne.


Le cauchemar ne fait peut-être que commencer.




IRAN-US WAR : TEHRAN PROMISES "RELENTLESS VENGEANCE" AS TRUMP LOSES CONTROL OVER ESCALATING CONFLICT


On the 18th day of the US-Israeli military operation against Iran, Tehran vows to avenge its slain leaders while Washington faces unprecedented ally defection and the prospect of a disastrous ground invasion.


The Middle East powder keg has exploded. Eighteen days after the United States and Israel launched a joint operation against the Islamic Republic, the conflict is bogging down in a quagmire from which Washington sees no easy exit. Far from the blitzkrieg scenario initially envisioned by the White House, the confrontation is taking a worrying turn for the Trump administration, faced with fierce Iranian resistance and unprecedented defection from traditional allies.


Iranian President Massoud Pezechkian has issued a solemn warning: the death of Ali Larijani, secretary of Iran's Supreme National Security Council, killed in a strike attributed to the US and Israel, will not go unpunished. "We will relentlessly avenge all those with blood-stained hands who have killed innocent but courageous defenders of Iran," the Iranian leader thundered.


The Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) confirmed the loss of another heavyweight: General Gholamreza Soleimani, head of the Basij paramilitary militia, has also fallen. "The courageous members of Basij will never leave the blood of their leader unavenged," the IRGC warned, promising retaliation.


But Tehran is not content with words. The Fars news agency revealed that Iranian intelligence services have successfully eliminated a senior Israeli official "deep within Israeli territories." A clear message to the Hebrew state and its American ally: Iran can strike anywhere.


Strait of Hormuz becomes global flashpoint


In a spectacular act of defiance, Iranian state television broadcast images of soldiers inscribing ceasefire conditions on missiles: "Until the last American soldier leaves the region." Strikes will continue, Tehran warns, as long as US forces remain in the Middle East.


The Strait of Hormuz, through which nearly a third of the world's oil passes, has become the epicenter of confrontation. Iran's ambassador to Moscow, Kazem Jalali, warned: "Martial law is in effect" in the strait, and Tehran now controls vessel movement. "Ships themselves are not entering this zone due to the insecurity caused by American aggression," he added.


Economic consequences are already being felt. The Lufthansa Group has extended flight suspensions to several Middle Eastern destinations, while gas prices have jumped 30% on the Dutch market. South Africa is desperately seeking new fuel suppliers, and the Netherlands is accelerating gas exploration in the North Sea.


Allied defection: Trump's nightmare


The visibly exasperated US president has harshly criticized his NATO partners for refusing to engage in the conflict. "I think NATO is making a very stupid mistake," Donald Trump said, before personally attacking Emmanuel Macron, claiming he would "soon be fired" after Paris refused to participate in Strait of Hormuz operations.


France, through its president, was categorical: "France will never take part in operations to open or liberate the Strait of Hormuz," Emmanuel Macron insisted. Berlin echoed the sentiment, with Chancellor Friedrich Merz reminding that NATO is "a defensive alliance, not an offensive one."


The UK, China, Japan, and South Korea have also declined the American invitation. Only eight British sailors from a mine-clearing unit were dispatched to Bahrain—a symbolic presence dwarfed by the crisis's magnitude.


Towards another Vietnam?


As Donald Trump's inner circle admits the president "no longer controls how or when the conflict will end," according to Politico, the prospect of a ground invasion is dangerously crystallizing. A White House source confides: "The Iranians are deciding how long we'll stay there and whether we'll send troops. And I believe it will be inevitable if we want to save face."


Iranian Deputy Foreign Minister Saeed Khatibzadeh immediately responded by warning Washington against such folly: "Americans are acting because they're drunk with power. We will defend ourselves. Read what happened in Vietnam."


The parallel with the Vietnamese hell now haunts Washington minds. Losses are mounting: approximately 200 US military personnel wounded, an aircraft carrier, the USS Gerald Ford, battling a fire that took over 30 hours to control, and hundreds of sailors sleeping on floors after their quarters were destroyed.


Global South mobilizes


Facing what it perceives as aggression, Iran can count on unexpected support. Zimbabwean government newspaper The Herald denounces "the aggression of the United States and Israel" which "torpedoes the UN Charter." South Africa flatly refuses to sever ties with Tehran.


The BRICS nations could play a crucial mediating role. Jeffrey Sachs, Columbia University professor, calls on the group to "convene an emergency summit" to "bring the world to its senses." This appeal resonates particularly as China, a prominent BRICS member, maintains a cautious position while calling for de-escalation.


Humanitarian toll mounts


Behind geopolitical considerations, the human tragedy is taking on tragic proportions. In Tehran province alone, 503 people, including 12 children, have died under US-Israeli strikes, according to local authorities. More than 5,700 wounded are reported, and 54,500 residential buildings have been damaged or destroyed across the country.


The bombing of a girls' elementary school in Minab, which killed 168 schoolgirls, sent shockwaves internationally. Questioned about this tragedy, Donald Trump merely indicated that "it's under investigation."


EU attempts damage control


Brussels, caught between its alliance with Washington and the need to preserve its interests, is attempting delicate mediation. EU foreign policy chief Kaja Kallas warned of global food shortage risks linked to Strait of Hormuz closure, where ships carrying nearly one million tons of fertilizer remain stranded.


The European Commission has released €458 million in humanitarian aid for Middle Eastern populations, while Germany announced a €188 million package for Lebanon, where over one million people have fled fighting.


What outcome?


As fighting enters its third week, no diplomatic solution appears on the horizon. Tehran's conditions for reopening the Strait of Hormuz—sanctions lifting, withdrawal of American bases, unfreezing of assets—seem unacceptable to Washington.


Finnish President Alexander Stubb issued a desperate appeal to the United States: "Calm down, please." A cry from the heart that encapsulates the international community's growing concern over a conflict that could durably inflame the entire Middle East and beyond.


Meanwhile, on the ground, strikes multiply. The Israeli army has launched a new ground offensive in southern Lebanon against Hezbollah, while Iraqi Shiite militias Hashd al-Shaabi suffer losses in bombings near the Syrian border.


The nightmare may only be beginning.


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Moussa Nassourou

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