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Yaoundé : Un étudiant de l’Université II foudroyé par le courant en pleine charge de son téléphone, la stupeur

Drame à la cité U de Yaoundé II : Bulawah Conrald Kain, étudiant en Master, perd la vie après une électrocution alors qu'il chargeait son téléphone. Un chargeur non certifié pointé du doigt. Enquête en cours.

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Un silence de mort règne depuis mardi dernier à la Cité Universitaire "Académie Royale des Sciences d'Afrique", située aux abords du campus de l’Université de Yaoundé II. La foudre s’est invitée dans une chambre, fauchant la vie d’un jeune étudiant en plein élan académique.


La victime répondait au nom de Bulawah Conrald Kain, étudiant en Master 1 à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion. Âgé d’une vingtaine d’années, il a été victime d’une électrocution fatale alors qu’il utilisait son téléphone mobile, encore branché au secteur.


Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le drame s’est produit en fin de journée. Le jeune homme, vaquant à ses occupations, avait son téléphone en charge. C’est là que la tension a soudainement grimpé dans le réseau électrique de la résidence. Le courant, d’une violence inouïe, a traversé l’appareil pour brûler littéralement l’étudiant, qui ne laissera aucune chance à ses colocataires médusés. Les tentatives de premiers secours se sont révélées vaines.


Alertés, les éléments des forces de maintien de l’ordre ont rapidement investi les lieux pour un premier constat. Si une enquête a été officiellement ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce décès tragique, une piste semble déjà se dégager parmi les étudiants et les observateurs.


L’hypothèse du chargeur bas de gamme


Dans les conversations des cités U, on évoque avec insistance la qualité des accessoires utilisés. Souvent, par souci d’économie, les étudiants se tournent vers des câbles de recharge et des chargeurs bon marché, vendus sur les marchés parallèles et dépourvus de toute certification.
Ces équipements "non certifiés" sont de véritables bombes à retardement électriques. Ils ne disposent pas de systèmes de régulation de courant et peuvent, lors d’une surtension, faire office de conducteur direct du courant vers l’utilisateur, provoquant des électrocutions, des courts-circuits ou des incendies.


Ce drame vient malheureusement nous rappeler la dangerosité des installations électriques vétustes dans certaines résidences universitaires, combinée à l’usage de matériel électronique de contrefaçon. L’université de Yaoundé II est en deuil, et cet accident relance le débat sur la sécurité dans les logements étudiants.




Yaounde: University II Student Electrocuted While Charging Phone, Community in Shock


Tragedy struck at the "Académie Royale des Sciences d'Afrique" student residence near the University of Yaoundé II campus this past Tuesday. Bulawah Conrald Kain, a Master's student at the Faculty of Economics and Management, lost his life after being electrocuted.


Witnesses report that the young man was using his phone while it was plugged in to charge when a sudden power surge occurred. The electrical current surged through the device, fatally burning the student. He died instantly.


Police arrived at the scene and have opened an investigation to determine the exact cause of death. However, students are pointing to the potential use of a cheap, non-certified charger. Such counterfeit accessories often lack safety regulators and significantly increase the risk of short circuits, overheating, and electrocution during power fluctuations.


This incident casts a harsh light on the dangers of outdated electrical systems in student housing and the prevalence of uncertified electronic goods in the market.


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Silognhia Edwige (Stagiaire)

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