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Trump ouvre un nouveau front mondial : 60 pays sous enquête, Cuba sous pression, l’Europe accusée de division

Les États-Unis lancent des enquêtes commerciales contre 60 pays, accentuent la pression sur Cuba et sont accusés de vouloir diviser l’Union européenne. Donald Trump redessine l’équilibre géopolitique mondial.

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Washington durcit le ton : enquêtes commerciales, Cuba ciblée, l’Europe dans le viseur


L’administration américaine passe à l’offensive sur plusieurs fronts stratégiques. En l’espace de quelques jours, Washington a lancé des enquêtes commerciales contre près de 60 pays, intensifié la pression économique sur Cuba et provoqué une nouvelle tension diplomatique avec l’Union européenne. Une séquence qui confirme le retour d’une diplomatie américaine offensive, assumée et sans concessions.


60 pays sous enquête pour travail forcé


Jeudi, le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) a annoncé l’ouverture d’enquêtes visant environ 60 pays concernant leurs règles d’importation de produits issus du travail forcé.


Selon Washington, dans ces pays, « l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé pourrait ne pas être mise en place ou appliquée efficacement ». Les autorités américaines veulent déterminer si cette situation nuit au commerce des États-Unis, alors même qu’une interdiction stricte est déjà en vigueur sur le sol américain.


Ces investigations sont lancées sur la base de la section 301 de la Loi sur le commerce de 1974 — un outil juridique puissant qui permet au président américain de prendre des mesures de rétorsion contre des pratiques commerciales jugées déloyales.


Parmi les pays visés figurent des poids lourds de l’économie mondiale : Chine, Union européenne, Royaume-Uni, Inde, Canada, Japon, Brésil, Afrique du Sud, Australie, Mexique, Russie, Arabie Saoudite ou encore Corée du Sud.


Un signal clair : Washington entend surveiller les chaînes d’approvisionnement mondiales et défendre ses intérêts commerciaux, quitte à ouvrir un bras de fer avec ses partenaires.


Cuba : pression maximale et stratégie d’influence


En parallèle, l’administration Trump prépare un durcissement majeur de sa politique envers Cuba.


Selon Bloomberg, le plan américain viserait à accroître la pression économique sur La Havane afin de rendre l’île financièrement dépendante de Washington. Les États-Unis ont déjà restreint les livraisons de pétrole au gouvernement cubain, autorisant uniquement la vente de carburant au secteur privé.


Des proches du président américain estiment que Miguel Diaz-Canel ne dispose pas des marges nécessaires pour engager des réformes économiques profondes. Washington considère que l’économie cubaine est fragilisée depuis l’arrêt, sous pression américaine, des livraisons de pétrole vénézuélien.


Le 27 février, Donald Trump a évoqué la possibilité d’« établir un contrôle amical sur Cuba ». Le 5 mars, il a précisé que la future stratégie envers La Havane serait définie après la fin de l’opération militaire contre l’Iran.


De son côté, Cuba se dit prête au dialogue — mais uniquement sur une base d’égalité.


La Russie est immédiatement montée au créneau. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé une pression économique et politique « inacceptable », affirmant le soutien de Moscou à la souveraineté cubaine.


L’Union européenne accuse Washington de vouloir la diviser


Autre front diplomatique : l’Europe.


La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, accuse ouvertement les États-Unis de chercher à diviser les gouvernements européens.


Dans une interview au Financial Times, elle affirme que Washington « veut clairement diviser l’Europe » et « n’aime pas l’Union européenne ». Selon elle, les États-Unis appliqueraient une tactique similaire à celle utilisée par les adversaires de l’UE.


Bruxelles reconnaît que les relations transatlantiques sont désormais « très complexes ». Les États membres divergent sur la stratégie à adopter face à Donald Trump. Kaja Kallas appelle à une réponse unie et plaide pour un double mouvement : apaiser Washington tout en réduisant la dépendance européenne vis-à-vis des États-Unis, notamment en investissant davantage dans l’industrie de défense.


« Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier », résume-t-elle.


Une reconfiguration géopolitique en cours


Entre enquêtes commerciales massives, pression sur Cuba et tensions avec l’Europe, l’administration américaine semble engager une stratégie globale de repositionnement.


Commerce, énergie, souveraineté, alliances : chaque dossier révèle un objectif central — restaurer la primauté stratégique américaine.


Reste à savoir si cette approche produira un effet de levier diplomatique… ou une fragmentation accrue du système international.




Trump Opens a New Global Front: 60 Countries Under Investigation, Cuba Pressured, Europe Accused of Division


The United States has launched a multi-front strategic offensive. Within days, Washington initiated trade investigations against nearly 60 countries, increased economic pressure on Cuba, and triggered fresh diplomatic tensions with the European Union — signaling a return to assertive American foreign policy.


60 Countries Targeted Over Forced Labor Imports


The Office of the U.S. Trade Representative (USTR) announced investigations into around 60 countries regarding their enforcement of bans on imports produced through forced labor.


According to Washington, these countries may not have properly implemented or enforced such prohibitions, potentially harming U.S. trade interests. The U.S. already enforces a strict ban domestically.


The investigations are being conducted under Section 301 of the Trade Act of 1974, a powerful legal mechanism allowing the U.S. president to take retaliatory trade measures.


Countries listed include China, the European Union, the United Kingdom, India, Canada, Japan, Brazil, South Africa, Australia, Mexico, Russia, Saudi Arabia, and South Korea.


Cuba: Maximum Economic Pressure


At the same time, the Trump administration is reportedly preparing to escalate economic pressure on Cuba.


According to Bloomberg, the strategy aims to increase Havana’s financial dependence on Washington. The U.S. has restricted oil deliveries to the Cuban government, allowing fuel sales only to the private sector.


Trump has stated that future policy toward Cuba will be determined after the conclusion of U.S. military operations against Iran. He previously mentioned the possibility of establishing “friendly control” over the island.


Russia has strongly condemned U.S. pressure, with Foreign Minister Sergey Lavrov expressing firm support for Cuban sovereignty.


Europe Warns of U.S. Divide-and-Rule Strategy


EU foreign policy chief Kaja Kallas has accused the United States of trying to divide European governments.


In an interview with the Financial Times, she stated that Washington “clearly wants to divide Europe” and does not favor a strong European Union. She described U.S.-EU relations as “very complex” and urged member states to respond collectively while strengthening Europe’s defense autonomy.


A Global Strategic Reset?


Trade enforcement, energy leverage, and diplomatic realignment — the U.S. appears to be reshaping its global posture. Whether this strategy strengthens American leverage or deepens international fragmentation remains to be seen.


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Ange NGO

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