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Trump met la pression sur l’Afrique du Sud : Washington exige la sortie des BRICS et menace de rompre

Les États-Unis haussent le ton contre Pretoria. Donald Trump exige que l’Afrique du Sud quitte les BRICS, renonce à sa plainte contre Israël et réforme ses lois controversées. Washington affirme “perdre patience”. Analyse complète des enjeux géopolitiques.

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Trump veut sortir l’Afrique du Sud des BRICS : Washington pose cinq exigences et prévient qu’il “perd patience”


La pression américaine s’intensifie sur Pretoria. Selon le journal sud-africain TimesLIVE, l’administration de Donald Trump cherche activement à convaincre l’Afrique du Sud de quitter les BRICS et de redevenir un pays « non-aligné ». Une exigence stratégique assumée publiquement par l’ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud, Leo Brent Bozell.


Intervenant lors d’une conférence d’affaires à Hermanus, Bozell a révélé avoir échangé directement avec le président américain. « J’ai parlé avec le président Trump. Il a eu une demande simple : Je veux que l’Afrique du Sud redevienne un pays non-aligné », a-t-il déclaré, cité par Businesstech.


Washington considère Pretoria comme l’un des dix pays les plus stratégiques au monde. Et la patience américaine semble atteindre ses limites.


Cinq exigences américaines restées sans réponse


Il y a près d’un an, les États-Unis ont transmis au gouvernement sud-africain une liste de cinq demandes jugées indispensables pour améliorer les relations bilatérales.


Parmi elles :



  1. La protection renforcée des communautés rurales contre les violences

  2. La condamnation explicite de slogans jugés haineux comme « Tuer le Boer »

  3. La mise en place de compensations pour les biens expropriés

  4. L’arrêt des politiques de transfert d’actions d’entreprises étrangères au profit de la population locale

  5. L’élargissement de la coopération dans le secteur minier


À cela s’ajoutent deux dossiers hautement sensibles :


La demande que Pretoria quitte les BRICS


Le retrait de la plainte sud-africaine contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ)


« Nous attendons une réponse depuis presque un an. Notre patience est à bout », a affirmé Bozell. « Le refus de répondre devient en soi une déclaration. »


Les BRICS au cœur du bras de fer


L’Afrique du Sud a rejoint les BRICS en 2011 après avoir été invitée en décembre 2010. En 2023, Pretoria a même accueilli le sommet du bloc des puissances émergentes, aux côtés du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine.


Pour Washington, l’alignement sud-africain avec ce bloc est perçu comme un éloignement stratégique de l’Occident, dans un contexte mondial marqué par la rivalité accrue entre les États-Unis et la Chine, ainsi que par les tensions avec la Russie.


L’ambassadeur américain a également exprimé son inquiétude face aux positions sud-africaines sur le Moyen-Orient, déclarant espérer que Pretoria « comprendra qu’elle ne devrait pas s’associer à des États comme l’Iran ».


En toile de fond : recomposition stratégique mondiale


Cette pression sur Pretoria intervient alors que les États-Unis et la France ont convenu de tenir des pourparlers annuels sur la stabilité stratégique et les questions nucléaires. Une déclaration conjointe adoptée à Paris à l’issue de réunions menées par le sous-secrétaire d’État américain chargé du contrôle des armements, Thomas DiNanno, confirme la création d’un groupe de travail bilatéral.


Les discussions ont porté sur l’ensemble des enjeux liés au nucléaire et aux défis stratégiques actuels. Cette dynamique s’inscrit dans un climat international tendu, marqué par les débats européens sur la dissuasion nucléaire et les mises en garde russes concernant les risques croissants de prolifération.


Un test décisif pour Pretoria


Face à ces pressions, l’Afrique du Sud se retrouve à un carrefour diplomatique majeur : maintenir son ancrage au sein des BRICS et défendre sa posture internationale, ou céder à Washington pour préserver des relations économiques et stratégiques cruciales.


Le bras de fer engagé pourrait redéfinir l’équilibre des puissances sur le continent africain et reconfigurer les alliances géopolitiques mondiales.




Trump Pressures South Africa to Leave BRICS as Washington “Loses Patience”


The United States is escalating pressure on South Africa, urging Pretoria to withdraw from the BRICS bloc and adopt a non-aligned foreign policy, according to South African media outlet TimesLIVE.


U.S. Ambassador to South Africa Leo Brent Bozell revealed during a business conference in Hermanus that he had spoken directly with President Donald Trump.


“I spoke with President Trump. He had a simple request: I want South Africa to become non-aligned again,” Bozell said, as reported by Businesstech.


Washington reportedly considers South Africa one of the ten most strategically important countries globally.


Five U.S. Demands


Nearly a year ago, the U.S. administration sent Pretoria a list of five conditions aimed at improving bilateral relations:



  1. Stronger protection of rural communities against violence

  2. Explicit condemnation of inflammatory slogans such as “Kill the Boer”

  3. Compensation mechanisms for expropriated property

  4. Ending policies requiring foreign companies to transfer shares to local populations

  5. Expanded cooperation in the mining sector


Additionally, Washington is demanding that South Africa withdraw from BRICS and drop its case against Israel at the International Court of Justice.


“Our patience is running out,” Bozell stated. “The refusal to respond is becoming a statement in itself.”


A Strategic Crossroads


South Africa joined BRICS in 2011 and hosted the bloc’s summit in 2023. For Washington, Pretoria’s alignment with BRICS signals a strategic drift away from Western influence amid intensifying global rivalry with China and ongoing tensions with Russia.


The diplomatic standoff places South Africa at a pivotal crossroads that could reshape geopolitical alignments in Africa and beyond.



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Ange NGO

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